Aller à l'école, un droit?

Aller à l'école, un droit?

Doit-on accepter les enfants illégaux à l’école?

Les enfants des immigrants illégaux au Canada et en particulier au Québec se retrouvent de plus en plus devant des portes fermées quand vient le temps d’aller à l’école. Sans statut, sans papier, ils et elles se retrouvent dans un imbroglio juridico-financier de par la décision de leurs parents de tenter de « forcer le système.» Nous ne parlons pas ici des enfants dont les parents ont le statut de réfugié ont sont en attente de le recevoir. Ces enfants ont accès à l’école publique au Québec.

Mais les autres, sans papiers, sans numéro d’assurance-sociale – sacro-saint document à la vie sociale au Canada – sans numéro d’assurance-maladie, eux sont laissés pour compte.  Cette situation est méconnue et il est difficile d’y mettre un nombre précis – ils seraient de quelques centaines à quelques milliers sur l’île de Montréal – mais elle est devenue suffisamment préoccupante pour que le milieu de l’éducation se penche sur ce problème.

Au Québec, la Loi sur l’instruction publique exige une preuve de résidence légale au moment de l’inscription d’un enfant à l’école. Ce document «légal» pose problème aux immigrants en situation irrégulière. Donc, beaucoup d’enfants d’immigrants se retrouvent dans une situation intenable. Certains vont à l’école même si leur statut a changé. Ils vivent dans la peur d’être dénoncés et expulsés. D’autres réussissent à s’inscrire quand même, quand l’école  accepte de fermer les yeux. Sans documents légaux, ces élèves n’ont toutefois pas de code permanent et leurs années d’études ne sont pas reconnues.

Les écoles sont financées en fonction du nombre d’élèves autorisés par le ministère de l’Éducation. Comme ces élèves sans papiers ne sont pas déclarés, l’école perd du financement. Certaines directions demandent aux parents de payer les droits de scolarité – de 5 000$ à 6 000$ annuellement. D’autres enfants ne vont tout simplement pas à l’école. Ils passent des journées entières dans de petits appartements, parfois seuls malgré leur jeune âge, parce que leurs parents doivent travailler pour nourrir leur famille.

Doit-on accepter les enfants illégaux à l’école? Une question d’éthique sociale et de droit international.

Yolande Cohen, professeur titulaire au département d'Histoire à l'Université du Québec à Montréal
Yolande Cohen, professeur titulaire au département d’Histoire à l’Université du Québec à Montréal

Selon madame Yolande Cohen, professeur titulaire au département d’Histoire à l’Université du Québec à Montréal, « Il est urgent de réparer cette erreur administrative en leur donnant accès à nos écoles, en attendant de trouver le juste milieu entre une ouverture tous azimuts et une immigration sélective selon des critères peut-être devenus désuets. »

 

Le profeseur Yolande Cohen est l’invitée au micro de Raymond DesmarteauÉcoutez

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Publié dans : Politique, Santé, Société

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Un commentaire pour «Doit-on accepter les enfants illégaux à l’école?»
  1. Myc Gareau dit :

    La planète appartient à tout le monde! Sauf que rien est gratuit, tout se paie comme consommateur. Seul les prisonniers sont loger, nourrient et autres par l’état. Aucun des enfant est responsable des papiers, ces sans papier doivent apprendre qu’il y a des règles dans la vie. Un besoin se négocie et une valeur se respecte! Bienvenue chez-vous!