On procède à des tests de vol d'un hélicoptère cyclone dans le port de Halifax au Canada en avril 2010.

On procède à des tests de vol d'un hélicoptère cyclone dans le port de Halifax au Canada en avril 2010.
Photo Credit: Andrew Vaughan/Canadian Press

Les hélicoptères militaires Cyclones plongés dans une nouvelle tourmente

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Le remplacement des vieux Sea Kings de l’armée canadienne donne d’autres maux de tête 

Après presque 30 ans d’attente, l’armée canadienne pourrait reporter l’arrivée de ses nouveaux hélicoptères

Le gouvernement Harper pourrait être prêt à jeter l’éponge dans le projet d’achat des hélicoptères CH-148 Cyclone, retardé depuis plusieurs années et dont les coûts ont largement dépassé les estimations budgétaires.

Le CH-148 Cyclone est un hélicoptère multirôle fabriqué par la société Sikorsky Aircraft pour les Forces canadiennes. Il est conçu pour les opérations à bord des navires et il est destiné à remplacer le CH-124 Sea King, qui a été en opération au Canada depuis le début des années 1960. Le Cyclone serait principalement utilisé pour la guerre anti-sous-marine, la surveillance et le sauvetage en pleine mer.

Le Merlin HM.1 : Hélicoptère de lutte pour la Royal Navy. Très maniable, il est aussi d’entretien très facile. Aménagé pour 2 pilotes et deux opérateurs électroniques, il possède un radar situé sous le fuselage assure lui une couverture à 360° pour le guidage de missiles anti navires de surface.
Le Merlin HM.1 : Hélicoptère de lutte pour la Royal Navy. Très maniable, il est aussi d’entretien très facile. Aménagé pour 2 pilotes et deux opérateurs électroniques, il possède un radar situé sous le fuselage assure lui une couverture à 360° pour le guidage de missiles anti navires de surface. © Merlin CSP

Le Canada examine d’autres hélicoptères

Une porte-parole du ministère des Travaux publics, Amber Irwin, a confirmé la nouvelle que le gouvernement étudiait des options « autres » que les hélicoptères Cyclone et qu’il a dépêché en Grande-Bretagne des représentants du secteur militaire canadien pour évaluer le potentiel de d’autres appareils.

Selon des sources du ministère de la Défense, des représentants canadiens ont visité une base située dans le sud du Royaume-Uni, récemment, pour jeter un coup d’oeil aux hélicoptères HM-1 Merlin de la Royal Navy.

Toujours selon ces mêmes sources les initiatives canadiennes en cours sont « très sérieuses », et plus qu’un simple avertissement à la compagnie Sikorsky qui fabrique les CH-148 Cyclone.

La porte-parole Amber Irwin a cependant refusé de donner plus de détails, se limitant à dire que le gouvernement effectuait une analyse des coûts et de la disponibilité d’autres appareils fabriqués par d’autres entreprises, et que le gouvernement du Canada voulait s’assurer que ses forces armées bénéficient de l’équipement dont elles ont besoin, au meilleur coût pour les contribuables.

Selon l’entente conclue, Sikorsky doit livrer un total de 28 appareils

Sikorsky CH-148 Cyclone
Sikorsky CH-148 Cyclone © Gerry Metzler

Un peu d’histoire…
Un véritable feuilleton

  • Le projet de remplacement des hélicoptères Sea King constitue un véritable feuilleton. Lancé en 1986, il a donné lieu à un premier contrat avec AgustaWestland.
  • Mais e gouvernement libéral de Jean Chrétien a résilié ce contrat à son arrivée au pouvoir en 1993, subissant des frais de résiliation de 478 millions de dollars.
  • Il a lancé un nouveau processus en 1995 pour finalement retenir Sikorsky en 2004. Ottawa a commandé 28 hélicoptères CH-148 Cyclone, une version militaire d’un modèle civil, le S-92.
  • Aves les années, le coût total du contrat est passé de 2,8 milliards, en 2000, à près de 6 milliards, à l’heure actuelle.
  • Des complications dans le programme de construction des hélicoptères retardent l’entrée en service du premier hélicoptère cyclones jusqu’en 2010.
  • Depuis cette date, divers retards et problèmes de certification empêchent les Forces canadiennes de prendre possession de sa flotte d’hélicoptères.

Un hélicoptère Cyclone se pose sur une frégate militaire canadienne dans le port d’Halifax

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