Montgolfière décorée de fleur de lys

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La moitié des anglophones veulent quitter le Québec

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Les citoyens anglophones se sentent de plus en plus rejetés.

48 % des anglophones au Québec ne se sentent pas les bienvenus dans la province du Québec selon un sondage réalisé pour le compte de CBC/Radio-Canada par la firme Ekos.

Si 52 % des anglophones se sentent encore bien accueillis dans la province, ils étaient 58 % en 2013. En comparaison, 92 % des francophones se sentent bien accueillis dans leur province.

Les anglophones sont moins nombreux (53 %) que les allophones (55 %) et les francophones (83 %) à croire en leurs chances de réussite dans la Belle Province.

De plus, alors que 71 % des anglophones et 76 % des allophones croient qu’il est « très important » d’améliorer les relations entre les Québécois anglophones et francophones, seulement 37 % des francophones sont du même avis.

Le malaise des anglophones au Québec

Les anglophones qui pensent sérieusement à quitter le Québec affirment que les plus grands irritants à leurs yeux sont, à égalité, les raisons économiques et politiques. Ces personnes estiment que les niveaux des taxations restent très élevés et que les valeurs politiques ne correspondent plus aux leurs.

Ce désir de partir n’est pas seulement conditionné par le climat politique ou la langue donc. Pas moins de 16 % des répondants ont indiqué par exemple avoir envie de partir pour des raisons économiques.

Rappelons que depuis plusieurs mois, les anglophones se disent très perplexes et inquiets par rapport aux mesures déployées par le gouvernement Marois.

Aide-mémoire

  • Outre l’état de l’économie, le débat sur la charte de laïcité inquiète bon nombre d’anglophones, et surtout l’éventualité de l’élection d’un gouvernement péquiste majoritaire lors d’élection qui pourraient se tenir ce printemps.
  • Il y a très un an, alors que le gouvernement minoritaire du Parti québécois était au plus bas dans les sondages et que personne ne parlait de laïcité, un autre sondage Ekos-CBC révélait déjà que 42 % des non-francophones avaient songé quitter le Québec après l’élection du 4 septembre 2012.
Le ministre de la Santé Réjean Hébert
Le ministre de la Santé Réjean Hébert

Le ministre québécois de la Santé affirme que l’exode anglophone n’est pas une réalité

Le ministre Réjean Hébert a causé tout un émoi ces dernières heures au sein de la communauté anglophone de Montréal en déclarant aux journalistes qu’il ne perçoit pas l’existence d’un malaise sérieux au sein de la communauté anglophone.

« Ils pourraient y avoir de l’anxiété, mais, vous savez, ils ne quitteront pas… Ils n’ont pas l’intention de quitter », a déclaré le ministre Hébert.

Le ministre de la Santé Réjean Hébert aurait de plus tenté de nier, selon la station de radio anglaise CJAD à Montréal, l’existence d’un exode dans le passé. Statistique Canada fait état du départ de 200 000 anglophones du Québec durant les années 1970 et 1990. Or selon CJAD, le ministre Hébert aurait dit :  « Cet exode des anglophones et des immigrants ne s’est jamais produit, vous savez ? »

La moitié des anglophones veulent partir, mais pour aller ou?

  • Ontario : 62 %

  • États-Unis : 6 %

  • Autres pays (sauf les États-Unis) : 6 %

  • Colombie-Britannique : 6 %

Liens externes

Le PQ a alimenté le climat d’incertitude chez les anglophones, dit Fraser – Le Devoir 

Des groupes craignent le départ d’anglophones du Québec – LaPresse 

On ne quitte pas le Québec pour le fun – Métro-Montréal

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2 comments on “La moitié des anglophones veulent quitter le Québec
  1. Avatar René dit :

    Je suis très surpris des anglophones. Si je veux aller vivre Toronto, Calgary, Vancouver, St. John’s (TN), Regina, etc, je dois parler anglais.
    Alors qu’en fin de semaine dernière, j’ai été mangé au restaurant (à Montréal) et le serveur n’est même pas capable de dire «bon appétit» en français.
    Donc, je ne vois pas pourquoi ils se plaignent qu’ils sont en malaise ici…

  2. Avatar O. Louisdargent dit :

    Je suis un journaliste français.
    La première fois que je suis venu au Québec, en 1973, dans les magasins de Montréal, on m’accueillait en anglais.
    Lorsque je suis revenu, en 1980, les choses avaient bien changé. J’ai eu l’honneur de m’entretenir avec le légendaire René Levesque, qui a tant fait pour rendre au Québec sa fierté et ses traditions.
    L’avant-dernière fois, à la fin des années 1990, j’ai bavardé avec Jean-Paul L’Allier, maire de Québec, qui m’a expliqué combien la Province avait progressé depuis le référendum perdu de peu par les souverainistes. Selon lui, le Québec était devenu un moteur du Canada, il n’avait plus l’impression d’être brimé, et l’idée souverainiste n’était donc plus de saison.
    Ma dernière visite, en 2003, m’a conduit à Ottawa en compagnie d’un ministre français. Nous avons été reçus au Parlement, où j’ai eu la surprise de constater combien le bilinguisme s’était imposé dans toutes les institutions fédérales.
    Pour conclure, vu sous ces angles, la francophonie québécoise est passée, en moins de quarante ans, de l’ombre à la lumière. Le progrès économique a suivi, non sans aléas, Les Québecois peuvent être fiers de la tâche accomplie et de leurs grands hommes des années 70, 80, 90. Que les anglophones se sentent mal à l’aise dans cette province arrachée aux Français et qui a si puissamment renoué avec ses racines culturelles est, certes attristant. Malgré tout, ils sont vos frères, on ne peut pas toujours revenir au Grand Dérangement… Mais ce n’est, au fond, qu’un juste retour des choses. Considérons que chacun est libre d’aller où il veut, mais que, comme disait notre Danton, « on n’emporte pas sa patrie à la semelle de ses souliers ».
    Amitiés chaleureuses à mes amis de ce grand pays libre, démocratique, généreux et magnifique.