Quatre journées de formation en cartographique électronique pour des représentants de plusieurs Premières Nations du Canada.

Quatre journées de formation en cartographique électronique pour des représentants de plusieurs Premières Nations du Canada.
Photo Credit: Brian Thom

L’application Google Earth au service des Premières Nations

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L’application web Google Earth pourrait sous peu pointer son regard vers certains des territoires les plus reculés de Premières Nations au Canada.

Des employés de Google formeront des membres de quelques 70 Premières Nations d’un bout à l’autre du Canada sur la façon de cartographier un territoire en se servant de l’application Google Earth lors d’un colloque-atelier de quatre jours, appelé Indigenous Mapping Workshop (trad. : atelier de cartographie autochtone) à l’Université de Victoria en Colombie-Britannique.

Cet atelier comprendra deux journées de formation théorique et deux autres d’exercices pratiques, le but étant de voir les participants arriver à « dessiner » leurs territoires.

firelight-logo-design1The Firelight Group, responsable de l’atelier, espère que les cartes produites lors de ces quatre jours resteront du domaine du privé bien que rien n’empêche les Premières Nations présentes à télécharger les données si elles désirent les rendre publiques.

Steven DeRoy, The Firelight Group.
Steven DeRoy, The Firelight Group. © The Firelight Group)

Steven DeRoy, l’un des directeurs de The Firelight Group affirme que cette formation permettra aux groups autochtones de cartographier avec précision plusieurs aspects de leurs territoires (géographie, géologie, faune, flore, etc.) et de pousser plus loin la compréhension de leur relation avec le territoire.

« Ne serait-ce que de définir la relation qui existe entre la faune, la flore, la communauté humaine et l’eau, ce ne sont là que quelques exemples » souligne-t-il.

Monsieur DeRoy ajoute: « historiquement, les gens devaient se fier à des cartes de papier, passant de l’une à l’autre selon ce qu’ils voulaient voir ou comprendre. Aujourd’hui, la cartographie électronique permet de voir de nombreux aspects du territoire en même temps et de constater les relations existantes entre ces différents aspects.»

Déjà, plusieurs Premières Nations sont bien au fait de la cartographie numérique. D’autres par contre, faute de ressources matérielles et de formation, traînent de la patte.

Les diverses applications de la cartographie numérique peuvent coûter des milliers de dollars, rendant cette technique moderne inaccessible pour plusieurs. Par contre, les concepteurs de l’atelier de quatre jours espèrent rendre la technologie plus accessible en utilisant l’application Google Earth qui, elle, est gratuite.

Les Premières Nations qui se servent déjà de cette application peuvent tirer un avantage certain en participant à ces quatre journées de formation. Selon Steven DeRoy, le remue-méninges (brainstorming) fonctionnera à plein régime.

« Je crois que le dialogue est très important. Les logiciels cangent tellement rapidement que le simple fait de rester au fait de ces changements est un défi en soi pour plusieurs Premières Nations.»

Cet événement reçoit l’appui de l’Union des Chefs amérindiens de Colombie-Britannique.

Documenter les changements climatiques

Selon le grand chef Stewart Philip, président de l’Union des Chefs amérindiens de Colombie-Britannique, cette technologie pourrait s’avérer très utile quand il s’agira de documenter les dommages environnementaux rencontrés sur les terres ancestrales des Premières Nations. Il faisait entre autres référence au déversement minier du Mont Polley et à ses conséquences environnementales.

« Si vous arrivez à concevoir une carte qui montre les cours d’eau qui seront touchés par ce déversement, vous obtiendriez une représentation graphique très précise des dommages causés à l’environnement, » a déclaré le grand chef Philip.

Image arrêtée d'une vidéo prise à partir d'un hélicoptère du bris d'une digue du bassin de rétention, mont Polley.
Image arrêtée d’une vidéo prise à partir d’un hélicoptère du bris d’une digue du bassin de rétention, mont Polley. © District régional de Cariboo

Rappelons que le 4 août dernier un bassin de rétention au mont Polley dans la région de Cariboo en Colombie-Britannique a cédé, déversant des millions de mètres cubes de résidus miniers dans les cours d’eau environnants.

De plus, la cartographie électronique pourrait être un outil de taille dans la résolution des conflits entourant les réclamations territoriales.

« Dès qu’on discute d’utilisation territoriale et qu’il y a conflit en la matière, ce qu’on sort en premier ce sont les cartes» d’ajouter le chef Philip.

De son côté, Roger William de la nation Tsilqhot’in, affirme que ses membres se servent de la cartographie électronique depuis 2009. Le logiciel est très utile chaque fois qu’il y a discussions

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Publié dans : Autochtones, Environnement, Internet et technologies, Société

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