L'Observatoire sur la radicalisation et l'extrémisme violent (OSR) va observer, documenter, comprendre et analyser les phénomènes de radicalisation et d'extrémisme violent au Québec et au Canada.

L'Observatoire sur la radicalisation et l'extrémisme violent (OSR) va observer, documenter, comprendre et analyser les phénomènes de radicalisation et d'extrémisme violent au Québec et au Canada.

Un observatoire canadien sur la radicalisation pour calmer le jeu

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Des spécialistes veulent aider les citoyens à faire la part des choses et à se méfier de la récupération politique au Canada dans le combat aux terroristes

Une fourchette d’universitaires francophones canadiens bien connus annonce la création d’un nouvel Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent.

Ces experts veulent intervenir dans le débat public pour discuter notamment de questions de sécurité publique, mais aussi pour faire baisser la peur souvent mal placée ou les opinions parfois déplacées des citoyens par rapport à la fameuse « menace terroriste islamiste ».

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Stéphane Leman-Langlois
Stéphane Leman-Langlois

« On veut vraiment éviter la récupération », explique l’un des universitaires Stéphane Leman-Langlois, observant que l’étiquette « radical » sert à justifier toutes sortes de politiques.

« Les gens, quand ils ont peur et qu’on leur dit qu’on fait quelque chose, ils ne regardent pas de trop près pour voir si ce quelque chose là va être efficace ou si cela va leur coûter trop cher en argent ou en droits. »

L’Observatoire s’appuie sur l’ENAP et le département de politique de l’Université de Sherbrooke 

L’initiative annoncée est d’une très grande ampleur, car elle vient regrouper sous une même bannière l’immense majorité des universitaires et des chercheurs qui travaillent en français au Canada sur les sujets en lien avec la radicalisation, la violence politico-religieuse et le terrorisme.

Sans nier que la radicalisation islamiste existe dans nos sociétés, les responsables du nouvel Observatoire rappellent qu’avant le groupe armé État islamique ou Al-Qaïda, des Canadiens sont allés combattre notamment en Afghanistan, au Kosovo, en ex-Yougoslavie ou même en Irlande du Nord.

Une centaine de musulmans ahmadistes dénoncent à Saskatoon les actes terroristes posés au nom de l'Islam.
Une centaine de musulmans ahmadistes dénoncent à Saskatoon en janvier dernier les actes terroristes posés au nom de l’Islam. © Anouk Lebel/ICI Radio-Canada

Les Canadiens ont peur du terrorisme ici et ailleurs

Selon un sondage publié cette semaine au Canada, près de 64 % des Canadiens se disent inquiets de voir d’autres actes terroristes être commis au pays. Ils sont encore plus nombreux à appuyer l’engagement militaire du Canada contre le groupe armé État islamique , révèle ce sondage Ipsos Reid/Radio-Canada.

Par rapport à l’engagement militaire du Canada contre l’EI, 71 % des Canadiens ont signifié être tout à fait ou plutôt d’accord avec son maintien.

Les chiffres varient toutefois selon le groupe d’âge. Ainsi, 80 % des répondants de 55 ans et plus sont d’accord avec cet engagement militaire, contre 69 % chez les 35-54 ans et 60 % chez les 18-34 ans.

Les Québécois appuient en bloc la guerre à la terreur

Selon un autre sondage effectué ces jours derniers par la firme Léger et réalisé pour les quotidiens Le Devoir et Le Journal de Montréal, les Québécois pour leur part n’ont jamais été aussi favorables à la stratégie antiterroriste du gouvernement conservateur.

Les trois quarts (74 %) des Québécois appuient le projet de loi qui donne plus de pouvoirs notamment au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) dans sa lutte contre au terrorisme.

Les Québécois appuient la ligne dure du gouvernement contre le terrorisme, même si la loi fédérale permettrait aux agents du SCRS d’enfreindre certains droits des citoyens pour déjouer des complots terroristes…

Le premier ministre Stephen Harper présente devant des Québécois son projet de loi sur la lutte au terrorisme le 30 janvier dernier.
Le premier ministre Stephen Harper présente devant des Québécois son projet de loi sur la lutte au terrorisme le 30 janvier dernier. © PC/Frank Gunn

Une démocratie libérale moderne menacée?

Des experts des droits civils avertissent que l’expansion des pouvoirs de la police au plan de la surveillance, de la détention et du partage de l’information doit, à tout le moins, être accompagnée par une surveillance accrue soit par le Parlement ou un organisme de surveillance indépendant.

Ils craignent également que la liberté d’expression et d’autres droits protégés par la Constitution soient aplatis dans cette bousculade vers une plus grande sécurité.

Michael Zekulin, un expert en terrorisme à l’Université de Calgary, explique que le but pourtant est d’empêcher la prochaine génération de combattants en travaillant avec des mosquées et d’autres dans la communauté musulmane pour contrer le message djihadiste sur les médias sociaux, et d’identifier les signes de radicalisation.

Pour en savoir plus…

Création d’un observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent – Journal de Montréal 

Un nouvel Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent – L’Estrie Plus

Naissance de l’Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent – L’actualité 

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Publié dans : International, Politique

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