Des nouvelles arrivantes au Canada s'intègrent en prenant à part à une formation sur l'éducation à la petite enfance.

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Réfugiés et immigrants aînés tirent le diable par la queue

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Que ce soit à Vancouver, à Toronto ou à Montréal, les réfugiés et autres immigrants âgés vivent avec moins de 11 000 $ par année.

Pourtant, selon Statistique Canada, plus longtemps on est établi au Canada, meilleurs sont les revenus. En 2012 par exemple, les immigrants admis au pays un an auparavant gagnaient en moyenne 20 000 $ par année. Ce revenu monte à 25 000 $ après 5 ans, et s’établit à 31 000 $ pour des immigrants et réfugiés arrivés au pays depuis 10 ans.

Plus on arrive âgé au Canada, plus les choses sont compliquées

Même si les immigrants et réfugiés ont en général des revenus plus faibles que ceux des autres Canadiens, les plus précaires sont ceux qui sont arrivés au Canada à un âge avancé. Ils font face à des défis uniques en termes de revenus, de subsistance et d’intégration sociale. Ils découvrent une société différente de celles dont ils sont originaires, ils en connaissent mal les modes opératoires, disposent de peu contact, et dans bien des cas, ils ne maîtrisent ni le français ni l’anglais, les deux langues officielles du pays.

En Colombie-Britannique par exemple, le problème est criant pour ceux qui ne font pas partie des plus grands groupes ethnoculturels de la région, tels que le chinois, les indiens ou les philippins qui disposent de larges réseaux sociaux. Ils ne peuvent compter sur les amis et la famille immédiate s’ils en ont ou sur les services gouvernementaux.

Nabil Hawara, réfugié syrien, dans sa classe d'anglais.
Nabil Hawara, réfugié syrien, dans sa classe d’anglais. © Radio-Canada/Pasquale Harrison-Julien

On ne prête qu’aux riches

Pour compliquer encore les choses, Immigration Canada a récemment modifié les règles pour le regroupement familial. Ainsi, la période de temps au cours de laquelle les immigrants doivent s’engager à soutenir financièrement les membres de leur famille est passée de 10 à 20 ans. Ce qui signifie que seules les familles les mieux nanties sont en mesure d’être réunies sur une base permanente. Du côté des réfugiés, le Canada les sélectionne maintenant en fonction des besoins de protection et non sur leur capacité à réussir leur établissement au pays.

Tout cela est préoccupant pour Chris Friesen, directeur des services d’établissement pour la Immigrant Services Society of BC. Il déplore le fait qu’une personne de 65 ans et plus doive joindre les deux bouts avec seulement 11 000 $ par an. Un montant encore plus faible pour le réfugié. Le réfugié qui, par ailleurs, doit dans bien des cas, rembourser le prêt contracté pour son transport et son installation au Canada.

Cette question sera l’un des points centraux du forum intitulé Moving Forward : Unheard Voices qui s’ouvre mardi à Vancouver. L’événement va réunir, entre autres personnalités, des représentants de la ville, des autorités sanitaires, des défenseurs des groupes d’aînés, ainsi que des fonctionnaires de Citoyenneté et Immigration Canada.

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Publié dans : Économie, Immigration et Réfugiés, Politique, Société

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