Les producteurs d'oeufs soumis à la gestion de l'offre

Photo Credit: Radio-Canada

Canada : Doit-on protéger la gestion de l’offre en agriculture?

Mis en place dans les années 1970 au Canada, le système de gestion de l’offre alloue des quotas aux producteurs de lait, d’oeufs et de volailles, leur assurant un certain revenu, sans subventions gouvernementales.

La demande est ainsi comblée par la production canadienne et permet de limiter l’entrée de produits importés.

L’agriculteur qui détient un permis pour l’un ou l’autre de ces produits doit en produire une quantité précise. Les besoins dans chacun de ces secteurs ont été mesurés avec précision : 8 milliards d’oeufs par année, plus ou moins 8 milliards de litres de lait et environ 700 millions de poulets. 

Alors que des négociations entourant la conclusion du Partenariat transpacifique (TPT) se déroulent actuellement à Atlanta aux É-U, de nombreux producteurs agricoles sont inquiets. Ils craignent que le gouvernement canadien ne fasse des concessions dans les domaines de la gestion de l’offre.

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Du bétail a été emmené près du Parlement canadien par des agriculteurs du Québec et de l'Ontario.
Du bétail a été emmené près du Parlement canadien par des agriculteurs du Québec et de l’Ontario. © PC/Sean Kilpatrick

Le Partenariat transpacifique (PTP) vise à libéraliser le commerce et les investissements entre 12 États autour de l’océan Pacifique, créant ainsi la plus grande zone de libre-échange au monde.

Ottawa pourrait ouvrir jusqu’à 10 % de son marché agricole à une dizaine de pays – dont les États-Unis, le Mexique, le Chili, le Pérou, le Vietnam, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Les fromagers et les producteurs de lait canadiens subiraient alors une baisse de leurs ventes et des pertes annuelles de quelque 300 millions de dollars.

La signature en 2013 d’un accord de libre-échange avec l’Union européenne n’est pas étrangère aux craintes de nombreux producteurs. L’entente, qui n’est pas encore en vigueur, autorise l’importation de plus de 17 000 tonnes de fromages européens… malgré le système de gestion de l’offre.

Un élevage de poulets
© L’épicerie

13 % des fermes au Canada sont concernées par la gestion de l’offre, la plupart sont installées au Québec et en Ontario.

Selon l’actuel ministre de l’Agriculture , Gerry Ritz, des compensations sont envisageables pour les producteurs si le Partenariat transpacifique est signé et une hausse des importations de produits protégés par la gestion de l’offre est aussi envisageable.

« C’est l’intégralité de la gestion de l’offre qu’on veut vraiment conserver ici au Canada, pour nos emplois, nos familles, notre industrie. On le sait qu’on ne sera pas capable de compétitionner contre des géants américains, des fermes de 30 000 vaches.«Frédérik Amesse, producteur laitier au Québec. «Nous on veut garder un modèle familial […] sur l’ensemble du territoire du Canada. S’il y a seulement quelque pour cent [de production étrangère] qui rentrait, exemple 2 %, ce serait la fin des petites fermes familiales au Canada. »

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Publié dans : Économie, International, Politique

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