Le premier ministre canadien Pierre Trudeau, à droite, dans le cadre d'une visite officielle en Chine en 1973.

Le premier ministre canadien Pierre Trudeau, à droite, dans le cadre d'une visite officielle en Chine en 1973.

De Pierre Trudeau à Justin Trudeau, 45 ans de relations canadiennes avec la Chine

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Lorsque le premier ministre canadien Pierre Trudeau est arrivé au pouvoir en 1968, une de ses priorités a été de réorienter la politique extérieure canadienne pour que le Canada soit moins perçu comme étant le «boy-scout international » et que la priorité dans nos relations internationales soit accordée aux intérêts économiques, politiques et sociaux du Canada.

Rencontre entre le premier ministre Pierre Elliott Trudeau et le dirigeant chinois Mao Zedong à Beijing.Année: 1973.

Rencontre entre le premier ministre Pierre Elliott Trudeau et le dirigeant chinois Mao Zedong à Beijing.Année: 1973.

Bien avant donc le voyage en 1972 du Président Richard Nixon en Chine, le gouvernement canadien entreprenait des pourparlers avec la Chine communiste lesquelles ont conduit à l’établissement de relations diplomatiques, le 13 octobre 1970.

Le Canada reconnaissait ainsi officiellement la République populaire de Chine et nous étions presque les premiers au monde à le faire. Bien avant les Américains!

Des relations qui depuis s’enlisent ici et là 

Au cours des dernières années, la Chine a investi des milliards dans des projets pétroliers des sables bitumineux dans l’ouest du Canada. Mais l’affaissement des prix mondiaux vient mettre une douche froide sur ce secteur très prometteur.

Il reste le charbon de l’Ouest canadien qui lui aussi, il y a deux ans par exemple, semblait s’ouvrir à un vaste programme d’exportation pour nourrir l’appétit chinois. Le Canada ne demandait pas mieux que de vendre son charbon à la Chine, car cette matière polluante trouve de moins en moins preneurs ici ou ailleurs. Mais depuis, la bulle manufacturière chinoise se dégonfle.

Maintenant que la poussière retombe, le Canada se réveille et constate que mis à part le secteur énergétique, nos atomes crochus avec le géant chinois sont ténus et même dans bien des secteurs, invisibles…

Plusieurs pensent que le nouveau gouvernement libéral canadien de Justin Trudeau (fils de Pierre Trudeau) va pouvoir changer sinon immédiatement le fond, à tout le moins la forme de nos relations avec la Chine. Mais l’entreprise s’annonce délicate.

Écoutez

Aide-mémoire…
Il y a un an, les relations entre le Canada et la Chine avaient heurté un mur
Le 8 novembre 2014, le premier ministre canadien d’alors, Stephen Harper entreprenait une mission économique en Chine.
Au cours de ce voyage de cinq jours, Stephen Harper va en tout premier lieu tenté de resserrer nos liens économiques avec Pékin, après quelques années de laissez-faire et plusieurs mois marqués par des relations très tendues.
Au cours de l’été 2014, le premier ministre Harper avait accusé le gouvernement chinois d’être à l’origine d’une cyberattaque à l’endroit du Conseil national de recherches du Canada.
De leur côté, les autorités chinoises avaient arrêté un couple canadien soupçonné d’avoir volé des secrets d’État sur l’armée et la recherche en matière de défense.

Une photo qui semble dire beaucoup : le premier ministre Stephen Harper et l’ex-président chinois Hu Jintao, lors du sommet de l’APEC à Vladivostok, en Russie, en septembre 2012 © PC/Adrian Wyld.
Une photo qui semble dire beaucoup : le premier ministre Stephen Harper et l’ex-président chinois Hu Jintao, lors du sommet de l’APEC à Vladivostok, en Russie, en septembre 2012 © PC/Adrian Wyld.

Des relations canado-chinoises difficiles depuis 2012

L’ex-premier ministre Stephen Harper avait tenté de restreindre les investissements d’une société d’État chinoise dans l’industrie des sables bitumineux en Alberta, et n’ont pas répondu à l’invitation de Pékin de négocier un accord de libre-échange.

Le gouvernement conservateur a ensuite mis du temps à ratifier l’Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers. Il ne l’a fait qu’au début de l’été 2014cdans une tentative, disent les experts, de calmer les tensions et de préparer la visite de Stephen Harper en Chine prévu pour novembre de la même année.

Jean Charest
Jean Charest © Gonzalo Fuentes / Reuters

Ils l’ont dit…
Jean Charest, ancien premier ministre du Québec est d’avis que l’élection le 19 octobre dernier d’un nouveau gouvernement libéral est une bonne chose : « Le nouveau gouvernement va améliorer les relations entre les deux pays, parce que le gouvernement précédent a soufflé le chaud et le froid sur la Chine. »
Jean Chrétien, ancien premier ministre du Canada, n’en pense pas moins et se montre très optimiste. « Je pense que les relations vont s’améliorer », dit-il.

Jean Chrétien et le chef du nouveau gouvernement libéral du Canada, Justin Trudeau.
Jean Chrétien et le chef du nouveau gouvernement libéral du Canada, Justin Trudeau. © PC/PC/Jonathan Hayward

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