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La Société Saint-Jean-Baptiste du Québec annonce la création du mouvement des anglophones pour un Québec indépendant

Ils sont prêts à recruter et, selon des informations qui devraient être confirmées vendredi en conférence de presse à Montréal par la Société Saint-Jean-Baptiste, ils se font appeler « Anglophones pour l’indépendance du Québec ».

Jennifer Drouin interviewé par CTV
Jennifer Drouin interviewé par CTV © CTV

Jennifer Drouin est la force motrice derrière ce groupe. Dans une entrevue diffusée par le réseau privé CTV, elle affirme que l’indépendance est la meilleure façon de protéger la langue française et la culture québécoise, tout en prenant le contrôle sur d’autres questions, telles que la protection de l’environnement et la souveraineté du territoire.

Cette anglophone née dans la province de la Nouvelle-Écosse et ayant déménagé au Québec en 2001 révèle que le nouveau groupe est motivé à agir en raison de l’appui de Jean-François Lisée, un candidat dans la présente course à la direction du Parti québécois (PQ).

Ce dernier avait écrit un article de blogue il y a deux ans sur l’importance de voir des anglophones québécois se joindre au mouvement indépendantiste.

Un pour tous et tous pour un

Jean-François Lisée
Jean-François Lisée © Radio-Canada

Malgré le soutien de Lisée, les Anglophones du Québec pour l’Indépendance ne le soutiennent pas officiellement dans sa course à la chefferie de son parti.

« Nous sommes non partisan et nous sommes ouverts aux membres du PQ, d’Option Nationale et de Québec solidaire, tous les souverainistes », a ajouté Jennifer Drouin.

Lorsque les Québécois ont voté au référendum de 1980, Jennifer Drouin était beaucoup trop jeune pour prêter attention au projet indépendantiste.

Elle est née en 1976, un mois après que René Lévesque a dirigé le Parti québécois vers sa première grande victoire électorale.

Aide-mémoire…
Les Anglo-Québécois sont la minorité de langue anglaise du Québec.
– Statistique Canada établissait leur nombre à 1 058 265, soit environ 13,5 % de la population du Québec.
– Environ 80 % des anglophones du Québec habitent la région métropolitaine de Montréal, en particulier dans l’Ouest-de-l’Île (le West Island) où se trouve un réseau bien établi d’institutions sociales, économiques et culturelles de langue anglaise.
– La communauté anglo-québécoise est l’une des plus bilingues au Canada avec un taux de bilinguisme de 88,2 %. Cependant, les jeunes anglophones ont un taux de bilinguisme plus élevé que la moyenne de leur communauté. Selon les données du recensement de 2011, 90,3 % de la population anglo-québécoise entre 20 et 44 ans est bilingue.

En rouge, les quartiers majoritairement anglophone de la régions de Montréal. En vert, les quartiers allophones et en bleu les quatiers francophones.
En rouge, les quartiers majoritairement anglophones de la régions de Montréal. En vert, les quartiers allophones et en bleu les quatiers francophones. © Statistique Canada – 2006

Un ancien premier ministre péquiste se dit ravi de ce nouvel appui

Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec
Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec © Radio-Canada

Pour l’ancien premier ministre Bernard Landry (2001–2003), en dépit du soutien traditionnel de la communauté anglophone pour le Parti libéral, il n’est pas surprenant qu’un groupe d’anglophones ait formé une organisation qui promeut l’indépendance du Québec.

« Je suis, bien sûr, ravi de voir un tel groupe entrer en action », a déclaré M. Landry. « J’ai passé une partie importante de ma carrière politique aux côtés des anglophones et des allophones. Nous devons progresser dans la fraternité et l’harmonie avec nos compatriotes venant d’autres endroits quelles que soient la langue ou l’origine ethnique peut être », a-t-il déclaré à CTV News.

Découvrez :
Comprendre les motivations profondes des séparatistes québécois
Elles varient certes beaucoup d’un indépendantiste à l’autre, mais on peut dire qu’elles relèvent généralement de quelques grands sentiments.
Il y a d’abord chez plusieurs de ces Québécois l’impression que le Canada, même s’il est une société ouverte et moderne, est en rupture active avec les valeurs québécoises. À leurs yeux, l’ensemble des valeurs québécoises sont à ce point distinctes du reste du Canada que le Québec forme une nation dans une nation.
Lisez la suite…

René Lévesque, figure marquante du mouvement indépendantiste québécois, en 1979 Photo : CP/AP
René Lévesque, figure marquante du mouvement indépendantiste québécois, en 1979 Photo : CP/AP

 

RCI avec CJAD et CTV et Wikipédia

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Publié dans : Politique

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Un commentaire pour “La Société Saint-Jean-Baptiste du Québec annonce la création du mouvement des anglophones pour un Québec indépendant
  1. Michèle Clément dit :

    J’ai écrit à plusieurs reprises que la communauté anglophone, je dirais »de souche », qui ne représente plus que 8% de la population du Québec, se trouve chez elle, chez nous.
    En visite à Toronto, bon nombre d’entre eux s’y sentent aussi étrangers que nous-mêmes.
    Dans les années ’70, avec la montée des mouvements indépendantistes, ils avaient déjà initié des classes d’immersion française dans la plupart de leurs école élémentaires.
    Ils étaient à l’écoute des approches pédagogiques innovatrices qui plaçaient les élèves dans un cadre actif d’apprentissage de la langue.
    J’en ai fait l’expérience lorsque j’ai proposé des activités d’animation pour les professeurs lors des journées pédagogiques.
    Leur accueil avait été très enthousiaste.
    Ceux qui n’ont pas quitté entre 1976 et 1980 ou qui sont revenus sont d’authentiques québécois « de langue anglaise » comme nous sommes d’authentiques québécois « de langue française ».
    On a un bon fond de « concordances ».
    Il faut le partager et l’harmoniser dans la consolidation de ce tronc commun proposé par la politique de Jean-François Lisée.