Le mouvement de protestation de la Première Nation Sioux Standing Rock contre la construction du pipeline Dakota Access

Le mouvement de protestation de la Première Nation Sioux Standing Rock contre la construction du pipeline Dakota Access
Photo Credit: Lamarr Okasikewiyin (Instagram\Lamarr1969)

Réseaux sociaux et activisme: le cas de Standing Rock

Selon la BBC, plus de 1,4 million d’utilisateurs de Facebook ont, à ce jour, signalé leur présence à Standing Rock; une réserve autochtone située dans le Dakota du Nord aux États-Unis. Cette réserve a beau être la sixième plus grande réserve des États-Unis en superficie, elle ne comptait que 8 250 habitants selon le recensement de 2000. Sa population a-t-elle soudainement explosé au cours des dernières semaines ou ces quelques 1,4 million de personnes ont-ils signalé leur présence à Standing Rock alors qu’elles n’y sont pas?

Des bougies allumées devant l’Assemblée législative du Manitoba lors d’un mouvement solidaire de la Première Nation Sioux Standing Rock.
Des bougies allumées devant l’Assemblée législative du Manitoba lors d’un mouvement solidaire de la Première Nation Sioux Standing Rock. © Cliff Simpson/CBC

Selon nombre d’activistes et manifestants, les autochtones Sioux seraient menacés par un projet d’oléoduc, le Dakota Access Pipeline, qui pourrait, selon nombre de manifestants contaminer les sources d’eau de la tribu et s’accaparer certaines de leurs terres. Mais pourquoi des utilisateurs de Facebook à travers les États-Unis et au Canada signalent-ils leur présence sur la territoire de Standing Rock alors qu’ils n’y ont jamais mis les pieds?

Signaler sa présence pour semer la confusion

Le but de tous ces signalements est de semer la confusion chez les policiers de la zone, notamment le département du shérif du comté de Morton, responsable du maintien de l’ordre sur le site de l’oléoduc.

Selon plusieurs manifestants, la police contrôlait l’activité de gens de la région sur les réseaux sociaux afin de créer une liste des activistes qui protestaient contre l’oléoduc et bloquer des manifestations. Pour éviter d’être surveillés, des activistes auraient donc lancé un appel, désormais viral, sur Facebook.

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Le département du shérif du comté de Morton utilise les «check-ins» sur Facebook pour savoir qui est à Standing Rock afin de cibler et perturber les groupes de prières. Par conséquent les protecteurs de l’eau demandent à TOUS de signaler leur présence à Standing Rock, ND afin de noyer le système et semer la confusion. 

C’est une action concrète qui peut protéger des gens qui mettent leur intégrité physique et leur bien-être en jeu. 

Selon le site américain snopes.com, l’incitation à utiliser Facebook pour semer la confusion chez les forces de l’ordre ne prendrait cependant pas son origine chez le groupe officiel de manifestants, soit le Sacre Stone Camp.

Ils déclarent :

Il ne fait aucun doute que les forces de l’ordre utilisent les médias sociaux pour trouver du contenu potentiellement incriminant et afin de surveiller les communications. Il n’y a pas de lien direct entre les «organisateurs» et «les autres» — ceci est un mouvement, pas une organisation. Il y a beaucoup de camps et de points de contact, nous pouvons seulement confirmer que cette initiative ne provient pas de la page Facebook du Sacred Stone Camp. Nous soutenons cependant cette tactique et pensons que c’est une excellente façon d’exprimer sa solidarité. Sacred Stone Camp

Qu’en disent les forces de l’ordre?

Quant au département du shérif du comté de Morton, sa réaction ne s’est pas fait attendre. C’est sur Facebook qu’ils ont démenti toute tentative de leur service de cibler les manifestants qui signalent leur présence à Standing Rock sur les réseaux sociaux. 

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En réponse aux plus récentes rumeurs/fausses déclarations qui circulent sur les réseaux sociaux nous avons la réponse suivante : le département du shérif du comté de Morton ne suit pas les «check-ins» sur Facebook que ce soit dans le camp de protestataire ou dans tout autre lieu. Cette déclaration/rumeur est absolument fausse. Morton County Sheriff's Department

Selon le département du shérif, surveiller les «check-ins» sur Facebook n’aurait aucune utilité et n’aurait pas d’impact sur son travail et ses investigations. Le camp Sacred Stones a également déclaré que cette publication virale n’a pu avoir que peu d’impact sur les confrontations entre les forces de l’ordre et les camps de protestation, mais il aura eu le mérite d’augmenter la popularité de leur cause.

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