« La guerre au Moyen-Orient n’est pas qu’une guerre syrienne. Elle concerne toute la région et, ultimement, elle vise la Russie. »
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Un regard international sur le conflit en Syrie avec le professeur Samir Saul de l’Université de Montréal

« La guerre au Moyen-Orient n’est pas qu’une guerre syrienne. Elle concerne toute la région et, ultimement, elle vise la Russie. Parce que, briser le lien entre la Syrie, l’Iran et le Hezbollah, emmènera l’installation d’émirats, de califats ou autres. Et, que feront-ils après s’être installés? Ils vont tenter de se répandre. Ils vont d’abord exporter leur modèle en Russie, ce qui est exactement ce que visent les néoconservateurs américains. »

Samir Saul, professeur agrégé, Université de Montréal

Qu’en est-il de cet enjeu qui se décline à coups de bombardements et d’affrontement sur le territoire syrien depuis les débuts de ce qu’il a été convenu d’appeler le printemps arabe.

Souvenez-vous : la Tunisie comme déclencheur, l’Égypte et la place Tahir, le non-état qu’est devenue la Libye.

Et la Syrie.

L’axe Syrie, Hezbollah et Iran, la Russie aux premiers postes

« Cette guerre syrienne touche, en dernier ressort, la Russie. C’est pourquoi la Russie appuie la Syrie. L’abandon de la Syrie, c’est la mise en danger de la Russie elle-même. La guerre en Syrie est une affaire internationale depuis le début. C’est ça qu’il faut comprendre. »

C’est à regarder une carte du monde que l’on arrive à bien saisir cette analyse. Le « ventre mou » disent certains observateurs de l’ex-URSS, ce sont ces républiques à forte population musulmanes dans le Caucase, là où les thèses défendues par les opposants à l’axe Syrie-Hezbollah-Iran poursuivront naturellement leurs interventions.

Et, selon Samir Saul, c’est la survie même de la Russie qui est en jeu ici. De fait, le territoire est vaste, les régimes sont faibles ou autocratiques.

Moscou considère cette zone d’influence de la même façon que le fait Washington avec l’ensemble des Amériques.

Mais, et il est de taille!

L’alliance stratégique avec des djihadistes, c’est s’engager sur des terres minées.

Samir Saul

« Les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et Israël, ce sont ces sept-là qui appuient les djihadistes dans l’espoir de renverser le régime syrien, de l’affaiblir, de le sortir de l’alliance avec l’Iran et le Hezbollah et de penser se renforcer. Conséquence : le terrorisme se répand, partout, notamment avec les attentats en Europe. Et ça va continuer, parce qu’on ne s’associe pas avec des djihadistes sans conséquence. »

Samir Saul, Professeur agrégé, spécialiste de l’histoire des relations internationales à l’Université de Montréal  est l’invité au micro de Raymond Desmarteau.

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Publié dans : Économie, Immigration et Réfugiés, International, Politique, Société

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