Carrie Bourassa, directrice scientifique de l'Institut de la santé des autochtones

Carrie Bourassa, directrice scientifique de l'Institut de la santé des autochtones
Photo Credit: (Groupe CNW/Instituts de recherche en santé du Canada)

Une Autochtone pour diriger la recherche sur la santé des Autochtones au Canada

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Carrie Bourassa est la nouvelle directrice scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Une Autochtone est-elle mieux placée que d’autres pour conduire la recherche sur la santé des Autochtones?

La réponse n’est pas forcément oui, affirme Alain Beaudet, président des instituts de recherche en santé du Canada. Mais, compte tenu de son important bagage sur le plan de la recherche au sujet de la santé des Autochtones, au regard du fait que Mme Bourassa est elle-même une métisse originaire de Regina en Saskatchewan, elle peut efficacement remplir les missions qui lui sont confiées, a soutenu M. Beaudet.

Alain Beaudet, président des Instituts de recherche en santé du Canada
Alain Beaudet, président des Instituts de recherche en santé du Canada © Instituts de recherche en santé du Canada

Selon la description faite par Alain Beaudet, les Instituts de recherche en santé du Canada comprennent 13 instituts de recherche virtuelle, qui sont en fait des réseaux thématiques de chercheurs.

Chacun des instituts est dirigé par un chercheur qui travaille en recherche 50 % de son temps, qui établit les priorités de recherche dans son domaine et qui aide l’organisation dans son ensemble à financer la recherche dans un domaine en particulier.

En ce qui concerne la santé des Autochtones, Carrie Bourassa est la troisième directrice scientifique depuis la création de cet Institut de la santé des Autochtones en 2000 et sa nomination arrive à point nommé, a relevé Alain Beaudet.

Mme Bourassa est titulaire de la chaire de recherche sur la santé des gens du Nord et des Autochtones à l’institut de recherche Horizon Santé-Nord, à Sudbury, en Ontario.

Elle arrive à un moment où les IRSC dans leur ensemble se sont engagés à renforcer leurs liens avec les communautés autochtones au pays. Ces communautés regroupent les Premières Nations, les Inuits dans le Nord et les Métis qui sont largement concentrés au centre du Canada, au Manitoba, a décrit le président des IRSC.

Alain Beaudet confie que les Instituts de recherche souhaitent augmenter de manière importante leurs investissements en recherche sur la santé des Autochtones, jusqu’à 4,6 % de leurs budgets, ce qui correspond au taux de la population autochtone au Canada.

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Des représentants de la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan demandent l’aide des trois niveaux de gouvernement pour faire face à une crise en santé mentale dans les réserves autochtones. © FSIN

Un rôle crucial pour Mme Bourassa au regard des problèmes de santé des Autochtones

La santé des Autochtones pose beaucoup de problèmes au Canada. Les indices de santé de ces populations sont les plus faibles, voire les pires du pays, avec certains problèmes majeurs dans le Nord, comme le suicide chez les jeunes et le syndrome métabolique en forte hausse, a observé Alain Beaudet.

Des problèmes de santé majeurs qui, selon M. Beaudet, ne peuvent être vraiment résolus qu’avec des recherches de qualité menées sur les Autochtones qui doivent absolument s’impliquer afin que des résultats satisfaisants soient obtenus. La recherche sera de meilleure qualité si les populations font partie du programme et des projets de recherche, a souligné Alain Beaudet.

Mme Bourassa doit donc s’assurer que les budgets alloués à la recherche sont bien gérés, que ces recherches sont de qualité et qu’elles respectent les sensibilités, mais aussi la culture des Autochtones, a recommandé Alain Beaudet.

Elle doit s’assurer de préparer une relève de chercheurs qui sont eux-mêmes autochtones, car trop peu d’entre eux choisissent une carrière scientifique.

Trop peu se retrouvent en recherche en général et en recherche en santé particulièrement, pourtant ils ont les meilleures connaissances pour comprendre le problème culturel, pour comprendre l’origine des problèmes et pour formuler les questions de recherche de la meilleure façon possible, a dit Alain Beaudet.

 Les traditions des Premières Nations ont un impact considérable sur la prise en charge de leur santé et les Autochtones eux-mêmes sont mieux placés pour formuler les meilleures recommandations susceptibles de guider les chercheurs
Les traditions des Premières Nations ont un impact considérable sur la prise en charge de leur santé et les Autochtones eux-mêmes sont mieux placés pour formuler les meilleures recommandations susceptibles de guider les chercheurs © Duncan McCue /CBC

Le plan préparé par l’ensemble des instituts de recherche recommande :

l’augmentation des investissements et la création d’une équipe au fait des problèmes autochtones pour :

  • s’occuper du volet santé;
  • s’assurer que le Conseil d’administration accorde plus de place à la diversité des peuples autochtones;
  • repenser la définition de la santé des Autochtones et la recherche en santé des Autochtones, avec des groupes de chercheurs autochtones;
  • développer des indicateurs de rendement pour valider les investissements en recherche dans ce domaine;
  • établir des mesures qui permettront d’augmenter la capacité de recherche et de soutenir les jeunes chercheurs dans ce domaine.

Parmi les mesures qui seront prises par les Instituts pour assurer un meilleur suivi de la mise en oeuvre de ce plan, M. Beaudet mentionne la mise au point d’une série d’indicateurs de performance qui vont permettre de bien mesurer ce qui a été fait par rapport aux performances des Instituts de recherche en santé du Canada.

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