Un agent de la GRC emmène dans ses bras un enfant d’une famille qui dit être originaire du Yémen lors de leur arrivée à la frontière entre les États-Unis et le Canada à Hemmingford, au Québec, ce dimanche. (Christinne Muschi / Reuters)

Un agent de la GRC emmène dans ses bras un enfant d’une famille qui dit être originaire du Yémen lors de leur arrivée à la frontière entre les États-Unis et le Canada à Hemmingford, au Québec, ce dimanche. (Christinne Muschi / Reuters)

Flot de réfugiés des États-Unis vers le Canada : Ottawa veut collaborer avec Washington

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Le ministre canadien de la Sécurité publique, Ralph Goodale signale qu’Ottawa entend collaborer étroitement avec les États-Unis pour gérer la récente hausse des demandeurs d’asile traversant illégalement la frontière terrestre canadienne en provenance des États-Unis.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale
Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale © CBC

Depuis le début de l’année, près de 300 personnes ont traversé la frontière entre les États-Unis et le Canada, par la petite municipalité frontalière d’Emerson, au Manitoba.

M. Goodale rendait visite ce week-end à la petite localité d’Emerson dans la province du Manitoba au centre du pays- qui a dû faire face ces dernières semaines à l’arrivée de dizaines de migrants fuyant les États-Unis pour demander l’asile au Canada. Il a indiqué avoir fait le déplacement pour évaluer la situation sur place et remercier la population locale pour son accueil des migrants.

De dire le ministre : « Nous avons besoin d’une très bonne coopération avec les États-Unis pour bien comprendre […] tous les facteurs qui contribuent à cette migration, et les Américains ont indiqué qu’ils souhaitaient également avoir tous les faits et comprendre la genèse» de ce phénomène ».

«Nous allons coopérer étroitement avec eux pour assurer la meilleure gestion possible de la situation», a ajouté le ministre, sans toutefois donner de précisions sur les contacts entre les autorités des deux pays sur ce dossier.

Aide-mémoire…
– Le nombre de migrants déposant une demande de statut de réfugié au Canada après avoir franchi illégalement la frontière terrestre canadienne est en hausse depuis le début de l’année.
– Cette augmentation intervient à un moment où le président américain Donald Trump a durci la politique de son pays en matière d’immigration.

Un agent de la GRC regarde une famille qui prétend être originaire du Yémen traverser la frontière entre les États-Unis et le Canada à Hemmingford (Qc), dimanche. (Graham Hughes / Presse canadienne)
Un agent de la GRC regarde une famille qui prétend être originaire du Yémen traverser la frontière entre les États-Unis et le Canada à Hemmingford (Qc), dimanche. (Graham Hughes / Presse canadienne)

Le gouvernement est critiqué pour l’absence de nouvelles mesures de contrôle

Répondant aux critiques de parlementaires de l’opposition conservatrice réclamant des contrôles plus stricts, M. Goodale a insisté sur le fait que « toutes les lois canadiennes sont appliquées », et le sont « avec efficacité ».

Mais il a en même temps écarté un renforcement du contrôle de la frontière dans la situation actuelle. Faisant valoir que la frontière américano-canadienne, la plus longue du monde, voit passer chaque jour quelque 400 000 personnes dans les deux sens et pour plus de 2,5 milliards $ de marchandises, il a souligné qu’il fallait assurer sa sécurité, mais aussi l’efficacité et la fluidité des passages.

Selon les autorités locales, plus de 180 personnes, en majorité originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, ont passé illégalement la frontière canadienne dans la région d’Emerson depuis le début de l’année, dont une soixantaine uniquement la semaine dernière.

Depuis le début de l’année, près de 300 personnes ont traversé la frontière entre les États-Unis et le Canada, par la petite municipalité frontalière d’Emerson, au Manitoba.LA PRESSE CANADIENNE, JOHN WOODS
Depuis le début de l’année, près de 300 personnes ont traversé la frontière entre les États-Unis et le Canada, par la petite municipalité frontalière d’Emerson, au Manitoba.LA PRESSE CANADIENNE, JOHN WOODS

Le Canada et les États-Unis sont liés par l’« Entente sur les tiers pays sûrs »

Cette entente stipule que les demandeurs d’asile doivent déposer leur demande dans leur pays d’arrivée.

Ce texte prévoit toutefois des exceptions qui font que des migrants arrivant illégalement au Canada, le plus souvent par des chemins forestiers, peuvent y demander l’asile.

M. Goodale a indiqué que son gouvernement n’avait pas l’intention dans l’immédiat de remettre en cause cet accord.

Selon des informations de CBC, des membres du cabinet de Justin Trudeau se pencheront au cours des prochaines sur la possibilité de modifier l’Accord sur les tiers pays sûrs entre le Canada et les États-Unis. Cet accord fait en sorte que les réfugiés évitent de se présenter aux postes frontaliers officiels et passent illégalement la frontière.

La décision du Cabinet pourrait dépendre du contenu de la prochaine ordonnance de Trump ordonnant une interdiction temporaire de l’immigration de certains pays majoritairement musulmans.

Regardez Tam-Tam Canada du 26 février – Les réfugiés des États-Unis au Canada

RCI avec La Presse canadienne et CBC

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Publié dans : Immigration et Réfugiés, International, Politique

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