Diplômés en génie de l’étranger, une insertion en emploi encore difficile
Photo Credit: citim.org

Diplômés en génie de l’étranger, une insertion professionnelle encore difficile

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Selon des prévisions gouvernementales, le Québec accueillera 30 000 immigrants en 2017.

Sélectionnés pour leurs compétences professionnelles et leur capacité d’intégration, certains d’entre eux connaîtront des parcours difficiles, et d’autres en connaîtront de plus aisés, dans leur processus de reconnaissance de leurs diplômes et expérience, et, finalement, dans leur recherche d’emploi.

On le sait, on le dit depuis de nombreuses années, le meilleur outil d’intégration dans une autre société, c’est l’emploi.

En décembre dernier, une étude de l’Institut du Québec attirait l’attention sur la dualité du marché de l’emploi des immigrants qui vivent à Montréal et dans sa région immédiate.

Malgré un niveau de scolarité parmi les plus élevés en Amérique du Nord et des diplômes universitaires plus élevés que ceux des natifs montréalais, l’intégration au marché du travail de ce public est la plus difficile.

Le paradoxe se poursuit lorsque l’on compare le niveau de qualification attendu chez les postulants au Québec et la difficulté pour ces derniers d’intégrer des professions à la hauteur de leurs formations et compétences lorsque ces professions sont régies par un ordre.

Le cas des ingénieurs

Depuis presque vingt ans, l’organisme Clef pour l’intégration des immigrants (CITIM) a évolué vers une formation développée en collaboration avec Polytechnique Montréal et l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ).

Yann Hairaud, directeur général, CITIM (citim.org)

« Nous, ce qu’on constate, c’est qu’à l’issue de cette démarche de formation à l’École polytechnique et d’examens de l’Ordre des ingénieurs, c’est que bon nombre de gens, malgré le fait qu’ils soient reconnus par l’Ordre, rencontrent des difficultés à intégrer le marché du travail dans les emplois d’ingénieurs. »

Yann Hairaud, directeur de la CITIM

Car, il faut le savoir, malgré l’adhésion à l’OIQ, les ingénieurs immigrants rencontraient toujours des difficultés pour trouver un emploi correspondant à leur niveau de qualification.

En 2016, la CITIM a développé un outil permettant d’évaluer les compétences des ingénieurs formés à l’étranger et de mieux les aiguiller.

« Donc, oui, il y aurait aussi des problèmes du côté des employeurs, mais, nous, l’analyse qu’on fait à la CITIM, c’est que l’enjeu se situe plus précisément au niveau de la question de la reconnaissance des compétences, alors que la reconnaissance à laquelle procède l’Ordre se situe plus au niveau des diplômes en quelque sorte. Et peut-être qu’effectivement, dans la réalité des entreprises, ce qui est le plus important, c’est le savoir-faire. »

Cet outil permet à ces immigrants de mieux se situer par rapport à la profession d’ingénieur au Québec et de connaître leur niveau de maîtrise des compétences attendues ainsi que leur potentiel.

Yann Hairaud, directeur de la CITIM en discute au micro de Raymond Desmarteau.

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Publié dans : Économie, Immigration et Réfugiés, Internet et technologies, Politique, Société

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2 comments on “Diplômés en génie de l’étranger, une insertion professionnelle encore difficile
  1. Philippe Cauchi dit :

    Le Québec réceptionne plus de 50000 immigrants chaque année sans compter les réfugiés, réunions familiales et étudiants.