Des employeurs et des chercheurs d’emploi au salon de l’emploi pour les personnes issues des communautés autochtones

Des employeurs et des chercheurs d’emploi au salon de l’emploi pour les personnes issues des communautés autochtones
Photo Credit: Josée St-Onge

400 000 nouveaux emplois autochtones dans 10 ans : suffisant pour contrer leur sous-représentation sur le marché?

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Le chômage des jeunes autochtones reste plus élevé que celui des jeunes Canadiens non autochtones. Parmi les mécanismes mis en place par le gouvernement fédéral pour inverser cette tendance, un financement de 2,2 millions de dollars, dans le but de renforcer leurs aptitudes professionnelles.

Emploi des Autochtones : un portrait peu reluisant

Les Autochtones éprouvent plus de difficultés sur le marché de l’emploi que les non-Autochtones.

En 2011, le taux d’emploi des Autochtones appartenant au principal groupe d’âge actif (les 25 à 64 ans) s’établissait à 62,5 %. Le taux correspondant chez les non-Autochtones était de 75,8 %.Le taux d’emploi des Premières Nations était de 57,1 %, soit un taux semblable à celui des Inuits (58,6 %), mais inférieur à celui des Métis (71,2 %) faisant partie de ce groupe d’âge.

Parmi les raisons qui justifient la sous-représentation des jeunes autochtones au sein de la main d’œuvre canadienne, le manque d’expérience, de qualification ou une scolarité insuffisante, mais aussi la discrimination.

L’écart entre le taux d’emploi des Autochtones (76,2 %) et celui de la population non autochtone (81,1 %) est de 5 points de pourcentage chez ceux détenant un diplôme d’études secondaires et un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires, comparativement à un écart de 13 points de pourcentage (62,5 % contre 75,8 %) lorsque tous les niveaux de scolarité sont pris en compte. – Statistique Canada

Au sein de ces communautés, les infrastructures destinées à la formation des jeunes sont en quantité insuffisante et elles ont besoin de travaux de réparation, d’équipements ou de modernisation.

Les ressources financières susceptibles de permettre une résolution durable de ces problèmes ne sont pas toujours à la hauteur des attentes, ce qui peut apparaître comme négatif pour les jeunes autochtones qui décident très souvent d’abandonner leurs études.

Une école de la communauté innue de Uashat-Maliotenam
Une école de la communauté innue de Uashat-Maliotenam
Environ 47 % des Premières Nations ont besoin d’une nouvelle école. Environ 74 % des écoles des Premières Nations ont besoin de réparations majeures ou de locaux additionnels. Il faut résoudre des problèmes de plomberie, d’eaux usées, d’électricité, de toiture, de conformité au Code du bâtiment, de structure et de fondation. Assemblée des Premières Nations

Ces difficultés sont de nature à compromettre les chances des enfants autochtones sur le marché de l’emploi, par rapport aux autres enfants canadiens qui ont été formés dans de meilleures conditions, à l’abri du besoin et d’autres problèmes pouvant nuire à leur apprentissage.

Donner des chances égales à tous

Les politiques fédérales pour rehausser la formation au sein des communautés autochtones doivent faire en sorte qu’elles aient les mêmes capacités opérationnelles à celles des autres enfants canadiens.

Le financement de 2,2 millions s’inscrit en droite ligne de cet objectif de donner une chance égale de réussite à tous.

Bien plus, il faut permettre une insertion socioprofessionnelle durable des Autochtones, ce qui leur permettra de sortir de la pauvreté tout en renforçant leur contribution à l’économie nationale.

Les financements sont offerts en soutien au projet Skilled Employment Energy Stream dans le secteur de l’énergie.

Ils s’inscrivent dans le cadre du Fonds pour les compétences et les partenariats du gouvernement fédéral, et ils permettront à 72 participants, en Ontario, de suivre une formation professionnelle, directement reliée à l’emploi, dans des domaines variés : énergie, électricité, soudure et entretien industriel.

Le gouvernement du Canada constate qu'en dépit du fait qu’ils représentent le segment de la population canadienne qui croît le plus rapidement, les Autochtones continuent d’être sous‑représentés au sein de la main-d’œuvre canadienne.
Le gouvernement du Canada constate qu’en dépit du fait qu’ils représentent le segment de la population canadienne qui croît le plus rapidement, les Autochtones continuent d’être sous‑représentés au sein de la main-d’œuvre canadienne. © ICI Radio-Canada

À noter

  • Le Fonds pour les compétences et les partenariats reçoit 50 millions de dollars de financement par année et a pu obtenir environ 250 millions (en espèces et en nature) par l’intermédiaire de partenariats depuis sa création.
  • Entre avril 2010 et mars 2017, plus de 32 000 Autochtones ont profité du Fonds pour les compétences et les partenariats. Ce dernier a permis, entre autres, d’aider plus de 12 000 personnes à trouver des emplois dans les secteurs des ressources naturelles, des métiers et de la santé, en plus d’aider 1500 personnes à retourner à l’école.

Vers la fin de la sous-représentation des Autochtones sur le marché du travail?

Dans un contexte où la croissance démographique est plus importante au sein des communautés autochtones que dans les autres groupes de la population, les Autochtones vont représenter 4,6 % de la population totale du Canada qui sera comprise entre 38 millions et 45 millions d’habitants en 2026.

Selon les projections du gouvernement, en finançant ainsi la formation des Premières Nations, ce sont à peu près 400 000 nouveaux emplois qui seront directement occupés par les jeunes autochtones au cours des 10 prochaines années.

Ce nombre correspond au tiers de la population totale des Autochtones qui se retrouveraient sur le marché du travail, si le programme du gouvernement fédéral tenait ses bonnes promesses.

Un chiffre qui demeurera toujours bien loin du taux de la présence de ce groupe au sein de la population canadienne dans 10 ans.

 [/su_quote]À partir de la population de base de 1 064 300 personnes, la population autochtone totale devrait passer à 1 566 900 d’ici 2026 (47 %). Selon le scénario retenu, la taille projetée de la population se situerait entre 1 489 500 (40 %) et 1 597 800 (50 %).

 

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Publié dans : Autochtones, Politique, Société

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