Les premières expériences sexuelles des jeunes Québécois ont lieu habituellement dans le sillage des premières relations amoureuses. Photo : iStock

Les premières expériences sexuelles des jeunes Québécois ont lieu habituellement dans le sillage des premières relations amoureuses. Photo : iStock

La virginité : un choix, un manque d’occasion ou la fierté des jeunes Québécois?

Cette interrogation jaillit à la suite d’une conversation avec l’un de nos auditeurs en Afrique pour qui l’abstinence sexuelle avant le mariage demeure un choix prisé dans sa société.

Ici, au Québec, un jeune sur deux finit son secondaire vierge. Pour plusieurs, il ne s’agit pas cependant d’un choix volontaire.

Une enquête du psychologue François Poulin de l’UQAM montre que les jeunes les moins populaires en sixième année du primaire sont plus susceptibles d’être encore vierges à 21 ans. Mais les études sur la virginité des jeunes Canadiens ou des jeunes Québécois sont très peu nombreuses, car le phénomène n’est pas particulièrement attirante auprès des chercheurs.

Les jeunes à la virginité tardive se font aussi très peu entendre. À l’automne 2013, des chercheurs ont sondé plus de 3000 étudiants de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) dont la moyenne d’âge était de 25 ans. De ce nombre, 200 étaient encore vierges. Ces étudiants vierges avaient tendance à être issus de communautés culturelles et ils vivaient encore chez leurs parents. Ces étudiants vierges étaient aussi moins nombreux à vivre une relation amoureuse. Ils étaient plus souvent engagés dans des activités religieuses, et… ils étaient moins satisfaits de leur vie.

Les chercheurs ont démontré que la virginité était plus souvent perçue comme étant un cadeau ou une fierté chez les étudiantes versus une honte, un fardeau ou une honte chez les garçons. Pour beaucoup de garçons, perdre leur virginité est un indicateur de virilité. Mais pour certaines filles, être vierge est un symbole de pureté.»
Les chercheurs ont démontré que la virginité était plus souvent perçue comme étant un cadeau ou une fierté chez les étudiantes versus une honte, un fardeau ou une honte chez les garçons. Pour beaucoup de garçons, perdre leur virginité est un indicateur de virilité. Mais pour certaines filles, être vierge est un symbole de pureté.» © iStock

Des statistiques sur la non-virginité

Dans une enquête publiée en 2014, réalisée parmi les élèves de 14 ans et plus fréquentant les écoles secondaires de Montréal, près de 3 élèves sur 10 (29 %) avaient eu au moins une relation sexuelle (vaginale, orale ou anale) au cours de leur vie. Cette proportion était en fait plus faible que celle observée dans le reste du Québec (39 %).

On n’observait aucune différence significative entre les garçons et les filles, 31 % vis-à-vis 27 %.

L’interdit de la sexualité prémaritale qui prévalait encore dans les années 1970 semble donc avoir disparu en Amérique du Nord. Mais ce n’est pas le cas partout comme en témoigne cet auditeur de Radio Canada International.

Écoutez

Le saviez-vous?
L’âge de l’initiation sexuelle a connu un profond bouleversement en Amérique du Nord dans les années 1960 où l’âge de la première relation sexuelle s’est brutalement abaissé de deux ans : de 20 ans et demi en 1960 à 18 ans et demi en 1970 pour les femmes, et de 18 ans et demi à 17 ans et demi pour les hommes
Par la suite, des années 1980 à aujourd’hui, l’âge de la première relation sexuelle a peu varié. L’âge médian est estimé autour de 16 ans pour les jeunes hommes et les jeunes filles.

Selon une étude québécoise, 55% des adolescents auraient participé à des activités sexuelles de groupe et 85% y auraient assisté.
Selon une étude québécoise, 55% des adolescents auraient participé à des activités sexuelles de groupe et 85% y auraient assisté. © iStock

En complément

Portrait sommaire de la sexualité des jeunes de Montréal – Gouvernement du Québec 

La plupart des jeunes n’ont pas une vie sexuelle épanouie – Radio-Canada 

La sexualité dans le monde musulman: les stratégies des femmes – RCI 

Allez! Posez-moi une question sur le Canada : Stéphane.parent@radio-canada.ca

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Publié dans : Bonne Question, Société

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