Sept femmes de diverses origines posent pour une photo accompagnant le rapport

Image tirée du site web du rapport « All of us: What we mean when we talk about inclusion » de l’Institut pour la citoyenneté canadienne et de la Banque Royale du Canada 
Photo Credit: ©Banque Royale du Canada 

Les employeurs canadiens savent que la diversité et l’inclusion sont rentables, mais ils n’en tirent pas profit

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Une importante majorité d’employeurs canadiens croient qu’un personnel diversifié et un milieu de travail inclusif présentent des avantages. Toutefois, seulement 10 % d’entre eux estiment qu’ils tirent parti de ces avantages, selon un rapport de l’Institut pour la citoyenneté canadienne et de la Banque Royale du Canada publié mercredi.

Parmi les avantages évoqués par les employeurs participants au sondage, mené auprès de 64 grandes entreprises qui emploient collectivement 1,2 million de Canadiens, on trouve que les équipes diversifiées :
  •  prennent des meilleures décisions pour l’entreprise;
  •  contribuent à une performance améliorée de la compagnie.
On conclut dans l’article accompagnant le sondage (en anglais seulement) qu’un très petit nombre de compagnies canadiennes ont été capables de transformer leurs convictions en ce qui concerne la diversité en mesures concrètes d’inclusion.

L’article « Diversity and Inclusion : We’re not doing enough » présente les conclusions tirées d’entrevues de suivi et de tables rondes. Formulées en vue de la conférence Six Degrés Espace Citoyen, ces conclusions donnent un bilan mitigé des progrès réalisés au chapitre de la diversité et de l’inclusion dans les milieux de travail canadiens.

« L’objectif n’était pas de présenter une perspective optimiste ou de nous féliciter pour nos efforts fructueux de promotion de la diversité. La majorité des entreprises sondées s’estiment efficaces dans la mise en place d’un milieu de travail favorable à la diversité, mais elles peinent souvent à passer à l’étape suivante, soit l’inclusion. »John Stackhouse, premier vice-président à RBC.

Le sondage montre, entre autres, que les employeurs portent de plus en plus d’attention à la diversité et à l’inclusion puisque :

  • 81 % appuie la création de réseaux de soutien internes comme des groupes d’affinité (par exemple : des comités d’employés d’origine asiatique ou groupe d’employés vivant avec un handicap);
  • 75 % ont mis en place des initiatives pour développer des talents divers à leur potentiel;
  • 65 % affirment que la diversité et les initiatives d’inclusion les aident à attirer et retenir le talent;
  • 55 % tentent de mesurer l’impact de leurs initiatives de diversité.

Dans ce contexte, les employeurs canadiens profitent-ils de la diversité du pays pour proposer de nouvelles façons de penser et de travailler, de nouveaux produits et plus encore?

Selon le sondage et le rapport, les employeurs canadiens ne trouvent pas encore le moyen d’évaluer les retombées économiques des mesures en matière de diversité.

Pourtant, plus tôt cette année, une étude sur la diversité canadienne réalisée pour le compte de la Fondation Pierre Elliot Trudeau et du Centre international sur la gouvernance et l’innovation avait révélé que pour chaque point de pourcentage d’augmentation de la diversité ethnoculturelle, des entreprises ont vu leurs revenus et la productivité augmenter de 1 à 6,2 %.

©Fondation Pierre Elliot Trudeau

Selon Charlie Foran, chef de la direction de l’Institut pour la citoyenneté canadienne, le rapport et l’article démontrent avec des faits l’importance d’aller de l’avant dans le domaine de l’inclusion et l’équité, et que le temps est venu de le faire :

« Le débat sur l’inclusion est nécessaire et doit s’amorcer par la reconnaissance de nos lacunes, et aussi de nos réussites. Les sociétés inclusives et accueillantes disposent d’un avantage concurrentiel. Les nouveaux arrivants qui se sentent inclus sont plus enclins à prendre des risques, à penser différemment et à innover. »Charlie Foran, Institut pour la citoyenneté canadienne
Radio Canada International avec l'Institut pour la citoyenneté canadienne et de la Banque Royale du Canada
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Publié dans : Immigration et Réfugiés, Société

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