Un troupeau de caribous.

Un troupeau de caribous.
Photo Credit: CBC

Protection du caribou d’Ungava : entente conclue entre sept nations autochtones

La Table ronde autochtone du caribou de la péninsule d’Ungava (TRACPU) a annoncé mardi la signature d’une entente sur la préservation et la gestion du caribou entre les sept peuples autochtones qui partagent traditionnellement cette ressource alimentaire et culturelle. L’accord est considéré par la TRACPU comme étant historique et sans précédent.

« C’est sans précédent dans l’histoire. Nous ne croyons pas qu’il existe une autre entente du genre au Canada entre des peuples autochtones pour la gestion concertée de la faune. Le caribou a toujours été d’une importance vitale dans nos cultures autochtones, tant sur le plan spirituel que culturel en plus d’être une source de nourriture, et de servir à la confection d’abris et des vêtements. »Adamie Delisle Alaku, coprésident de la TRACPU et vice-président au Développement des ressources de la Société Makivik.
Cette stratégie de gestion, portant le nom Il y a longtemps dans l’avenir : le caribou et les peuples autochtones de la péninsule d’Ungava, a été débattue pendant quatre années par la TRACPU et répond au déclin marqué des troupeaux de caribous de la rivière George et de la rivière aux Feuilles. Le troupeau de la rivière George avait atteint un sommet au début des années 1990 et connaît un déclin spectaculaire depuis.

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La population de ce troupeau est passée d’environ 770 000 têtes en 1993, à 385 000 en 2001, à 74 000 en 2010, à 22 000 en 2012, à 14 000 en 2014 et à 9000 à ce jour. Le troupeau de la rivière aux Feuilles a atteint, quant à lui, un sommet en 2001 avec 628 000 têtes, puis a chuté considérablement, passant à 430 000 en 2011, à 332 000 en 2015 et à 199 000 en 2016.

La stratégie de 55 pages veut que les nations concernées puissent s’adapter aux hausses et aux baisses des populations, en acceptant la variabilité naturelle et en s’y ajustant pour aider les chasseurs à prendre les bonnes décisions pour maximiser les retombées sociales, spirituelles, économiques et culturelles au profit de tous les peuples en respectant la priorité d’accès réservé aux peuples autochtones.

Pour ce faire, les sept nations autochtones se sont donné trois axes d’interventions et ils sont en ordre de priorité :

1) Entente de partage autochtone

2) Plan de recherche et de suivi

3) Plan de gestion de l’habitat et de l’impact environnemental

4) Plan d’intendance, d’engagement et de communication

5) Plan socio-économique

Un camion transportant du matériel de construction derrière un troupeau de caribous près du village cri de Nemaska autour de la rivière Rupert dans le nord-est de la province de Québec, au Canada. ©REUTERS/Rock Arssenault
« Cette stratégie est dédiée aux générations futures des peuples autochtones vivant dans l’Ungava, en l’honneur de nos ancêtres. Des Autochtones des quatre coins de l’Ungava se sont mobilisés afin de puiser dans nos valeurs et notre expérience communes pour magnifier notre relation entre nous, nos ancêtres, nos enfants et le caribou. »Mark Nui, représentant de la Nation innue, coprésident de la TRAPCU et négociateur d'ententes sur les répercussions et les avantages.

La stratégie retrace l’histoire du caribou de la péninsule d’Ungava de 8000 avant notre ère à 2015 sur trois périodes. Elle est fondée sur la science et les connaissances autochtones, lesquelles « relèvent souvent de la morale […] s’établissent sur de longues échelles temporelles, sont holistiques, inclusives, qualitatives et procèdent par inductions ». La stratégie contient des déclarations de membres des sept peuples autochtones qui forment la TRACPU.

Compléments d’information : 

Radio Canada International avec Société Makivik 
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Publié dans : Autochtones, Environnement, Société

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