Un appartement à louer pour le 1e juillet.

Les logements à louer demeurent éternellement vides et les propriétaires sont loin d’être confiants
Photo Credit: Radio-Canada/Pasquale Harrison-Julien

Les taux d’inoccupation des logements effraient les propriétaires au Québec

Les perspectives ne cessent de s’assombrir sur le marché du logement aussi bien au Québec que dans le reste du Canada. Le taux d’inoccupation des maisons ne cesse de grimper, ce qui n’est pas de nature à rassurer le marché.

Vent de panique chez les propriétaires 

La Société d’hypothèques et de logement (SCHL), l’Association des propriétaires du Québec (APQ) ne peuvent rester en confiance en face de l’avenir du parc locatif qui s’annonce de plus en plus incertain.

Un rapport de la CSHL dépeint une situation alarmante des perspectives du marché de l’habitation qui trouble la quiétude des propriétaires.

Les annonces à louer pullulent dans les journaux et autres sites Internet, sans que les propriétaires aient des réponses à leurs sollicitations.

Les prévisions du taux d’inoccupation des logements au Québec ne vont pas en s’améliorant! Alors qu’il était élevé à 4,3% en 2016, on estime maintenant le taux d’inoccupation dans la province à 4,6% en 2017 et il continuera vraisemblablement à augmenter!

Dans la RMR de Montréal, le taux est passé de 3,9%, pour passer au-dessus de la barre des 4%, avec 4,1% en 2017.

Plusieurs autres régions ont des taux d’inoccupation qui effraient le marché : À Trois-Rivières, Gatineau et Québec, le taux d’inoccupation est de 6,0 %; À Saguenay, 6,5%; Dans la RMR de Sherbrooke, il est passé de 6,4 % en 2016 à 6,7 % en 2017!

Un appartement à louer dans le quartier Montcalm à Québec.
Un appartement à louer dans le quartier Montcalm à Québec. © Radio-Canada

Vers une perte d’intérêt pour la propriété ? 

Annie Lapointe, la porte-parole de l’association des propriétaires du Québec © APQ

Annie Lapointe, la porte-parole de l’association des propriétaires du Québec dit redouter une perte d’intérêt à devenir propriétaire au Québec, à cause du poids financier qui pèse actuellement sur les épaules de ceux qui en ont fait l’expérience.

Selon Mme Lapointe, les propriétaires se trouvent pris en étau entre une trop forte tendance baissière du taux d’occupation des maisons et l’obligation de payer des taxes et de rénover les logements au fil des ans.

La multiplication des projets de construction de logements sociaux à loyers modiques par le gouvernement n’est pas de nature à favoriser une amélioration de la situation du marché locatif, décrie Annie Lapointe.

Le fait que ces logements entrent en compétition avec les propriétaires contribuables vient aggraver l’inoccupation des logements mis sur le marché par ces propriétaires privés, ce qui porte un coup dur à la rentabilité de leur investissement immobilier.

D’un autre côté, le taux actuel d’augmentation des loyers ne satisfait pas toujours ces propriétaires qui estiment qu’autour de 2 % annuellement, ce taux est tout simplement dérisoire pour leur permettre de tirer leur épingle du jeu et réaliser les travaux de rénovation et de mise à niveau convenables pour les locataires.

La lueur d’espoir pour ces propriétaires viendrait du marché du travail et de l’augmentation du niveau de l’immigration dans le pays.

Les résultats des perspectives du marché d’habitation au Québec publié par la SCHL ressortent en effet que ces deux facteurs devraient stimuler le marché locatif dans les prochaines années.

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Publié dans : Économie, Société

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