À la veille de la réunion internationale des ministres de la Défense sur le maintien de la paix des Nations unies (dont le Canada sera l'hôte), les attentes sont grandes. Le Canada va-t-il décevoir ou va-t-il préciser ses engagements promis il y a plus d'un an par rapport à la participation de Casques bleus canadiens?

À la veille de la réunion internationale des ministres de la Défense sur le maintien de la paix des Nations unies (dont le Canada sera l'hôte), les attentes sont grandes. Le Canada va-t-il décevoir ou va-t-il préciser ses engagements promis il y a plus d'un an par rapport à la participation de Casques bleus canadiens?
Photo Credit: Reuters/Afolabi Sotunde

Mission des Casques bleus canadiens : une grande annonce mercredi?

Ottawa serait toujours en pourparlers exploratoires avec l’ONU concernant la destination et la nature d’une prochaine mission de paix de Casques bleus du Canada, une mission pourtant en préparation depuis deux ans et promise officiellement depuis plus d’un an maintenant par le gouvernement libéral de Justin Trudeau.

Il avait promis en août 2016 d’investir 450 millions de dollars sur trois ans et de déployer 600 soldats et 150 policiers dans des missions de paix.

Un haut représentant de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, révèle qu’aucune décision n’est encore prise à quelques heures de l’ouverture mercredi d’un important sommet de l’ONU au Canada où l’on s’attendait à ce que Justin Trudeau clarifie ses intentions. Le Canada se prépare à accueillir à cette conférence qui se tient à Vancouver les représentants de 80 pays.

Le Canada va-t-il ou non dévoiler la forme de son engagement?

Le Français Jean-Pierre Lacroix est le Chef du Département des opérations de maintien de la paix.
Le Français Jean-Pierre Lacroix est le Chef du Département des opérations de maintien de la paix. © ONU

Certains représentants de l’ONU, diplomates étrangers et experts, ont prévenu le Canada qu’il serait embarrassé s’il n’avait pas d’engagement concret à offrir cette semaine à cette conférence internationale où ne sont invités que les pays qui participent aux missions d’aide de l’ONU ou qui ont promis de le faire.

Bien que les libéraux aient été critiqués pour avoir traîné leurs pieds sur cet enjeu, M. Lacroix souligne que l’ONU n’attendait pas à tout prix la réponse du Canada.

« Le travail est en cours », dit Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des opérations de maintien de la paix à l’ONU.

« Il semble qu’il y ait plusieurs avenues qui n’ont pas encore été examinées de près. Mais nous attendons que le gouvernement canadien arrive avec une décision finale. Les choses bougent et ce n’est pas frustrant, c’est plutôt encourageant », précise-t-il.

Écoutez

Des options variées sur la table pour plus qu’une seule mission?

Des casques bleus déployés en République démocratique du Congo. Crédit photo : UN Photo/Sylvain Liechti
Des casques bleus déployés en République démocratique du Congo. Crédit photo : UN Photo/Sylvain Liechti

Des sources affirment que le gouvernement canadien considère toujours plusieurs options en fonction de plusieurs missions, et non d’une seule mission, dans lesquelles le Canada pourrait apporter la contribution de ses Casques bleus.

La liste des pays où les forces canadiennes pourraient se retrouver comprend plusieurs nations situées en Afrique, dont la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, ainsi que le Mali.

Il pourrait donc y avoir par exemple un déploiement d’hélicoptères canadiens au Mali ou d’avions en Ouganda pour aider certaines missions.

Le Canada serait vraisemblablement prêt à fournir aussi une force d’intervention rapide dans le plateau du Golan – entre Israël et la Syrie -, à aider la mission policière de l’ONU en Haïti, puis à envoyer des soldats formateurs pour aider les pays à s’améliorer dans les opérations de maintien de la paix.

Le premier ministre Trudeau doit faire une apparition au sommet de Vancouver mercredi avec M. Lacroix, ainsi qu’avec le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan et la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

C’est là que le Canada pourrait enfin cesser de faire traîner un suspense qui dure depuis presque deux bonnes années.

Opérations de maintien de la paix de l’ONU en 2016

Chute historique des Casques bleus canadiens : moins de 70 dans le monde

Casques bleus de la MISNUMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali)
Casques bleus de la MISNUMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali) © MISNUMA

Lorsque le gouvernement de Justin Trudeau annonçait à la fin de l’été de l’an dernier son intention de dépêcher à l’étranger jusqu’à 600 soldats et 150 policiers pour le maintien de la paix dans le monde, le Canada ne comptait plus alors que 112 d’entre eux dans des missions de l’ONU.

Depuis ce temps, malgré ces promesses d’un réinvestissement, le nombre de Casques bleus et de Bérets bleus canadiens sur le terrain a chuté encore un peu plus, au point où il n’y avait que 68 Canadiens affectés au maintien de la paix le mois dernier.

Les libéraux de Justin Trudeau ont promis d’accroître l’implication du Canada dans les missions de maintien de la paix, mais les nouvelles statistiques des Nations unies montrent que notre pays met en ce moment à la disposition de la planète son plus petit nombre de Casques bleus de mémoire récente, y compris durant la période de désengagement internationale du gouvernement conservateur de Stephen Harper de 2006 à 2015.

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RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Mathieu Gohier et Michel C. Auger de Radio-Canada

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Publié dans : International, Politique

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