L’arrivée des Filles du Roi en 1667, dans le but de marier des colons canadiens. Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, et Mgr François de Montmorency-Laval, évêque de Québec, les attendent.

L’arrivée des Filles du Roi en 1667, dans le but de marier des colons canadiens. Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, et Mgr François de Montmorency-Laval, évêque de Québec, les attendent. Bibliothèque nationale du Canada
Photo Credit: Bibliothèque nationale du Canada

Comment les Filles du roi ont donné naissances aux premiers petits canadiens-français

Les Filles du roi (ou « Filles du roy », selon la graphie de l’époque) étaient des centaines de jeunes femmes de bonne famille, souvent orphelines et d’origine modeste, qui au 17e siècle avaient été sélectionnées en France pour venir peupler la Nouvelle-France.

Archives

Archives

Comme la colonie française d’Amérique était à ses débuts une colonie d’exploitation du commerce des fourrures, la majorité de ses habitants sont de jeunes hommes solitaires désireux de prendre épouse.

Le roi de France agissait comme un tuteur auprès de ces jeunes femmes en payant les coûts de leur voyage ainsi qu’une dot lors de leur mariage. Cette dot était ordinairement de 50 livres, ce qui représentait à l’époque une demi-fortune.

En 1666, on dénombrait dans ce nouveau pays 719 célibataires masculins âgés de 16 à 40 ans pour seulement 45 filles célibataires des mêmes âges. C’est alors qu’en 10 ans près d’un millier de Filles du roi ont été envoyées par bateau. Durant cette période, la population de la Nouvelle-France est passée de 3200 membres en 1666 à 6700 en 1672.

Plaque en hommage aux Filles du roi parties de la Salpêtrière, à Paris - Archives

Plaque en hommage aux Filles du roi parties de la Salpêtrière, à Paris – Archives

Découvrez :
Qui est donc cette Montréalaise de la première heure qui a combattu les Iroquois?

Musée canadien d'histoire McCord

Musée canadien d’histoire McCord

En complément

Les Filles du roi : femmes courageuses à l’origine de la fondation de Montréal – RCI 

La Maison Saint-Gabriel fait revivre l’histoire de la Nouvelle-France – RCI 

L’histoire de la famille Molson et de son legs économique à Montréal – RCI 

RCI avec Wikipédia

Allez! Posez-moi une question sur le Canada : Stéphane.parent@radio-canada.ca

column-banner-stephen

Mots-clés : , , , , , , ,
Publié dans :

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*

3 comments on “Comment les Filles du roi ont donné naissances aux premiers petits canadiens-français
  1. Michelle Desfonds dit :

    C’est à la suite de pressions des quelques familles installées ici qui avaient envoyé Pierre Boucher rencontrer le roi Louis XIV pour lui demander de faire quelque chose pour peupler la colonie qu’un programme de peuplement fut mis en place par Louis XIV. De 1663 à 1673, environ 763 filles à marier, pour la plupart pauvres et orphelines, vinrent en Nouvelle-France. Leur transport était payé par le roi qui leur faisait remettre aussi une cassette contenant divers objets utiles. Certaines ont reçu une dot. 20 ans plus tard, la population avait triplé et devenait viable. Contrairement aux coutumes de l’époque, ces femmes ont choisi elles-mêmes leur mari. Le conseil souverain avait pasé un règlement le 28 novembre 1663 faisant défense à quiconque  » d’empêcher les filles venues de France aux frais de sa majesté de se marier quand bon leur semblera. »

  2. Mona Andrée RAINVILLE dit :

    Je suis recherchiste en histoire des femmes et serai heureuse de vous fournir des informations factuelles et exactes la prochaine fois que l’un de vos auditeurs vous demandera des informations concernant l’immigration féminine en Nouvelle-France ou encore un renseignement concernant les Filles du roi. Françoise Langlois, mère d’Hélène Desportes n’était pas un Fille du roi.

  3. Bielle dit :

    Bien la gravure des filles du Roi où l’on voit Jean Talon qui repose à 200 m de ma fenêtre, peut-être voit-il la gravure sur mon écran de PC?
    Le dimanche on peut rêver en vous écoutant parler du nombre de médecins
    A+