Depuis le début des années 2000, les bracelets de couleurs en plastique sont devenus la représentation de l'implication d'une personne dans une cause charitable. Les jeunes sont les plus enclins à les porter © Scott Barbour/Getty Images

Les finances et le manque de confiance empêchent les milléniaux de faire plus de dons de bienfaisance

D’une part, les Canadiens de moins de 35 ans sont moins susceptibles de faire des dons à une œuvre de bienfaisance que les autres générations et, en général, ils donnent moins d’argent. De l’autre, les millénaires font plus confiance aux organisations caritatives que leurs aînés, et la plupart disent qu’ils donneraient plus dans les bonnes circonstances, soit s’ils avaient plus d’argent, s’ils trouvaient la bonne cause, ou simplement s’ils avaient plus confiance dans le processus de dons de bienfaisance en général.

Ces dernières affirmations représentent les principales conclusions d’une étude publiée mercredi par l’Institut Angus Reid, spécialiste de la recherche sur l’opinion publique au pays et CHIMP – charitable impact, un organisme de bienfaisance basé à Vancouver, en Colombie-Britannique. 

« Cette étude montre que, même si les considérations financières sont un facteur pour certains milléniaux qui ne donnent pas plus à la charité, il y a un groupe de jeunes millénaires éduqués et à revenu élevé parmi ceux qui disent qu’ils pourraient donner plus. La génération du millénaire a une approche différente quant aux dons que la génération de leurs parents. Les milléniaux exigent que les organismes de bienfaisance adaptent leurs tactiques et les engagements de nouvelles manières, telles que les médias sociaux et d’autres médias numériques. »Shachi Kurl, directeur général de l'Institut Angus Reid.

Le fondateur de TOMS, Blake Mycoskie, est photographié le 20 mars 2014 à Vancouver. Qu'il s'agisse de mettre des chaussures sur les pieds des enfants pauvres ou de fournir Internet à partir de ballons dans le ciel, les entreprises de l'ère numérique exploitent le pouvoir de combiner affaires et bien social. Blake Mycoskie est un fier défenseur de cette idée. © GLENN CHAPMAN / AFP / Getty Images

D’autres conclusions clés :

  • Les jeunes Canadiens ont tendance à consommer plus de contenus sur les médias sociaux que les plus âgés, et les jeunes utilisateurs sont plus enclins à aimer ou à partager des messages sur la charité que les plus âgés.
  • Une petite majorité des utilisateurs des médias sociaux canadiens (54 %) affirment que le fait d’aimer une publication ou d’utiliser un mot-clic à l’appui d’une cause a un impact « très » (9 %) ou « assez significatif » (45 %) sur la cause en question.
  • Les membres de la génération Y sont plus susceptibles que tout autre groupe de donner de l’argent en réponse aux demandes reçues sur les médias sociaux (33 %, contre 26 % ou moins dans les autres groupes d’âge) ou en ligne (30 %, comparativement à 16 %).
  • Bien qu’ils soient moins enclins à faire un don, les moins de 35 ans sont plus susceptibles que les répondants plus âgés d’avoir fait du bénévolat pour chacun des 11 types de causes analysées dans cette étude.
  • La moitié des membres de la génération du millénaire (49 %) sont d’accord avec l’affirmation suivante : « Avec toutes les demandes que je reçois et la vie tellement occupée, j’ai l’impression de ne pas avoir assez de contrôle sur les dons de bienfaisance que je fais. »
  • Alors que les moins de 35 ans sont moins susceptibles de se sentir confiants quant à leurs dons de bienfaisance, ils sont plus susceptibles de dire : « On peut faire confiance aux organismes de bienfaisance avec l’argent que les gens leur donnent » (54 % sont d’accord avec cet énoncé). 
Radio Canada International avec l'Institut Angus Reid et CHIMP - charitable impact. 
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Publié dans : Consommation, Internet, Société

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