Quatorze lumières brillent vers le ciel lors d’une cérémonie sur le mont Royal à l’occasion du 25e anniversaire du massacre de Polytechnique. (Ryan Remiorz / Presse canadienne)

Quatorze lumières brillent vers le ciel lors d’une cérémonie sur le mont Royal à l’occasion du 25e anniversaire du massacre de Polytechnique. (Ryan Remiorz / Presse canadienne)

Tuerie de l’école polytechnique : 28 ans plus tard, le nombre de femmes en génie en nette hausse

Le Canada se souvient, en ce 6 décembre, de la tuerie de l’École polytechnique de Montréal dans laquelle 14 étudiantes ont été assassinées, en 1989, parce qu’elles étaient des femmes. Elles étaient 800 étudiantes à Polytechnique au moment du massacre.

Un homme rend hommage aux victimes du massacre au monument de la tuerie de l’École polytechnique de Montréal (archives). Photo : PC/RYAN REMIORZ
Un homme rend hommage aux victimes du massacre au monument de la tuerie de l’École polytechnique de Montréal (archives). Photo : PC/RYAN REMIORZ

« J’haïs les féministes! Vous êtes une bande de féministes! » C’est ce qu’a crié le meurtrier Marc Lépine en tirant à bout portant sur ces jeunes femmes. Il s’est ensuite suicidé.

En cette Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, instituée en 1991 par le Parlement du Canada, des cérémonies ont lieu partout au pays.

En cette journée sombre brille cependant une étincelle d’espoir dans le fait que ce drame n’a pas découragé les femmes d’étudier dans ce domaine ni de devenir ingénieures. Dans certains domaines du génie, leur nombre dépasse légèrement celui des étudiants masculins. C’est le cas en génie chimique, génie biomédical et génie biologique.

Tant en nombre qu’en proportion, les femmes canadiennes sont pleines de génie

L’École polytechnique de Montréal.
L’École polytechnique de Montréal. © Ministère de la Culture et des Communications

Selon le tout dernier rapport d’Ingénieurs Canada intitulé Des ingénieurs canadiens pour l’avenir, la proportion de femmes inscrites à des programmes de génie au Canada a battu des records en 2016, tant au premier cycle (20,7 %) qu’au deuxième (25,3 %).

En 1989, 17 % des étudiantes de Polytechnique étaient des femmes, tous niveaux d’études confondus. En 2017, leur proportion est de 28 %, soit 2300 étudiantes, ou près d’un étudiant sur trois.

Leur nombre a augmenté aussi sur le marché du travail. En 1989-1990, elles n’étaient que 4,3 % des ingénieurs dans la province, alors qu’aujourd’hui elles sont un peu plus de 14 %.

Polytechnique, je me souviens- Dossier spécial de Radio-Canada 

Des cérémonies commémoratives prévues aujourd’hui

Des fleurs déposées sur le mémorial érigé à la Polytechnique en mémoire des victimes du massacre du 6 décembre 1989. Photo : Radio-Canada
Des fleurs déposées sur le mémorial érigé à la Polytechnique en mémoire des victimes du massacre du 6 décembre 1989. Photo : Radio-Canada © PC / Graham Hughes

À 8 h 30, une gerbe de roses blanches sera déposée devant une plaque commémorative à Polytechnique. L’établissement d’enseignement invite son personnel, les étudiants et le grand public à venir s’y recueillir tout au long de la journée.

En fin d’après-midi, un autre rassemblement aura lieu sur le belvédère du mont Royal, dès 17 h. Quatorze faisceaux lumineux seront alors allumés à quelques secondes d’intervalle, à l’appel du nom de chacune des 14 victimes.

La mairesse de Montréal Valérie Plante, la vice-première ministre du Québec Dominique Anglade, la femme du premier ministre Justin Trudeau, Sophie Grégoire Trudeau, et des survivantes du massacre seront présentes.

Aide-mémoire…
– Le massacre de 1989 marque un tournant dans l’histoire du contrôle des armes à feu au Canada et est l’événement qui renforce l’attitude plus restrictive du Québec à l’égard des armes à feu.
– La semaine dernière, un groupe de pression proarmes du Québec a renoncé à un rassemblement à la place du 6 décembre 1989, située près de l’entrée de l’Université de Montréal sur le chemin de la Reine-Marie.
– L’organisateur de l’événement a choisi cet endroit pour susciter la controverse, affirmant que les meurtres perpétrés à Polytechnique, la pire fusillade au Canada, sont injustement utilisés par les défenseurs du contrôle des armes à feu. Lisez la suite : Les agitateurs canadiens du débat des armes à feu s’inspirent de la NRA 

RCI avec La Presse canadienne, CBC et Radio-Canada

En complément

Polytechnique : 28 ans plus tard, le souvenir de la tragédie est intact – Radio-Canada 

Diplômés en génie de l’étranger, une insertion professionnelle encore difficile – RCI 

Il y a 27 ans, Polytechnique – Radio-Canada 

Mots-clés : , , , , ,
Publié dans : Science et technologie, Société

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*