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La province de la Colombie-Britannique interdit la chasse au grizzli

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La province la plus à l’ouest du Canada a annoncé cette semaine l’interdiction de toute activité de chasse au grizzli. La mesure, qui entre en vigueur immédiatement en Colombie-Britannique, élargira l’interdiction actuelle de la chasse aux trophées. L’annonce a été faite lundi matin à Vancouver par le ministre des Ressources naturelles Doug Donaldson et le ministre de l’Environnement George Heyman.

Dès le 8 décembre, le ministre Donaldson avait déclaré qu’un processus de consultation avait été mené dans le but de créer des règlements sur l’avenir de la chasse au grizzli dans la province. À l’été, Donaldson avait aussi annoncé que l’interdiction de la chasse à l’ours brun entrerait en vigueur le 30 novembre et que la pratique des chasseurs de trophées finirait après la saison de chasse de 2017 qui a culminé cette semaine.

« Il est devenu très clair que la chasse au grizzli ne correspond plus aux valeurs [des citoyens]. »Doug Donaldson, ministre des Ressources naturelles de la Colombie-Britannique

L’interdiction met également fin à la chasse au grizzli dans la région côtière appelée Great Bear Rainforest. Selon les nouvelles règles, il est illégal de chasser les grizzlis pour le sport, quand un animal est tué pour sa tête, ses jambes ou sa peau, et non pour sa chair. La chasse à l’ours brun pour sa viande est encore autorisée à l’extérieur de la forêt pluviale du Grand Ours, mais les critiques ont remis en question la façon dont les autorités vont imposer l’interdiction.

Le nouveau règlement est le résultat de consultations avec les Premières Nations de la province, avec d’autres groupes et avec le grand public.

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On estime à environ 15 000 individus la population d’ours bruns en Colombie-Britannique. Chaque année, autour de 250 d’entre eux sont capturés par les chasseurs. Les Premières Nations ont de droits acquis pour chasser les grizzlis selon les lois du territoire.

Le gouvernement néo-démocrate de la province, soutenu par le Parti vert, a pris le pouvoir en juillet, après les libéraux qui ont dirigé la province pendant 16 ans. Et ce sont eux qui ont fait cette annonce mal accueillie par tout le monde.

En effet, lors de l’annonce de la nouvelle disposition en août dernier, certains chasseurs ont déclaré que la décision de la province d’interdire la chasse au grizzli était « inutile ».

Steve Hamilton, un chasseur de la ville de Prince George, prétend avoir reçu des menaces de mort après qu’il eut chassé son unique ours brun il y a des années. Tout en décrivant la joie qu’il a ressentie en tuant l’ours, il dit avoir été étiqueté comme un  « tueur de faune ».

« Les gens trouvent tout à fait acceptable de vouloir me tuer, moi et ma famille.  [Cependant], je tue pour manger. La nourriture préférée de ma fille de 4 ans est la saucisse d’ours biologique. » Steve Hamilton, président de la Wildlife Association of Spruce City.

M. Hamilton est l’un des nombreux chasseurs qui croient que la décision d’interdire toute chasse à l’ours est motivée par l’émotion et non par la science.

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Publié dans : Environnement, Internet et technologies

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