La consommation de marijuana à des fins récréatives cause des maux de têtes au Forces armés canadiennes.
Photo Credit: PC / Darryl Dyck

Légalisation de la consommation du cannabis : un sérieux casse-tête pour les Forces canadiennes

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Selon les Nations unies, le cannabis est la substance illégale la plus consommée dans le monde.

C’est un phénomène d’une grande ampleur et qui entraîne plusieurs interrogations.

Par exemple : de quelle manière la loi encadre-t-elle la consommation du cannabis? Quel est l’impact de cette consommation sur la santé publique, et notamment sur les populations jeunes qui s’avèrent être les plus grands consommateurs?

Banalisation de la consommation

Jointex (Défense nationale)

La consommation de cannabis, peu importe comment on le consomme, s’est banalisée.

Selon certaines études, dans plusieurs milieux, « fumer du pot » c’est presque devenu semblable à la consommation de cigarettes, voire d’alcool.

De la décriminalisation (Croatie, Estonie, Costa Rica) à la tolérance (Allemagne, Argentine, Pays-Bas), de l’interdiction (Malaisie, Chine, Iran) à l’illégalité (Japon, Islande, Indonésie), on constate une hétérogénéité en fonction des pays.

Marijuana et Forces armées

Rimpac (Défense nationale)

Avec la légalisation de la marijuana au Canada, le 1er juillet, les Forces armées canadiennes font face à un enjeu de taille : d’illégale à légale, la consommation de cannabis par les militaires se doit d’être encadrée. Mais comment?

Environnement de travail bien particulier

Tradewinds (Défense nationale

L’armée de terre (blindés, artillerie, fantassins), l’aviation (chasseurs, transporteurs) et la marine (destroyer, frégates, sous-marins, navires de ravitaillement) n’ont que bien peu en commun avec les emplois civils.

Dans ce contexte, le lieutenant-général Chuck Lamarre, commandant du Commandement du personnel militaire au sein des Forces canadiennes, affirme qu’il est prêt à prendre des mesures restrictives, qu’il s’agisse de consommation interdite selon certains déploiements ou affectations, ou encore de sélection des militaires avant le déploiement.

Lieutenant-général Chuck Lamarre (Défense nationale)

« And we are concerned about folks who have the challenges of operating heavy equipment, weaponry, who are on call on a regular basis to go and do things, like our [search and rescue] technicians. »

(Trad. : Nous nous interrogeons sur les capacités de notre personnel de bien faire son travail lorsqu’il est assigné aux opérations d’équipements lourds, lorsqu’il porte des armes, quand il est appelé régulièrement à faire son travail en mission de recherche et sauvetage par exemple.)

Lieutenant-général Chuck Lamarre

Le projet de loi du gouvernement libéral en est à l’étape de l’étude au Sénat. Selon le premier ministre Justin Trudeau, le passage de projet de loi à loi en bonne et due forme viendra à l’été 2018.

Protection des Canadiens – environnements dangereux

« We have to be able to protect the Canadian Armed Forces’ ability to be able to send men and women – at a moment’s notice –to operate in some very, very dangerous and demanding environments. »

(Trad. : Nous devons être en mesure de garantir la capacité des Forces armées canadiennes à envoyer des hommes et des femmes – à tout moment – dans des environnements très, très dangereux et exigeants.)

Lieutenant-général Chuck Lamarre

Depuis le printemps 2016, une équipe d’experts formée de médecins, d’avocats, de policiers militaires et d’officiers en déploiement se penche sur les implications possibles de la légalisation de la marijuana sur les opérations militaires canadiennes, au pays comme en mission à l’étranger (ONU, OTAN) et sur les politiques qui devront être revues.

Rappelons que, dans le monde civil (expression militaire), les employeurs peuvent interdire la consommation de drogue ou d’alcool sur les lieux de travail avec quelques exceptions tout de même pour les employés qui doivent consommer de la marijuana pour des raisons médicales et qui possèdent une ordonnance d’un médecin.

Plusieurs déploiements militaires canadiens en mission à l’étranger étaient de type « dry camp ». Ainsi, l’alcool (bière et spiritueux) était formellement interdit lors des missions de la FORPRONU (ONU), de l’I-FOR (OTAN) en ex-Yougoslavie et dans le théâtre opérationnel d’Afghanistan.

Plus:

Légalisation de la marijuana les Canadiens seraient inquiets des répercussions possibles (Radio Canada International)

Cannabis : connaissez-vous les risques (Santé Canada)

Le gouvernement du Canada annonce des fonds en appui aux forces de l’ordre pour appuyer et la légalisation et la réglementation du cannabis (Gouvernement du Canada)

RCI, CBC, Défense nationale

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Publié dans : Santé, Société

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