Un cartel du pain au Canada selon le Bureau de la concurrence

Photo: Radio-Canada

Un cartel du pain au Canada selon le Bureau de la concurrence

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Un document juridique du Bureau de la concurrence révélait mercredi qu’il y a eu fixation des prix du pain entre des grossistes et des détaillants canadiens.

En vertu de la Loi sur la concurrence, les grossistes Canada Bread et George Weston ainsi que les détaillants Loblaw, Walmart Canada, Sobeys, Metro et Tigre Géant se sont livrés à des actes criminels.

Par exemple, le prix de produits comme des brioches, des bagels, du pain naan, des muffins anglais et des tortillas a été haussé en moyenne de 7 ¢. Une augmentation qui s’est échelonnée pendant plus d’une décennie, orchestrée par Canada Bread et George Weston, et qui a débuté en 2001.

Ces fournisseurs auraient rencontré de façon individuelle leurs clients qui vendent au détail pour qu’ils soient en accord avec les hausses de prix. Toujours selon les documents, les détaillants ont accepté la hausse sous condition que leurs concurrents maintiennent à leur tour le prix fixé sur le marché.

La hausse de 7 ¢ a d’ailleurs été qualifiée de convention 7/10 : la hausse étant de 7 ¢ pour les grossistes et de 10 c¢ pour les détaillants.

Qu’est‑ce qu’un cartel?

Un cartel est formé lorsque des entreprises conviennent de ne pas se livrer concurrence, tout en maintenant l’illusion de la concurrence.

Un cartel est un groupe d’entreprises indépendantes dont le but concerté est de réduire ou d’empêcher la concurrence.

Les formes les plus courantes de comportement d’un cartel sont les suivantes :

  • Truquage des offres : deux personnes ou plus s’entendent afin de manipuler un processus d’appel d’offres.
  • Fixation des prix : deux concurrents ou plus s’entendent sur les prix demandés pour la fourniture de biens ou de services.
  • Allocation des marchés : deux concurrents ou plus s’entendent pour attribuer des ventes, des territoires, des clients ou des marchés entre eux.
  • Limitation de la production : deux concurrents ou plus s’entendent pour contrôler ou limiter la quantité de biens ou de services produits ou fournis
    (Source: Bureau de la concurrence du Canada)

Les documents sont sans équivoque, selon le porte-parole de Loblaw, Kevin Groh.

« Nous avons admis notre rôle, et on ne peut pas fixer les prix seuls », a-t-il noté, ajoutant que la société maintenait ses déclarations précédentes et était toujours à l’aise avec les décisions qu’elle a prises.

Après le dévoilement des documents, l’autre grossiste montré du doigt, Canada Bread, a affirmé avoir eu connaissance de ces allégations en décembre, mais ne pouvait les commenter avant que l’information ne soit rendue publique.

Réaction de Canada Bread mercredi :

« Les allégations ne sont pas le reflet du Canada Bread que nous connaissons […] notre équipe de direction actuelle prend ces allégations très au sérieux, et nous enquêtons activement afin de prendre les mesures nécessaires. »

RCI, La Presse canadienne

En complément

Enquêtes sur les cartels (Bureau de la concurrence du Canada)

Avoir le pain et l’argent du pain, l’affaire Loblaw et son « cadeau » de 25 $ (RCI)

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Publié dans : Économie, Société

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