Khadija (un nom d'emprunt) a fait une demande d'asile au Canada en 2017. Photo: Brett Purdy/CBC News)

Chercher asile au Canada parce que persécutée dans son pays d’origine

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Une femme sur six qui demande l’asile au pays affirme fuir parce qu’elles font face à des mariages forcés ou ne veulent pas subir de mutilation génitale.

C’est ce que révèle une enquête faite par CBC/Radio-Canada à partir de chiffres obtenus de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié après une demande d’accès à l’information.

C’est le cas de deux femmes originaires de Djibouti qui portent sur leur visage les cicatrices laissées par des années d’abus par leurs maris.

Deka et Khadija, des noms utilisés pour que leurs témoignages restent anonymes, ont fait connaissance lorsqu’elles ont traversé illégalement la frontière entre les États-Unis et le Canada près d’Emerson au Manitoba.

« J’ai été dans une relation abusive au cours des 10 dernières années et je ne pouvais pas obtenir une protection de mon pays, c’est pourquoi j’ai fui avec mon fils pour venir au Canada », affirme Deka.

Trois autres enfants sont toujours avec leur père à Djibouti. Son amie Khadija témoigne aussi avoir fui une situation similaire.

« Il a épousé une autre femme et il a continué à abuser de moi. Je suis partie, car je ne pouvais plus le supporter. »

En 2017, le nombre total de demandeurs d’asile interceptés aux frontières était de 20 593, dont 18 836 sont entrés par le Québec et 1018 par le Manitoba.

Ces statistiques, qui proviennent de l’Agence des services frontaliers du Canada, révèlent aussi que les demandes d’asile faites par des femmes sont un peu plus susceptibles d’être approuvées que celles des hommes.

Cependant, les femmes qui demandent l’asile sont moins facilement admises à titre de réfugiées si elles disent avoir été persécutées, comme Deka et Khadija, plutôt que pour des raisons politiques, religieuses ou ethniques.

RCI, Radio-Canada, CBC News (selon un texte de Karen Pauls)

En complément

Demandeurs d’asile traités par les bureaux de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), janvier 2011 – décembre 2017

Le taux d’acceptation des demandeurs d’asile grimpe en flèche au Canada (Radio-Canada avec CBC News)

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Publié dans : Immigration et Réfugiés, Société

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