C'est la Concussion Legacy Foundation qui a rendu public la décision de la hockeyeuse, Hayley Wickenheiser de consacrer son cerveau à la recherche (Antonio Calanni/Associated Press)

Dans un élan d’altruisme désintéressé, elle met son cerveau au service de la science

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Le don de soi n’a pas de limites pour la hockeyeuse Hayley Wickenheiser qui, en plus de se surpasser dans le domaine sportif, a décidé de donner son cerveau aux scientifiques pour l’avancement des recherches sur les commotions cérébrales.

Commotion cérébrale : un monstre qu’il faut conjurer

L’engagement de la joueuse canadienne de mettre son cerveau au service de l’avancement de la recherche après sa mort est motivé par le souci de contribuer à vaincre un monstre : la commotion cérébrale. Cette dernière est présente dans l’univers sportif, particulièrement dans le hockey, le football et le soccer. Elle souffle au passage plusieurs vies ou laisse la plupart des victimes dans un état de pathologie grave et largement incommodant pour le reste de leur vie.

  • Dans une proportion de 64 %, les visites aux services d’urgence des hôpitaux par les personnes de 10 à 18 ans sont liées à la participation à une activité sportive, physique ou récréative.

  • Chez les enfants et les jeunes de 10 à 18 ans qui visitent un service d’urgence à cause d’un traumatisme crânien subi en pratiquant un sport, 39 % ont reçu un diagnostic de commotion cérébrale, tandis que dans le cas de 24 %, il s’agissait d’une possible commotion.

  • Le football, le soccer et le hockey affichent tous une hausse de plus de 40 % des taux de traumatismes crâniens déclarés (comparativement à d’autres blessures) entre 2004 et 2014 chez les enfants et les jeunes.

La quadruple médaillée olympique a une histoire personnelle particulièrement douloureuse avec les commotions cérébrales.

La sportive de 39 ans est passée près de cet événement malheureux en 2008. Après une mise en échec dans un match, en Suède, elle avait été aux prises avec des étourdissements et des nausées, qui sont des symptômes manifestes d’une commotion.

Pire, la septuple championne du monde, originaire de Shauvanon, en Saskatchewan, vit avec la douleur de la perte d’un ami cher, Steve Montador, ex-joueur de la LNH fauché il y a plus de deux ans par l’encéphalopathie traumatique chronique (ETC).

L’ETC est une maladie découverte par le Dr Bennet Omalu qui, le premier, a établi une corrélation entre les chocs crâniens répétitifs que subissent les joueurs de football et une dégénérescence prématurée des facultés cognitives. Les personnes atteintes de l’ETC souffrent de perte de mémoire, de confusion, de comportements impulsifs et, souvent, de dépression.

Les commotions cérébrales représentent un réel problème dans l’univers sportif. (Istock)

Mobilisation tous azimuts

Les commotions cérébrales sont perçues comme un réel problème de santé publique qui suscite une mobilisation générale, tant dans le monde scientifique, politique que sportif.

Les commotions cérébrales dans le sport sont un problème de santé publique reconnu parce qu’elles sont fréquentes et qu’elles présentent des risques de conséquences à court et à long terme. Il s’agit notamment de symptômes cognitifs, émotionnels et physiques, voire la mort s’ils ne sont pas détectés.Gouvernement du Canada

Chaque année au Canada, le nombre de blessures signalées qui pourrait s’expliquer en partie ou en totalité par le niveau de participation à des activités sportives engendre :

  • 16 000 décès;
  • 60 000 invalidités;
  • 3,5 millions de visites à l’urgence;
  • Un fardeau économique de 27 milliards de dollars pour l’économie canadienne

L’engagement de Wickenheiser de mettre son cerveau à la disposition de la recherche n’est pas unique en son genre.

De nombreuses autres vedettes sportives, dont les Américaines Angela Rugierro et Elena Meyes Talor, ont également consenti à faire ce don de soi, rejoignant près de 2800 personnes, anciens sportifs, et autres soldats, qui ont pris cet engagement dans le monde.

Mme Wickenheiser, en plus de donner son cerveau, se distingue par ses multiples autres engagements, comme son appui au lancement de plusieurs jeux vidéo pour traiter les commotions cérébrales au Canada.

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Publié dans : Santé, Société

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