Les poupées Izzy : 20 ans de sourires d’enfants

izzydolls.ca

Les poupées Izzy : 20 ans de sourires d’enfants

Share

C’est l’histoire d’une mère qui voulait que le sacrifice de son fils ne fasse pas partie des pertes humaines oubliées lors des déploiements des Forces armées canadiennes au sein des missions de l’ONU et de l’OTAN.

1999, Kosovo

Carol Isfeld, mère du CplC Mark Isfeld, créatrice de l’initiative Izzy Dolls est décédée le 15 août 2007. ( https://cmea-agmc.ca/)

Quelque part sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, Carol Isfeld vivait sa propre mission au Kosovo.

Mme Isfeld tricotait de petites poupées qu’elle appelait « Izzy dolls » en mémoire de son fils, Mark, une des victimes canadiennes des missions de paix.

Le caporal-chef Mark Isfeld devait accomplir des tâches dangereuses lors de la mission des Forces canadiennes en Bosnie et en Croatie.

CplC Mark Isfeld (http://www.hpicanada.ca/)

Il était démineur.

Quand il ne parcourait pas les terres minées de ce conflit des années 90 qui a suivi l’explosion de la Yougoslavie après le décès de Tito, Mark Isfeld, Izzy comme l’appelaient ses camarades, donnait aux enfants bosniaques, serbes ou croates de petites poupées tricotées par sa mère.

C’est en faisant son travail qu’il est décédé. Peu de temps après, en souvenir de l’homme qui arrêtait son véhicule pour donner des poupées aux enfants le long de la route, ses confrères militaires canadiens en déploiement en ex-Yougoslavie ont continué la tradition.

Par la suite, des groupes de tricoteuses d’un peu partout au pays, essentiellement des mères de militaires déployés, ont poursuivi l’œuvre de Carol Isfeld. Elles ont confectionné de petites parcelles d’équipement pour déclencher un sourire à des mondes de distance.

2015, le déploiement en Afghanistan et les réfugiés syriens

Shirley O’Connell (www.izzydoll.ca)

Au fil des années, l’Ontarienne Shirley O’Connell est devenue coordonnatrice nationale du projet des poupées Izzy (Izzy Dolls Project).

En 2015, au cœur de la crise des réfugiés syriens et de leur accueil au Canada, elle enjoignait les Canadiens, essentiellement les Canadiennes, reconnaissons-le, à tricoter ces poupées pour les offrir aux enfants syriens qui arrivaient des camps.

Engagée à fond dans ce projet depuis plus de 10 ans, Mme OConnell a envoyé plus de 25 000 poupées Izzy en Afghanistan.

Sa maison de Perth, en Ontario, aura vu passer quelque 90 000 poupées.

2018 à l’Île-du-Prince-Édouard

Nancy MacLean (Nancy Russell/CBC)

C’est maintenant au tour de Nancy MacLean de poursuivre la mission des poupées Izzy. Ses quelque 60 poupées rejoindront des militaires de l’Île déployés en mission outre-mer.

Le fils de Mme MacLean fait partie d’un des déploiements canadiens.

À peine 10 cm de haut, une poupée Izzy se transporte facilement dans la poche d’un militaire, elle se donne facilement et crée un instant de paix pour un enfant.

Les petites poupées s’en vont en Lettonie, où le Canada a déployé des militaires au sein d’un contingent de l’OTAN et aussi à bord du NCSM Charlottetown, une frégate qui fera route vers l’Afrique.

 

(Randy McAndrew/CBC)

À ce jour, plus de 1,3 million de poupées Izzy ont été données un peu partout sur Terre. Plus récemment, c’est le détachement de la Gendarmerie royale du Canada en Haïti qui en a donné 800.

RCI, CBC, HPIC, YouTube

Share
Mots-clés : , , , , , ,
Publié dans : International, Société

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*