UBC Sailbot

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Perdu en mer depuis un an, un voilier robotisé canadien revient à bon port

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Il a perdu sa voile et ajouté quelques égratignures à sa coque, mais le voilier autonome («Sailbot», en anglais) est de retour dans le port de Vancouver après avoir été repéré au large des côtes de la Floride en décembre dernier.

Sailbot arrive à Terre-Neuve en 2016 - PHOTO : UBC

Sailbot arrive à Terre-Neuve en 2016 – PHOTO : UBC

Les créateurs de ce voilier intrépide, des étudiants de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) avaient gardé espoir qu’il soit un jour repoussé sain et sauf vers la terre ferme quelque part, que ce soit en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe ou en Afrique.

Parti de Saint-Jean, à Terre-Neuve, sur la côte est du Canada en août 2016 pour une traversée de l’Atlantique qui n’aurait pas dû prendre plus de trois semaines, Sailbot a commencé à donner des signes de détresses informatiques à environ 700 kilomètres au large.

Puis, il est disparu après une traversée d’environ 1200 kilomètres en raison croit-on du passage d’une vague qui aurait arraché presque tout son gréement, emportant du coup la plupart de ses capteurs informatifs.

Un navire de recherche a finalement repéré Sailbot en décembre 2017 alors qu’il voguait paisiblement au large de la Floride Mission non accomplie, mais une première tout de même

Même si Sailbot ne s’est pas rendu à destination, il a établi un nouveau record pour la plus grande distance parcourue par un navire automatisé lors d’une traversée de l’Atlantique, selon les responsables de l’Université de la Colombie-Britannique.

L’équipe étudiante a maintenant l’intention d’examiner Sailbot pour en tirer des leçons en vue de son prochain projet qui sera d’inscrire un voilier robotisé à une course de 3714 kilomètres entre la ville côtière de Victoria en Colombie-Britannique et Maui, une des îles hawaïennes, en 2019 ou 2020.

Ce n’est pas le premier robot canadien a défrayer la manchette

David Smith et Frauke Zeller : les parents de Hitchbot.

David Smith et Frauke Zeller : les parents de Hitchbot.

Il y a quatre ans des chercheurs canadiens avaient mis au point Hitchbot, un « robot social » de la taille d’un enfant et qui s’est rendu célèbre pour son voyage en auto-stop d’un bout à l’autre de l’Amérique du Nord.

HitchBOT, qui avait à peu près la taille d’un enfant de six ans, avait été conçu par des chercheurs ontariens des universités McMaster et Ryerson.

Il était muni d’une main pour faire du pouce, de bottes robustes et d’une caméra. Son système de reconnaissance vocale et son intelligence artificielle permettaient ainsi aux automobilistes sur sa route de converser avec lui. Le projet HitchBOT avait pour but de susciter une réflexion et une discussion autour des avancées technologiques et de notre perception des robots.

Hitchbot avait cependant été détruit au-delà de la capacité de le réparer alors qu’il n’en était seulement qu’a sa deuxième semaine de sa première traversée des États-Unisalors et qu’il venait d’arriver dans la ville de Philadelphie. Il avait été décapité par un passant et certaines de ses pièces électroniques avaient également été dépouillées.

Une vidéo filmée par une caméra de surveillance avait capturé les derniers instants du robot auto-stoppeur canadien avant sa décapitation macabre. Cette affaire avait provoqué à la fois de la consternation, de la colère et de la tristesse dans les deux pays amis.

AVERTISSEMENT : cette vidéo peut-être bouleversante à regarder ou inadaptée pour les enfants.

RCI avec La Presse canadienne et Radio-Canada

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Publié dans : International, Internet et technologies

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