Selon l'enquête d'AVIVA, sur les neuf véhicules ayant fait l'objet d'une fraude, l'évaluation originale pour l'ensemble des dommages s'élevait à 27 657,15 $. Une fois les réparations effectuées sur les neuf véhicules en question, le coût de facturation total a atteint 58 328,40 $. Les travaux d’inspection à la suite de ces réparations révèlent une surenchère de 57 %, soit plus de 330 000 $ de plus injustifiables. Photo : IS

Assurance automobile : coûts exorbitants pour les Canadiens à cause de pratiques frauduleuses!

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Une enquête de la firme AVIVA révèle des pratiques malsaines chez certains réparateurs de véhicules et des conducteurs de dépanneuses dans la région de Toronto. Ces derniers ont mis au point toutes sortes de stratagèmes pour arnaquer les assureurs, ce qui soutirerait plus de 2 milliards de dollars des poches des Canadiens qui doivent subir les contrecoups de la hausse des tarifs d’assurance de leurs automobiles.

Surendommager les véhicules et simuler les réparations

En Caméra cachée, l’enquête de la compagnie AVIVA permet de débusquer des pratiques frauduleuses savamment orchestrées à des fins lucratives.

Ayant décidé de sonder ce qui se produit chez les réparateurs de voitures tout juste après un accident, AVIVA met en place une stratégie dont les résultats sont tout simplement ahurissants.

Une dizaine de véhicules que la compagnie d’assurance a volontairement accidentés sont abandonnés sur le bord de l’autoroute, avec à l’intérieur des caméras cachées.

Ayant fait appel à des réparateurs d’autos et à des conducteurs de dépanneuses en pareille circonstance, en vue de remorquer, en cas de besoin, les voitures et de procéder aux réparations nécessaires, les images prises par les caméras révèlent des pratiques douteuses : entre dommages supplémentaires causés volontairement par les réparateurs, facturation de pièces non remplacées, remorquage, entreposage de véhicules souvent non dispensés et surenchère au niveau de la facture finale, les enquêteurs d’AVIVA se perdent dans le jeu mafieux de praticiens véreux.

Selon l’enquête :

  • Les ateliers de réparation ont facturé le prix de nouvelles pièces, mais ont installé des pièces d’occasion ou n’ont pas remplacé les pièces du tout. En outre, des pièces non endommagées ont été indiquées comme ayant été réparées sur la facture définitive. 

  • Les conducteurs de dépanneuse ont offert un pot-de-vin aux clients pour leur donner des indices sur les accidents nécessitant des services de remorquage, ont dissuadé les conducteurs de faire appel aux ateliers de réparation automobiles accrédités d’Aviva, ont remorqué les véhicules sans autorisation appropriée et ont demandé aux conducteurs de signer un ordre de travail vierge.

Traquer les opérateurs indélicats

Le gouvernement du Canada est appelé à sévir pour mettre un terme à ces pratiques qui coûtent cher aux Canadiens.

La pratique malsaine ne concerne pourtant pas l’ensemble des opérateurs du secteur de la réparation automobile et du remorquage au pays, néanmoins la fraude coûte plus de 2 milliards de dollars chaque année aux Canadiens, et près du quart de ce montant pèse sur les épaules des conducteurs ontariens.

Cela représente un scandale d’envergure nationale. Toutefois, nous reconnaissons que les conducteurs de dépanneuse et les ateliers de réparations automobiles ne commettent pas tous une fraude. Quant à ceux qui flouent le système, le gouvernement et l’industrie de l’assurance doivent combattre ensemble la fraude à l’assurance automobile en s’attaquant à ses causes premières qui ont mené à un système précaire et dysfonctionnel. Le gouvernement doit d’abord dicter la voie à suivre – c’est pourquoi nous lui proposons un plan d’action en cinq points au profit de nos clients honnêtes. Gordon Rasbach, vice-président du Service antifraude d'Aviva Canada

AVIVA recommande un plan d’action qui vise à assainir les pratiques. Entre autres :  éliminer les coûts superflus par l’abolition des commissions de recommandation, interdire les ordres de travail vierges pour contrer les demandes de fournisseurs de services aux clients qui doivent les signer, privilégier les réseaux de réparations accrédités des assureurs pour faciliter des rabais aux clients, dénoncer les fraudes constatées en les déclarants, et prendre des sanctions sévères contre les fournisseurs de services qui s’adonnent aux pratiques trompeuses.

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Publié dans : Économie, Société

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