L'estomac de cette baleine échouée contenait jusqu'à 30 sacs de plastique. Photo : La Presse canadienne/AP/Université de Bergen

Récupérer la totalité des emballages de plastique d’ici 2040 : un défi titanesque pour l’industrie canadienne

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Une image forte symbolisant l’extrême pollution de la planète à laquelle fait face l’humanité depuis plusieurs années : celle de cette baleine qui a dû être euthanasiée. La géante des mers souffrait énormément de la présence dans son estomac de plus de 30 sacs en plastique qu’elle avait ingurgités. Les industries canadiennes du plastique souhaitent se joindre à la croisade mondiale contre ce fléau qui détruit l’environnement, pollue les océans et porte un coup dur à la faune et à la flore.

Une trentaine de sacs et d’autres objets de plastique dans l’estomac

Quelques-uns des sacs de plastique retrouvés dans l’estomac de la baleine. Photo : La Presse canadienne/AP/Université de Bergen

La découverte faite par des zoologistes norvégiens l’année dernière est ahurissante. Sur les images ci-dessus, plusieurs des sacs de plastique qui ont infligé à la baleine une souffrance insupportable. Il a donc fallu abréger ses souffrances.

La baleine de six mètres n’avait presque plus de gras dans son estomac, rempli de bien d’autres objets de plastique. Elle s’était échouée plusieurs fois au courant d’une même journée sur les eaux au large de Sotra, près d’Oslo, la capitale norvégienne.

D’après un constat de l’Associated Press l’année dernière : L’estomac d’une baleine échouée contenait 30 sacs de plastique.

Le cas de cette baleine illustre l’ampleur des dégâts causés par les huit millions de tonnes de plastiques jetés dans les océans à travers le monde chaque année. Une situation fortement décriée par l’ONU en cette veille de journée mondiale de l’environnement.

Pour la Journée mondiale de l’environnement, le message est simple : bannissez les produits en plastique à usage unique. Refusez ce que vous ne pouvez pas réutiliser. Ensemble, nous pouvons ouvrir la voie à un monde plus propre et plus vert. - António Guterres, secrétaire général de l'ONU 

L’Association canadienne de l’industrie des plastiques (Groupe CNW/Association canadienne de l’industrie de la chimie)

Un avenir sans déchets de plastique : c’est possible, mais tous doivent s’engager

L’Association canadienne de l’industrie des plastiques (ACIP) et l’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC) prennent l’engagement de venir à bout des déchets de plastique grâce à des solutions innovantes qui s’alignent sur les solutions actuellement proposées en Europe et aux États-Unis.

Des cibles de réduction qui traduisent une volonté d’agir :
  • Un nouvel objectif ambitieux de réutilisation, de recyclage ou de récupération de tous les emballages de plastique d’ici 2040.
  • Il faut que tous les emballages de plastique soient recyclables ou récupérables d’ici 2030.

Au-delà de la simple volonté, il faut plus de détermination et d’engagement. La détermination à travers les investissements colossaux nécessaires pour moderniser et améliorer la conception des emballages.

Une plus grande implication du public aux programmes de recyclage et de récupération, ainsi qu’une modification des comportements en ce qui concerne la gestion des déchets.

L’ACIP et l’ACIC et leurs membres souhaitent investir des sommes considérables dans toute la chaîne de valeur pour moderniser l’infrastructure et améliorer la conception des emballages. Photo : iStock

Les innovations en matière de plastique sont essentielles à l’amélioration du niveau de vie et de la durabilité globale grâce à de nouveaux produits qui réduisent le gaspillage, réduisent le gaspillage alimentaire, favorisent l’efficacité des ressources, conservent l’eau et les ressources naturelles et réduisent les émissions. Il s’agit d’un gaspillage de ressources précieuses lorsque des matières plastiques sont utilisées une fois puis envoyées à l’enfouissement. Carol Hochu, présidente et chef de la direction de l'ACIP.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a lancé en 2017 la campagne « Océans propres » avec un événement sur cette plage de Bali (Indonésie). La campagne visait à sensibiliser le public à la protection des océans. Photo © PNUE

À noter :

8 millions de tonnes de plastique sont déversés chaque année en mer;

8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites entre 1950 et 2015;

La majeure partie de ce plastique (79 %) s’est retrouvée dans la nature ou dans les décharges, en particulier dans les océans. Seulement 9 % de ces déchets ont pu être recyclés;

Quelque 12 milliards de tonnes de déchets plastiques pourraient se retrouver dans la nature d’ici 2050;

Selon l’ONU, il y a aujourd’hui plus de microplastiques dans les mers du globe que d’étoiles dans toute la galaxie;

Des îles les plus reculées jusqu’au pôle Nord, aucune région n’est épargnée;

Si la tendance actuelle se poursuit, il y aura en 2050 plus de plastique que de poissons dans les océans.

RCI avec Radio-Canada, l’ONU, l’ACIP et l’ACIC

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Publié dans : Environnement, Société

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