Face à Donald Trump, les Européens solidaires avec Trudeau
Italy’s Prime Minister Paolo Gentiloni (R) talks to Canada’s Prime Minister Justin Trudeau (L), German Chancellor Angela Merkel and U.S. President Donald Trump while posing for a family photo at the start of G7 Summit at Greek Theatre in Taormina, Sicily, Italy, May 26, 2017.

Au lendemain d'un G7 marqué par la volte-face et les insultes de Donald Trump, des dirigeants européens se rangent du côté de Justin Trudeau
Photo Credit: Jonathan Ernst

Face à Donald Trump, les Européens solidaires avec Trudeau

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Des dirigeants européens présents au G7 à La Malbaie, au Québec, sont venus à la rescousse de l’hôte du sommet, Justin Trudeau, insulté par Donald Trump. Le président américain a par ailleurs menacé ses alliés de plus de droits de douane.

Ce n’était pas l’entente cordiale souhaitée en pareille circonstance. Au G7, on a l’art de sauver les apparences. Les discussions musclées, lorsqu’il y en a, relèvent du domaine du huis clos. Face aux caméras, les accolades et les sourires montrent que les grandes puissances occidentales sont unies. Rien de tel au Sommet du G7.

Certes, la rencontre s’est soldée, tant bien que mal, par un communiqué final unanime. Mais l’homme qui faisait planer un gros nuage sur le sommet, Donald Trump, a été à la hauteur de sa réputation. À peine parti du Canada et quelques heures après la conférence de presse finale du sommet, le président américain s’est déchaîné sur Twitter contre le premier ministre canadien, Justin Trudeau, le taxant d’être un traître malhonnête et faible.

Le président américain Donald Trump fait monter la pression dans les relations canado-américaines en s’en prenant personnellement au premier ministre Justin Trudeau

Le crime de Justin Trudeau? Avoir osé répéter ce qu’il dit depuis plusieurs jours, à savoir que les taxes punitives américaines sur l’aluminium et l’acier canadiens, fondées sur un prétexte de « sécurité nationale », sont insultantes compte tenu des relations fraternelles entre le Canada et les États-Unis. Et par conséquent, le Canada y riposterait dès le 1er juillet.

Paris et Berlin aux côtés d’Ottawa

L’attitude erratique du président américain a incité la France à dénoncer « l’incohérence » de la délégation américaine. Pour Paris, « la coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots. Soyons sérieux et dignes de nos peuples. Nous nous engageons et nous tenons ». Le retrait des États-Unis du communiqué final a été particulièrement mal reçu par l’Élysée. « Nous avons passé deux jours à avoir un texte et des engagements. Nous nous y tenons, et quiconque les quitterait le dos tourné montre son incohérence et son inconsistance. » Et de conclure que « la France et l’Europe maintiennent leur soutien à ce communiqué, tout comme nous l’espérons l’ensemble des membres signataires ».

Emmanuel Macron et Justin Trudeau - Photo : Reuters

Le président français Emmanuel Macron est non seulement solidaire avec Justin Trudeau, mais également il fustige une diplomatie menée à coups de colères et de petits mots.
Photo : Reuters

« Il y a une place spéciale au paradis pour Justin Trudeau. Canada, merci pour l’organisation impeccable du G7. »

Donald Tusk, président du Conseil européen

De son côté, l’Allemagne a accusé Donald Trump de  « détruire très rapidement une quantité incroyable de confiance» avec ses tweets. La chancelière allemande, Angela Merkel, a qualifié la décision de Donald Trump de retirer son soutien au communiqué final d’expérience « qui dégrise et un peu déprimante ». Mais elle a maintenu que « ça n’est pas la fin du G7 ». Elle a par ailleurs appelé à un front commun européen face aux menaces américaines sur les importations de voitures.

Devant les parlementaires de son pays, la première ministre britannique Theresa May a réitéré son choix du multilatéralisme comme approche pour traiter les problèmes causés par la mondialisation dans certains pays. « Ça ne peut pas être fait en prenant des mesures unilatérales contre vos partenaires », a-t-elle insisté, en référence à l’unilatéralisme de Donald Trump.

Donald Tusk, le Président du Conseil européen est un fervent critique de Donald Trump. © Leon Neal

Quant au président du Conseil européen, Donald Tusk, qui était aussi présent au sommet, il a déclaré qu’« Il y a une place spéciale au paradis pour Justin Trudeau. Canada, merci pour l’organisation impeccable du G7 ». Il réagissait aux propos du conseiller présidentiel américain pour le commerce, Peter Navarro, qui a dit dimanche qu’il y avait un siège réservé en enfer à tout dirigeant étranger qui s’engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos.

Autre baume au cœur de Trudeau venu, cette fois des États-Unis, ces mots du sénateur républicain de l’Arizona John McCain aux Canadiens sur Twitter : « Les Américains sont solidaires avec vous, même si notre président ne l’est pas. »

(Avec des informations de l’AFP)

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Publié dans : International, Politique, Société

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