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Aide médicale à mourir : presque 4000 Canadiens et Canadiennes en ont bénéficié

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Près de 4000 Canadiens se sont tournés vers l’aide médicale à mourir pour abréger leurs souffrances depuis que les lois québécoise et fédérale sont entrées en vigueur.

Dans son troisième rapport périodique sur l’aide médicale à mourir, Santé Canada révèle ainsi que 3714 Canadiens ont eu recours à l’aide d’un médecin ou d’une infirmière pour mettre fin à leurs jours depuis que cette pratique est permise par les lois, soit en décembre 2015 au Québec et en juillet 2016 partout au pays.

Dans ce rapport, on apprend en détail que durant la seule deuxième moitié de 2017, 1525 Canadiens ont reçu l’aide médicale à mourir. Cela représentait une hausse de près de 30 % par rapport au premier semestre de la même année.

Le pourcentage de décès attribuables à l’aide médicale à mourir au Canada reste cependant tout à fait comparable à celui des rares autres pays qui ont mis en place un tel régime.

Portraits de fin de vie

La plupart des Canadiens qui ont eu recours à l’aide médicale à mourir étaient âgés de 56 à 90 ans. Leur moyenne d’âge étant de 73 ans.

Le cancer (65 %) est le plus fréquemment responsable du désir des patients de mettre un terme à leur vie.

40,5 % des personnes malades ont obtenu l’aide médicale à mourir dans un établissement hospitalier, et 43,3 % à la maison.

Les autres sont morts dans des établissements de soins de longue durée, des centres de soins infirmiers, des centres de soins palliatifs ou à des endroits non précisés.

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Une infirmière rend visite en septembre 2016 à un Québécois atteint d’alzheimer. © Radio-Canada/Ginette Lamarche

RCI avec La Presse canadienne et Radio-Canada

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Publié dans : Santé, Société

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2 comments on “Aide médicale à mourir : presque 4000 Canadiens et Canadiennes en ont bénéficié
  1. Yvon Bureau dit :

    Et tout s’est presque toujours très bien passé. Bravo à nos soignants et à nos établissements de soins et à nos corporations professionnelles concernées.
    Du beau travail et du grand cœur! Et du respect inconditionnel de la personne éclairée et libre qui qui termine SA vie avec AMM.

    La grande surprise des soignants : l’immense sérénité de ces finissants de la vie.

    Et un impact positif : la paix intérieure des soignants et accompagnateurs qui sont avec et proches, les respectant infiniment. La primauté du seul intérêt de la personne en fin de vie les habite et les honore.

    Hâte de connaitre combien de personnes ont terminé leur vie par AMM entre le 1 janvier 2018 et 30 juin 2018.

    Pour la clarté juridique optimale, reste au PM Trudeau de demander l’avis à la Cour suprême sur C-14/Aide médicale à mourir. Ce serait une action cent-cœurs. De compassion.
    Yvon Bureau ts Québec

    http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/blog.php

  2. Et pendant ce temps, que fait-on des soins palliatifs? Nos gouvernants doivent y
    voir car la situation est inquiétante si rien ne se fait: il y a un manque fragrant de
    ressources financières et humaines pour vraiment MOURIR DANS LA DIGNITÉ.