la station spatiale internationale

La Station spatiale internationale
Photo Credit: NASA

Des blessures de Soyouz reçues sur Terre à l’origine de la fuite d’air à bord de la Station spatiale internationale ?

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L’agence de presse russe, TASS, a rapporté que le vaisseau russe, Soyouz, aurait peut-être reçu ses blessures sur Terre, sur la base de son fabricant, ce qui a causé la fuite à bord de la Station spatiale internationale (SSI) la semaine dernière.

RCI avec des informations de la NASA / Space.com, l'Agence France Presse, l'Agence spatiale canadienne et CBC

Un trou de 2 millimètres (0,08 pouce)

Les astronautes ont procédé à des vérifications à bord de la Station spatiale internationale, le 29 août, pour tenter d’expliquer l’origine de la chute de pression constatée par les contrôleurs de la Station.

C’est alors qu’ils ont remarqué que le module orbital supérieur de la sonde Soyouz avait un trou de 2 millimètres, soit 0,08 pouce.

Il faut préciser que c’est Soyouz, le vaisseau russe, qui a transporté le flambeau olympique dans le cadre des Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, dans le sud de la Russie, qui a également transporté l’équipage qui a rejoint la Station spatiale internationale il y a 4 mois.

La NASA n’a pas encore commenté ce qui aurait pu causer le trou de 2 millimètres (0,08 pouce), ce qui a entraîné une dépressurisation temporaire et mineure avant que les astronautes aient réussi à le réparer le 30 août.

Différentes théories avancées : accident ou sabotage délibéré?

Les préoccupations actuelles sont celles de savoir qui a la responsabilité de ce problème survenu à bord de la Station spatiale internationale. Voici quelques-unes des questions qui se posent :  s’agit-il d’un défaut accidentel ou d’une détérioration délibérée? Où cela est-il arrivé? Sur Terre ou dans l’espace?

L’agence russe, TASS, rapporte que Dmitri Rogozin, le chef de l’agence spatiale russe Roscosmos, a relevé qu’ une erreur humaine aurait eu lieu sur le terrain avant le lancement de la capsule Soyouz en juin.

Selon des rapports russes, une petite fuite détectée la semaine dernière dans la capsule de transport Soyouz, temporairement amarrée à la station spatiale internationale, pourrait avoir été provoquée par un être humain avant le lancement de l’engin spatial. Soyouz est la seule sonde spatiale actuellement capable d’amener des membres d’équipage à la station spatiale, et elle reste connectée au laboratoire en orbite jusqu’à ce qu’ils rentrent chez eux.

« Nous considérons toutes les théories. Celle à propos d’un impact de météorite a été rejetée parce que la coque du vaisseau spatial avait évidemment été touchée de l’intérieur […] Cependant, il est trop tôt pour dire ce qui s’est passé […]. Mais, cela semble être faite par une main hésitante […] c’est une erreur technologique d’un spécialiste. Cela a l’air d’être fait par une main humaine – il y a des traces d’une perceuse glissant le long de la surface. Nous ne rejetons aucune théorie. », a affirmé Dmitri Rogozin.


La sonde Soyouz MS-09 de Roscosmos est photographiée amarrée au module Rassvet de la Station spatiale internationale. La semaine dernière, un trou de deux millimètres de large a été détecté dans la partie supérieure de l’engin spatial, provoquant une fuite d’air dans la Station spatiale. (NASA)

Une question d’honneur pour le fabricant russe

Selon TASS, Rogozin a continué en appelant à une enquête sur l’incident:

Une commission va chercher à identifier le coupable par son nom, a déclaré Rogozin, qualifiant cela de « question d’honneur» pour l’entreprise de fabrication spatiale russe, Energiya, qui a fabriqué Soyouz.

Energiya contrôlera tous ses navires Soyouz et Progress pour détecter d’éventuels défauts, à la fois sur son site de production en dehors de Moscou et sur ceux en attente de lancement au cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, a rapporté l’agence de presse RIA Novosti.

Les responsables spatiaux russes ont avancé comme hypothèse le fait que le trou avait été peut-être causé par un forage sur Terre.

Selon les spécialistes, si la théorie selon laquelle le trou a été créé par un homme avec une perceuse est vraie, il est probable que les dommages aient été causés sur Terre, car le forage est extrêmement difficile dans les environnements à microgravité. Cela suggère que le dommage peut être survenu au cours de la fabrication de la capsule ou lors des tests de prélancement.

Plus de peur que de mal

La fuite était très légère, ce qui n’a pas causé de grand danger, étant donné que les membres de l’équipage n’ont pas du tout été inquiétés.

Si les niveaux de pression sont depuis le 30 août plus stables, c’est parce qu’il y a eu des réparations pour tenter de refermer le trou, rapporte la NASA.

Grâce au ruban adhésif, le cosmonaute russe, Sergey Prokopyev, par ailleurs commandant de Soyouz, a essayé de colmater la brèche.

Selon la NASA, la fuite n’a jamais constitué un grave danger pour les astronautes actuellement à bord de la station spatiale. Soyouz sera toujours en mesure de transporter les astronautes chez eux en toute sécurité, car le trou se trouve dans une section du navire Soyouz qui ne sera pas utilisée pour les ramener sur Terre.

La SSI est l’un des rares domaines de coopération russo-américaine qui ne soit pas affecté par la crise des relations entre les pays et les sanctions de Washington. Actuellement, deux cosmonautes russes et trois astronautes de la NASA sont présents sur la SSI, ainsi qu’un astronaute allemand de l’Agence spatiale européenne.

L’astronaute canadien, David Saint-Jacques, décollera en direction de la Station spatiale internationale le 20 décembre 2018, à bord de la fusée Soyouz, à partir du cosmodrome de Baïkonour, au KazakhstanPhoto : La Presse canadienne/Ryan Remiorz

À noter :
L’astronaute de l’Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques s’envolera vers la Station spatiale internationale (SSI) le 19 décembre 2018.

David Saint-Jacques et deux de ses coéquipiers mèneront des expériences scientifiques et aideront à assurer la maintenance de la Station pendant leur mission.

Ils se serviront du Canadarm2 pour attraper et larguer dans l’espace des vaisseaux de ravitaillement ainsi que pour déplacer des astronautes autour de la SSI s’il devait y avoir une sortie dans l’espace.

Les robots spatiaux canadiens jouent un rôle essentiel à bord du laboratoire spatial : ils en assurent le bon fonctionnement en remplaçant notamment des caméras, des ordinateurs, des batteries et des commutateurs.

Le Canadarm2 et Dextre doivent être utilisés pour un nombre croissant de vaisseaux-cargos (attrapés, largages, transbordements). Ils peuvent même se réparer eux-mêmes dans l’espace.

Le Canada se penche actuellement sur les façons d’intégrer l’intelligence artificielle dans les futurs robots spatiaux. Leur permettre d’agir en partie sans intervention humaine sera crucial pour entreprendre des missions dans l’espace lointain

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Publié dans : International, Internet et technologies

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