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Le Canada pilote un projet de réforme de l’Organisation mondiale du commerce

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L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est la cible en ce moment d’une initiative de réforme canadienne qui pourrait mener à la tenue d’une réunion internationale, le mois prochain, dans la capitale canadienne.

Selon des sources canadiennes, cette initiative survient à un moment de tensions commerciales internationales aiguës alimentées par la volonté de Donald Trump de revoir le fonctionnement des échanges mondiaux qui, selon lui, nuisent à son pays. Trump a notamment accusé l’OMC de permettre des pratiques commerciales « déloyales ».

Un petit groupe de ministres du Commerce ayant les mêmes idées pour discuter de la réforme de l’OMC se réunira ainsi à Ottawa les 24 et 25 octobre pour déterminer des moyens concrets d’améliorer l’OMC à court, moyen et long terme, indique une source gouvernementale canadienne requérant l’anonymat étant donné le caractère sensible des discussions. « Les travaux préparatoires sont en cours », a ajouté cette source.

Forcer une réforme

Trump menace de retirer son pays de l’OMC. Il a régulièrement critiqué publiquement le fonctionnement de l’OMC. En avril, il avait notamment affirmé sur Twitter que la Chine, qui est une grande puissance économique, est considérée comme un pays en développement au sein de l’Organisation mondiale du commerce, et qu’à ce titre elle bénéficie d’énormes avantages, particulièrement par rapport aux États-Unis.

La menace de Trump est brandie au moment où son gouvernement fait face à des pressions de ses partenaires commerciaux qui ont saisi l’organisation pour contester les nouveaux droits de douane imposés par Washington sur leurs importations.

Les analystes consultés rappellent qu’un retrait des États-Unis de l’OMC mettrait en danger une des institutions fondamentales sur lesquelles repose le commerce mondial actuel, dont Washington a été l’un des fondateurs.

Des agents de police chinois patrouillent sur les quais d’un port chinois. Photo : Reuters/China Stringer Network

L’initiative canadienne est confirmée

Appelé à commenter l’affaire, un porte-parole du ministre canadien de la Diversification du commerce international, Jim Carr, a déclaré à l’AFP : « Nous reconnaissons les défis au sein de l’OMC et croyons qu’il faut trouver le moyen de faire le travail nécessaire pour faire avancer les réformes. Ce travail commence », a indiqué le ministre, soulignant que « l’OMC peut surmonter certains de ses défis historiques et faire des progrès ».

L’Australie, le Brésil, le Chili, l’Union européenne, le Japon, le Kenya, la Corée du Sud, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, Singapour et la Suisse feront partie du petit groupe de travail qui se réunira dans la capitale canadienne, a précisé Jim Carr.

Une source diplomatique européenne a toutefois affirmé à l’AFP que  « la réunion n’est pas totalement confirmée, car une réunion ministérielle commerce du G20 a lieu en ce moment et le Canada vérifie s’il a assez de soutien » pour diriger la réforme de l’OMC.

Jim Carr Photo : Adrian Wyld/The Canadian Press

Une réforme de l’OMC dans l’air politique depuis quelque temps

Les États-Unis et l’Union européenne avaient annoncé fin juillet vouloir travailler de concert afin de réformer l’OMC, à l’issue d’une réunion entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

Toujours à la fin juillet, le président français Emmanuel Macron a proposé l’ouverture d’une négociation entre l’Union européenne, les États-Unis, la Chine et le Japon sur une vaste réforme de l’Organisation mondiale du commerce. « C’est le moment de nous saisir de cette question », avait déclaré Emmanuel Macron dans un discours devant l’OCDE à Paris.

De son côté, le directeur général de l’OMC, Roberto Azevedo, a reconnu en juillet que l’Organisation, qui gère notamment les conflits commerciaux dans le monde, devait « continuer à réformer et à moderniser le système ».

Roberto Azevedo Photo : AFP

RCI avec l’Agence France-Presse

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Publié dans : Économie, International, Politique

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