Les changements climatiques et les actions entreprises pour les neutraliser auront des effets bénéfiques pour l'environnement, l'économie et l'humanité d'un continent à l'autre
Photo Credit: Radio-Canada

« Les ravages de la montée du niveau des océans imposent des changements rapides et sans précédent » – ONU

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Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a récemment interpellé les dirigeants dans le monde à limiter la hausse de la température à 1,5 degré Celsius en prenant des mesures rapides pour juguler les effets dévastateurs des changements climatiques sur l’environnement et sur la population dans les prochaines années.

RCI avec l'ONU, ORB Media et Radio-Canada

Des répercussions catastrophiques à l’échelle du monde

La montée du niveau des océans inquiète l’ONU, qui souhaite des actions immédiates.

Un nouveau rapport du GIEC tire la sonnette d’alarme sur la nécessité d’adopter des changements de comportement dans chaque pays.

Les effets de la montée fulgurante du niveau des océans sont palpables au quotidien. Des phénomènes extrêmes, comme des précipitations abondantes, entraînent des inondations avec des conséquences dévastatrices pour l’environnement (faune et flore). Sans oublier les montants engloutis et les pertes de vies humaines.

Dans toutes les régions du monde, plus le réchauffement s’accélère, plus il risque de causer des dommages. Le climat ne réagit pas immédiatement aux émissions qui peuvent s’accumuler pendant des années, voire des décennies dans l’atmosphère.

Des cheminées d'où on peut voir s'échapper de la fumée

Gaz à effet de serre Photo : Reuters/Peter Andrews

Et à cause des effets retardataires dans l’océan, qui absorbe puis libère la chaleur plus lentement que l’atmosphère, les températures de surface ne réagissent plus immédiatement aux émissions de gaz à effets de serre. Par conséquent, les changements climatiques continueront pendant des centaines d’années après la stabilisation des concentrations atmosphériques.

Des coûts importants à différents niveaux

Les effets à long terme sur les chaînes d’approvisionnement, sur les PIB nationaux, sur le revenu des ménages et sur les inégalités sont tout aussi importants. Les familles perdent notamment leurs moyens de subsistance et la réalisation de leurs projets est compromise.

Près de 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres d’une côte. Les conséquences des inondations deviennent plus intenses et plus dévastatrices à cause de cette urbanisation croissante et du vieillissement des infrastructures.

« Si nous additionnons seulement le coût direct sur les maisons inondées, les coûts pour l’évacuation de l’eau et de la réparation, alors nous risquons d’ignorer d’importants coûts cachés inhérents à ces inondations », mentionne le professeur Amir Jina de l’Université de Chicago.

Orb Media met de l’avant les coûts liés à ces pertes dans le but de susciter un dialogue mondial sur la question. Divers acteurs doivent participer à ce débat, dont les gouvernements, les chercheurs et le public.

Selon l’ONU, les pertes causées par les catastrophes naturelles ont explosé de 251 % au cours des 20 dernières années. La facture engendrée par les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les inondations, les ouragans et les autres catastrophes climatiques a atteint 2900 milliards de dollars américains.
Les vagues provoquée par l'ouragan Sandy frappent contre une promenade à Kill Devil Hills, en Caroline du Nord.

L’ouragan Sandy a entraîné des pertes économiques de 70 milliards de dollars en 2012.  Photo : Gerry Broom

Des économies plus propres plus résilientes

L’ONU demande une réponse plus ferme des pays aux changements climatiques. Il y a certes quelques solutions abordables et évolutives qui sont adoptées dans certains pays, comme les énergies renouvelables.

Étant donné qu’il s’agit de mesures implantées davantage par les pays développés, l’ONU espère qu’un soutien aux pays en développement leur permettra de s’arrimer à l’économie verte. C’était d’ailleurs l’un des objectifs de la COP 21, qui a mené à la conclusion de l’Accord de Paris sur le climat.

Ce dernier limite la hausse des températures à 2 degrés Celsius. En 2018, 175 pays ont ratifié cet accord et 10 pays en développement ont présenté la première version de leurs plans nationaux pour faire face aux changements climatiques.

Selon le GIEC, si les dirigeants arrivaient à réussir ce pari :

Il y aurait moins de décès dus à la chaleur, au smog et aux maladies infectieuses.

Le niveau des mers s’élèverait d’environ 10 cm de moins.

Il y aurait considérablement moins de vagues de chaleur, d’averses et de sécheresses.

Le nombre de personnes souffrant de pénuries d’eau diminuerait de moitié.

Il y aurait deux fois moins de vertébrés et de plantes qui perdraient la majorité de leurs habitats.

Un panneau numérique indique 40 degrés Celsius devant des rayons du soleil dans un ciel bleu clair.

Le mercure a grimpé à 40 degrés Celsius à Lille, en France, au mois de juillet. Photo : Getty Images/Denis Charlet

Quelques faits en bref

Entre 1880 et 2012, la température moyenne dans le monde a augmenté de 0,85 degré Celsius. Lorsque la température augmente d’un degré, la production de céréales diminue d’environ 5 %. Le maïs, le blé et les autres récoltes principales ont enregistré une diminution marquée de la production. Elle s’est élevée à 40 millions de tonnes par an de 1981 à 2002 à cause du réchauffement climatique.

Les océans se sont réchauffés, les quantités de neige et de glace ont diminué et le niveau des mers s’est élevé. Entre 1901 et 2010, le niveau moyen global de la mer a augmenté de 19 cm, car les océans se sont élargis à cause du réchauffement et la glace a fondu.

La banquise arctique s’est rétractée durant chaque décennie depuis 1979, la perte de banquise atteignant 1,07 million de kilomètres carrés par décennie. À la fin du siècle, l’augmentation de la température globale dépassera 1,5 degré Celsius par rapport à la période allant de 1850 à 1900.

Un glacier.

Les glaciers de l’Arctique canadien ont rétréci depuis 1960, selon les données de l’ISMER. Photo : Courtoisie: Jade Brossard

Le niveau moyen des mers devrait augmenter de 24 à 30 cm d’ici à 2065 et de 40 à 63 cm d’ici à 2100. La plupart des effets des changements climatiques persisteront pendant de nombreux siècles même si l’on met fin aux émissions.

Les émissions globales de dioxyde de carbone (CO2) ont augmenté de près de 50 % depuis 1990.

Les émissions ont augmenté plus rapidement entre 2000 et 2010 que durant chacune des trois décennies précédentes. Il est encore possible, en utilisant tout un arsenal de mesures technologiques et de changements de comportement, de limiter à 2 degrés Celsius l’augmentation de la température moyenne globale comparée à celle du monde préindustriel.

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Publié dans : Environnement, Société

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