Francois Legault

Francois Legault, premier ministre du Québec
Photo Credit: Radio-Canada

Legault peu sensible à l’environnement? Le premier ministre du Québec n’ira pas à la COP 24 en Pologne

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La COP 24 se tiendra du 3 au 14 décembre, à Katowice, en Pologne. Le premier ministre du Québec a annoncé qu’il n’y sera pas, ce qui suscite des interrogations quant à sa sensibilité aux questions ayant trait à l’environnement et aux changements climatiques.

RCI avec Radio-Canada, l'ONU et WWF

« Des dossiers trop techniques »

Tous les indicateurs sont au rouge en ce qui concerne les effets néfastes des changements climatiques sur la planète.

En octobre 2018, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a publié un rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 degré Celsius.

Ce rapport montre que le réchauffement planétaire devrait atteindre 1,5 degré entre 2030 et 2050 s’il continue à augmenter au rythme actuel.

Alors que les estimations précédentes étaient axées sur une augmentation moyenne de 2 degrés, le rapport mentionne qu’un grand nombre des conséquences négatives des changements climatiques se situeront à 1,5 degré.

Un ours polaire sur une masse de glace dans le détroit de Lancaster, près de l'île de Baffin.

Coup de chaleur pour cet ours polaire sur une masse de glace dans le détroit de Lancaster, près de l’île de Baffin. Photo : Radio-Canada/Jimmy Thomson

Ce rapport met en exergue un certain nombre de conséquences des changements climatiques qui pourraient être évitées si le réchauffement était limité à 1,5 degré, et non à 2 ou plus. Ainsi, d’ici à 2100, le niveau de la mer à l’échelle de la planète serait, si le réchauffement était limité à 1,5 degré, inférieur de 10 cm à celui qui risquerait d’être enregistré s’il était limité à 2 degrés.

La probabilité que l’océan arctique soit libre de glace en été serait d’une fois par siècle si le réchauffement est limité à 1,5 degré, mais d’au moins une fois tous les 10 ans s’il est limité à 2 degrés. Avec un réchauffement de 1,5 degré, de 70 à 90 % des récifs coralliens disparaîtraient, alors qu’avec un réchauffement de 2 degrés, la quasi-totalité (plus de 99 %) serait anéantie.

Nations Unies

En raison des enjeux pour l’humanité et pour toutes les espèces qui sont menacées d’extinction, la question de la sauvegarde de la planète devrait constituer un sujet de préoccupation pour tous les dirigeants, dont les décisions permettent d’apporter de réels changements susceptibles d’inverser la courbe actuelle.

Le premier ministre du Québec a motivé son absence autour de la table des discussions par le caractère « très techniques des différents aspects » des questions qui y seront abordées.

M. Legault a indiqué que c’est la ministre de l’Environnement, MarieChantal Chassé qui va représenter la province à cette conférence de l’ONU, les deux premières semaines.

L’opposition voit dans cette absence du premier ministre au sommet le peu d’intérêt qu’il semble accorder aux questions environnementales.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, ne s’est pas encore prononcé sur sa présence ou non en Pologne cette année.

On sait néanmoins qu’il était arrivé à la conférence de Paris (COP 23) en 2015 comme une vedette, nouvellement élue, et promettant de mettre fin à neuf ans de règne de Stephen Harper, le « cancre du climat. »

Justin Trudeau prenant la parole à la conférence de Paris.

Justin Trudeau à la conférence de Paris Photo : AP/Michel Euler

Depuis qu’il est au pouvoir, Justin Trudeau a mené de front l’exploitation du pétrole des sables bitumineux, la croissance économique et la lutte aux changements climatiques. Il a depuis commencé à mettre en place un Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, en collaboration avec les provinces, bien que certaines traînent les pieds. C’est un pas dans la bonne direction, mais c’est aussi insuffisant.

Contexte marqué par la disparition de 60 % des animaux partout sur la planète en 40 ans

Le Fonds mondial de la nature (WWF), dans un nouveau rapport publié mardi, tire la sonnette d’alarme sur la menace d’extinction qui plane sur différentes espèces dans le monde.

Depuis environ 40 ans, ce sont 60 % des espèces animales qui ont disparu. Plusieurs catégories sur tous les continents sont concernées : les tigres et les éléphants d’Afrique, les manchots et autres mammifères, les oiseaux, reptiles, amphibiens et les poissons, etc.

Le braconnage, qui inclut le commerce illégal de produits dérivés du tigre.

La disparition et la fragmentation de l’habitat dues, notamment, à l’exploitation forestière illégale et aux plantations commerciales.

L’abattage punitif découlant de conflits entre l’humain et le tigre.

Les répercussions prévisibles des changements climatiques sur l’habitat des tigres.WWF a ainsi présenté quelques dangers qui menacent les tigres.

Il apparaît clairement que la déforestation constitue l’une des principales causes de cette disparition.

La forêt amazonienne présente une manifestation visible de cette déforestation, avec plus de 6000 kilomètres carrés de forêt rasés.

Il est tout aussi alarmant que chaque minute dans le monde, l’agriculture intensive fait disparaître l’équivalent de 40 terrains de football.

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Publié dans : Environnement, Politique

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