Les jeunes aux prises avec des problèmes de santé mentale ne sont pas laissés à eux-mêmes. Grâce à Crisis Text Line, ils peuvent communiquer sur leur problème partout au Canada et recevoir l’aide dont ils ont besoin.
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De l’aide par texto pour les jeunes Canadiens ayant des problèmes de santé mentale

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Un sondage mené par Jeunesse, J’écoute, organisme de bienfaisance canadien, montre que les jeunes Canadiens aux prises avec des problèmes de santé mentale préfèrent en parler plus par messagerie texte que de vive voix. C’est ce qui justifie le déploiement du service d’assistance par texto à l’échelle du pays pour soutenir ces jeunes.

RCI avec Kids Help Phone et l'Institut canadien d'information sur la santé

Crisis Text Line: un service d’assistance 24 h /24 h

Le service Crisis Text Line a été lancé le 6 novembre aussi bien en français qu’en anglais sur l’ensemble du territoire canadien.

Cette initiative de Jeunesse, J’écoute, en partenariat avec Info Route santé du Canada, et Crisis Text Line, une ligne d’assistance américaine, permettra de donner du soutien gratuit, 24 h sur 24 h, 7 jours sur 7, à des jeunes de partout au pays, à partir d’un appareil mobile doté d’un forfait de messagerie texte.

C’est l’aboutissement d’un processus entamé avec une recherche sur les préférences des jeunes, en ce qui a trait au mode de communication en cas de besoin d’assistance, dans le but de les aider à surmonter une difficulté reliée à leur problème de santé mentale.

Les recherches démontrent que 42 % des jeunes préfèrent confier leurs problèmes par écrit que de vive voix, et 71 % préfèrent un mode de communication non verbal, comme la messagerie texte. Depuis le lancement en février 2018 du projet pilote de Crisis Text Line propulsé par Jeunesse, J’écoute au Manitoba et dans certaines autres provinces, il y a eu plus de 13 000 conversations par texto.

« Jour après jour depuis 1989, Jeunesse, J’écoute parle avec des jeunes de toutes les communautés du Canada, et nous nous adaptons et innovons afin de leur offrir les services en santé mentale qui répondent le mieux à leurs besoins, explique Katherine Hay, présidente et directrice générale de Jeunesse, J’écoute. La mise à l’essai du service Crisis Text Line propulsé par Jeunesse, J’écoute avait pour but d’aller à la rencontre des jeunes là où ils ont le plus besoin de nous. Et la réponse a prouvé qu’il s’agit d’un service indispensable pour la jeunesse canadienne. »

Un jeune femme porte ses mains à la tête. Des gribouillages comportant des points d'interrogation et d'exclamation entourent sa tête.

Photo : getty images/istockphoto

Santé mentale des jeunes et des enfants au Canada : des besoins en soins toujours plus importants au fil des ans

De 10 à 20 % des jeunes Canadiens sont susceptibles de développer un problème de santé mentale.

Entre 2006 et 2017, les visites aux urgences dans les hôpitaux du pays ont augmenté de 66 %, les hospitalisations de 55 %, et 1 jeune sur 12 a reçu des médicaments pour troubles mentaux.

Ces chiffres traduisent l’ampleur du fardeau de la maladie mentale pour le système de santé au pays.

L’initiative de Jeunesse, J’écoute, qui consiste en une assistance fournie par texto par des répondants bénévoles formés en écoute active, vient en quelque sorte donner un coup de pouce au système de soin virtuel.

Depuis le projet pilote, la demande de conversations par texto augmente au fil des jours au Canada, selon Jeunesse, J’écoute, qui mentionne que 70 % des problèmes de santé mentale se manifestent pendant l’enfance et l’adolescence. D’où la nécessité d’intervenir rapidement pour les atténuer ou les empêcher de s’aggraver.

« Avec ce déploiement pancanadien, nous transformons une fois de plus le paysage des soins de santé virtuels de façon novatrice, car nous savons que le Canada de demain dépend de la façon dont nous répondons aux besoins en santé mentale des jeunes d’aujourd’hui. Au cours des prochains mois, nous allons nous concentrer sur le maintien du service Crisis Text Line avec l’ajout d’investissements et de ressources supplémentaires », ajoute Mme Hay.

Il suffit pour les jeunes au bord de la crise de texter Talk au numéro 686868 pour communiquer en anglais avec un répondant, ou Texto au même numéro pour une communication en français.

Les résultats du projet pilote ont démontré que les jeunes discutent surtout d’anxiété, de relations avec les pairs, et d’un sentiment d’isolement avec les répondants aux crises.

Des superviseurs professionnels sont là pour effectuer le suivi de la plateforme de messagerie texte et de l’intervention rapide en situation de crise.

Quelques faits saillants du sondage

Réduction du niveau de stress : chez 86 % des jeunes, le niveau de stress a nettement diminué après avoir échangé avec un répondant;

Amélioration de l’humeur : 87 % d’entre eux ont déclaré qu’au moins une des catégories suivantes s’était améliorée après avoir échangé avec un répondant : moins seul, moins en détresse, moins bouleversé, plus confiant, plus en contrôle de la situation;

Une femme en dépression

Selon le sondage, 24 % des jeunes ont communiqué par texto avec un répondant parce qu’ils avaient des idées suicidaires. Photo : iStock

Augmentation du niveau de confiance : 52 % des usagers du service se sentaient plus en mesure de gérer la situation après la conversation par texto;

Satisfaction envers le service : 83 % des répondants ont affirmé être satisfaits du service reçu, et 81 % ont dit qu’ils recommanderaient probablement le service à un ami;

Intervention précoce : s’ils n’avaient pas reçu d’aide par texto, 78 % des répondants ont dit qu’ils auraient tenté de gérer le problème eux-mêmes, qu’ils n’en auraient parlé à personne, ou qu’ils auraient ignoré le problème en espérant qu’il se règle de lui-même. De plus, 7 % ont dit qu’ils se seraient présentés à l’urgence d’un hôpital.

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Publié dans : Santé, Société

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