En avril dernier, Bombardier Aéronautique avait obtenu une commande ferme pour 10 avions Q400 auprès du transporteur Ethiopian Airlines, un contrat évalué à environ 332 millions $ US. Photo : Bombardier

La multinationale canadienne Bombardier abolit cinq milliers d’emplois en plus de vendre son avion Q400

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L’entreprise Bombardier vient d’annoncer tôt jeudi qu’elle abolissait 5000 emplois dans le monde afin de réaliser des économies annuelles de 250 millions de dollars. Les réductions d’emplois partout au Canada auront lieu au cours des 12 à 18 prochains mois.

Bombardier se retire aussi de la formation des pilotes et des techniciens d’avions d’affaires en vendant cette division à l’entreprise montréalaise de simulateurs de vols CAE pour environ 800 millions de dollars américains.

L’avionneur, dont le siège social est à Montréal, annonce qu’il vient également de vendre pour 300 millions son programme de fabrication d’avions Q400 à Viking Air, une entreprise de la Colombie-Britannique, dans l’Ouest canadien.

Cette transaction avait été rapportée un peu plus tôt par la publication spécialisée dans le domaine de l’aviation The Air Current. Elle survient quelques mois après que Bombardier eut conclu la vente de son programme d’avions à réaction C Series à la compagnie européenne Airbus qui a rebaptisé l’appareil A220.

Rationaliser les opérations

Alain Bellemare – Photo : Bombardier

En mars, la multinationale québécoise avait procédé à une émission d’actions d’environ 500 millions de dollars et elle avait récolté 635 millions grâce à la vente de son site de Downsview, à Toronto, où se fait notamment l’assemblage du fameux Q400.

Alain Bellemare, président et chef de la direction, affirme que, dans le cadre de ses efforts de redressement financier, Bombardier va continuer à recentrer ses opérations et à rationaliser son fonctionnement. Il entend se concentrer sur le développement d’avions et les services.

« Notre cycle d’investissements massifs étant maintenant complété, nous continuons à progresser dans l’exécution de notre plan de redressement, indique Alain Bellemare. Avec les annonces d’aujourd’hui (jeudi), nous mettons en œuvre les prochaines mesures nécessaires pour concrétiser la pleine valeur du portefeuille de Bombardier. Durant la phase de construction des résultats et des flux de trésorerie disponibles de notre redressement, nous continuerons de façon proactive à recentrer et rationaliser l’entreprise ainsi qu’à allouer nos capitaux avec discipline. Je suis très fier de ce que nous avons accompli jusqu’ici, et je suis très enthousiaste face à notre avenir. »


Le saviez-vous?
– Le Q400 était appelé initialement le Dash 8-Q400 lorsqu’il était fabriqué par l’ancienne compagnie De Havilland Canada.
– Il a été renommé « Q400 » après l’acquisition de la compagnie par Bombardier en 1992.
– C’est le plus gros appareil de la série Dash 8

L’iconique Dash 8 de la compagnie De Havilland

Mise à pied sur fond d’une hausse des profits

REGIS DUVIGNAU / REUTERS

La multinationale montréalaise rapporte d’autre part une hausse de 48 % du résultat pour le troisième trimestre par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent, à 271 millions de dollars américains. Durant la même période l’an dernier, l’entreprise accusait un déficit de 100 millions.

Il y a trois jours, l’agence de notation Moody’s avait relevé ses perspectives à l’endroit de Bombardier, faisant passer son estimation de « négatives » à « stables ». Si l’institution new-yorkaise avait fait preuve d’un certain optimisme dans une note publiée lundi, elle n’était toutefois pas allée jusqu’à modifier la cote de crédit du constructeur d’avions et de trains, qui demeure à « B3 ».

Elle n’avait toutefois pas écarté une réévaluation à la hausse. Une cote de crédit plus élevée permet notamment de réduire les coûts d’emprunt d’une entreprise.

En juin, c’est l’agence de notation torontoise DBRS qui avait relevé à « positives » ses perspectives à l’endroit de l’entreprise, tout en laissant sa cote de crédit à « B ». Elle avait ouvert la porte à une modification à la hausse si les résultats continuaient de s’améliorer.

Bombardier, dont le siège social est situé à Montréal, supprime 5000 emplois et adopte d’autres mesures, comme la vente de son programme d’avions turbopropulseurs de la série Q. (Ryan Remiorz/Presse canadienne)

RCI avec La Presse canadienne, Reuters, CBC et Radio-Canada

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Publié dans : Économie, International

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