Deux travailleurs de GM s'embrassent avant leur réunion avec leur syndicat lundi. (Eduardo Lima/Presse canadienne)

14 700 employés de GM seront mis à pied dont 2500 au Canada : un virage pénible, prévisible et irréversible?

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General Motors mettra à pied 14 700 ouvriers et employés d’usine en Amérique du Nord. Il fermera possiblement jusqu’à cinq usines dans sa restructuration afin de réduire les coûts et de se concentrer davantage sur les véhicules autonomes et électriques.

General Motors construit des voitures à Oshawa, en Ontario, depuis 65 ans, une tradition qui est maintenant remise en question. (Chris Young/Presse canadienne)

Alors que de nombreux analystes s’entendent pour dire que l’entreprise sortira grandie de ce virage, l’annonce est dévastatrice pour plus de 2500 travailleurs canadiens à l’usine GM d’Oshawa, à une cinquantaine de kilomètres de Toronto.

Selon le chef libéral par intérim en Ontario, John Fraser, la fermeture de GM constitue la « pire catastrophe économique » dans cette province depuis la récession de 2008.

Le syndicat représentant les travailleurs a déclaré qu’il mettrait en place « le combat de sa vie » pour maintenir l’usine en activité. « Ils ne fermeront pas notre maudite usine sans un combat acharné, a déclaré lundi Jerry Dias. Nous en avons assez d’être bousculés. Et nous ne le serons pas […] Nous méritons le respect. »

Vue aérienne du complexe General Motors d’Oshawa. En tout, l’Ontario compte une dizaine d’usines d’assemblage de véhicules automobiles. En 2017, les véhicules et pièces représentaient 35 % des exportations et 22 % des importations de cette province.  Photo : Research Gate.

Il n’y a plus rien à faire?

Justin Trudeau – Photo : La Presse canadienne

Pour leur part, les premiers ministres canadien et ontarien ont admis, lundi, qu’il était inutile d’essayer de persuader General Motors de maintenir son usine automobile d’Oshawa au-delà de 2019. Ils préfèrent se concentrer sur les moyens d’aider les 2500 travailleurs touchés par cette fermeture annoncée.

Justin Trudeau s’est dit profondément déçu, et il a promis de faire tout en son pouvoir « pour aider les familles visées à se remettre sur pied ». Le premier ministre a indiqué qu’il avait parlé la veille à Mary Barra, chef de la direction et présidente du conseil d’administration de GM, pour lui exprimer sa « profonde déception » face à cette fermeture.

Doug Ford – Photo : CBC

Le premier ministre ontarien, Doug Ford, a indiqué lundi qu’il avait parlé pour sa part au téléphone dimanche avec le responsable de GM Canada, Travis Hester, sans succès. « La première chose que j’ai dit, c’est : « Que pouvons-nous faire? »  Il m’a répondu : « Le train a déjà quitté la gare. » »

Les deux paliers de gouvernement ont convenu de continuer à travailler ensemble pour aider les travailleurs à faire la transition. Le gouvernement ontarien a demandé à Ottawa de prolonger de cinq semaines la période d’admissibilité à l’assurance-emploi, jusqu’à un maximum de 50 semaines, pour les travailleurs touchés.

Voyez comment les spécialistes du secteur automobile jugent eux cette décision de GM…

Le grand constructeur automobile américain GM a lancé, il y a un peu plus d'un an, la Chevy Bolt avec une autonomie électrique remarquable de près de 400 kilomètres et ce pour un prix d'environ 45 000 dollars canadiens. (General Motors)

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Philippe Leblanc, Azeb Wolde-Giorghis, et Gérald Fillion de Radio-Canada

En complément

La fermeture de GM à Oshawa, un choc prévisible – Radio-Canada 

Doug Ford ne mise pas sur une relance de l’usine d’Oshawa – Radio-Canada 

Autre coup dur pour les travailleurs de GM à Oshawa – Radio-Canada

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Publié dans : Économie, International, Internet et technologies, Politique

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