Photo : Michel Saba de Radio-Canada

Pourquoi un autre grand test pancanadien du système d’alerte d’urgence? Et va-t-il réussir cette fois?

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Des millions de Canadiens possédant un téléphone cellulaire devraient en principe recevoir, mercredi en début d’après-midi, un message d’alerte. Ce test n’a pas seulement pour but de conscientiser les citoyens sur l’existence de ce nouvel outil pouvant alerter les Canadiens en cas d’urgence, mais il sert aussi à vérifier que le système est capable de remplir ses promesses.

Le test a lieu une heure plus tard au Québec.

Rappelons que le printemps dernier, un premier test national du nouveau système d’alerte avait lamentablement échoué, aucun téléphone sans fil n’ayant reçu d’alerte au Québec. Dans le cas d’une attaque nucléaire dirigée vers le Canada, le pays aurait pu y perdre un fort pourcentage de sa francophonie…

L’alerte avait aussi connu quelques ratées aux deux extrémités du pays, soit en Colombie-Britannique et dans les provinces proches de l’océan Atlantique.

Aujourd’hui, à 13 h 55 (heure locale) dans tout le Canada, donc à 14 h 55 au Québec, un message d’alerte permettra à tous les propriétaires de téléphones cellulaires de vérifier si leur appareil peut être joint par le système d’alerte national.

Martin Bélanger – Twitter

« Ce ne sont pas toutes les personnes qui ont un appareil sans fil qui vont recevoir une alerte », précise Martin Bélanger, directeur des services d’alertes au public pour Pelmorex, l’entreprise qui gère le système En Alerte.

Il faut en effet que son téléphone « soit compatible, qu’il ait le système d’exploitation le plus récent et qu’il soit connecté au réseau LTE » auquel sont connectés 98 % des Canadiens, explique-t-il.

Le CRTC exige que 100 % des nouveaux appareils vendus au Canada d’ici avril 2019 soient compatibles avec le système En Alerte.

Voyez à quoi s’attendent les Canadiens et ce qui les attend à l’avenir

Des alertes diffusées depuis trois ans

Des alertes d’urgence sont déjà diffusées à la radio et à la télévision depuis 2015. Ces alertes commencent avec un son strident et désagréable qui est suivi d’une annonce telle que : « Attention! Environnement Canada déclare des conditions propices à la formation de tornades dans votre région. Trouvez sans délai un abri pour vous protéger. »

Depuis ce printemps, ces mêmes sons et messages peuvent aussi techniquement être diffusés sur les téléphones cellulaires et, mine de rien, plus d’une centaine d’alertes sectorielles ont déjà sonné au pays en quelques mois seulement.

Ces messages peuvent être envoyés pour toutes sortes de raisons, mais ils ont un dénominateur commun : une situation risquée pour la vie. Cela avait été le cas de tornades dans la région de la capitale canadienne, l’été dernier. Ces alertes peuvent aussi être émises en cas d’enlèvement d’enfant, de feux de forêt, de déversements chimiques, de menaces terroristes ou si une crise civile devait surgir.

Les grands fournisseurs téléphonie sans fil au pays, Bell, Fido, Eastlink, Rogers, Telus, Videotron et autres, ont tous une page web où il est possible de vérifier si son téléphone est compatible et quelle version du système d’exploitation est requise pour en bénéficier. On peut retrouver plus d’informations sur la compatibilité des téléphones sur le site web En Alerte.

Des problèmes techniques ailleurs dans le monde

De tels systèmes sont déjà en place dans d’autres pays, notamment aux États-Unis. Une fausse alerte au missile à Hawaï avait d’ailleurs fait les manchettes en janvier. L’alerte pressait les gens de trouver refuge. « Menace de missile balistique se dirigeant vers Hawaï. Allez immédiatement aux abris. Ce n’est pas un exercice. »

La Nouvelle-Zélande a implanté un système semblable en novembre de l’an dernier. Un mois plus tôt, plusieurs consommateurs avaient toutefois cherché à se retirer du programme, parce qu’un test d’alerte avait été envoyé accidentellement à 1 h 30.

La Ville de New York avait éprouvé le même problème en 2013, lorsqu’une alerte au sujet d’un enfant disparu a été diffusée pendant la nuit, à 3 h 51, ce qui avait suscité un débat sur la pertinence d’un tel système.

Découvrez comment les téléphones cellulaires les plus populaires ne respectent pas les normes de sécurité canadiennes – Enquête de CBC

Un homme parle au téléphone en marchant. Crédit photo : JEWEL SAMAD/AFP/Getty Images

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Vincent Champagne et Geneviève Lapalme de Radio-Canada

En complément

Grand test du système d’alerte d’urgence en après-midi – Radio-Canada 

Le test du système En Alerte en Atlantique révèle des lacunes – Radio-Canada 

Des ratés pour les tests du système d’alertes au public au Québec – Radio-Canada 

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