Le tabagisme est responsable de la MPOC, quatrième cause de mortalité à l’échelle mondiale, dans 85 % des cas, mais la pollution atmosphérique et des prédispositions génétiques sont aussi associées. Photo : getty images/istockphoto/Nerthuz

Faites-vous partie du million de Canadiens vivant avec la maladie pulmonaire obstructive sans le savoir?

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La maladie pulmonaire obstructive (MPOC) fait partie des maladies graves au Canada. C’est la troisième cause de mortalité et la première cause d’hospitalisation au pays. Pas moins de 1,6 million de Canadiens en souffrent sans réellement le savoir. L’Association pulmonaire déploie des efforts afin que les patients soient mieux diagnostiqués et pris en charge à temps.

RCI avec des informations de l'Association pulmonaire de l'Ontario, le Consortium en formation en santé de l'Université d'Ottawa et Radio-Canada

Aidons le million manquant

C’est sous ce slogan que l’Association pulmonaire, en partenariat avec Bohringer, travaille sur un projet national visant à venir en aide aux malades.

Cette collaboration permettra de mieux cerner les obstacles au diagnostic de cette maladie silencieuse qui fait des ravages au pays, prenant au dépourvu aussi bien les patients que le personnel soignant.

Les résultats finaux de ce projet multiforme seront présentés au printemps 2019, mais le constat initial est alarmant. Une étude, menée par Léger chez les personnes diagnostiquées avec la MPOC et celles avec un risque augmenté de la développer, a montré qu’avant leur diagnostic, 56 % des patients ne savaient pas ce qu’était la MPOC.

La respiration

Photo : iStock

Parmi ceux qui avaient éprouvé au moins un symptôme de MPOC, 35 % n’en avaient pas parlé à leur médecin, et 65 % des patients éprouvaient des symptômes pendant au moins un an avant leur diagnostic. Seulement 44 % des personnes qui avaient éprouvé des symptômes de MPOC ont reçu un test de spirométrie pour en apprendre plus sur leurs symptômes. Il faut savoir que la spirométrie, un test de fonction pulmonaire, est considérée comme l’examen de référence pour diagnostiquer la MPOC.

Pourquoi les patients ne reçoivent-ils pas un diagnostic plus rapidement? Comment faire en sorte que cela arrive? Ce sont autant de questions auxquelles les partenaires vont tenter de répondre.

« Nous sommes ravis de notre partenariat avec Boehringer Ingelheim pour le projet Aidons le million manquant, qui va nous permettre d’acquérir une connaissance approfondie des défis qui empêchent les personnes de se faire diagnostiquer avec la MPOC, et une fois le diagnostic posé, de découvrir quels sont les freins à l’accès au meilleur traitement possible. » – Groupe de consultation publique de l’Association pulmonaire.

Comment combler les lacunes sur la reconnaissance par les patients des symptômes de cette maladie?

Il est primordial que les personnes soient au courant des signes annonciateurs de la maladie afin de réagir rapidement, en allant consulter pour recevoir les traitements qui permettront de freiner sa progression.

Voici quelques-uns des symptômes :

  • essoufflements;
  • sifflement;
  • mucosité importante.

« Je suis extrêmement heureuse de voir le travail effectué pour acquérir une meilleure connaissance de ce que nous pouvons faire pour mieux diagnostiquer et traiter les personnes vivant avec la MPOC. Le manque de sensibilisation et d’un diagnostic opportun est une importante préoccupation qui empêche certaines personnes avec la MPOC d’accéder au traitement nécessaire pour ralentir la progression de leur maladie. C’est formidable de voir que ces défis sont examinés. » – Dre Andrea Gershon, scientifique au Centre des sciences de la santé Sunnybrook et membre du groupe de consultation du projet Aidons le million manquant.

Il faut également les sensibiliser sur différents facteurs à risques : la cigarette est en tête de liste des facteurs.

Un vieil homme allume une cigarette

Les personnes de 40 ans ou plus ayant fumé ou qui fument sont à haut risque de développer une MPOC et devraient en discuter avec leur prestataire de soins. Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

« Avec les décideurs politiques, nous pouvons créer un plan d’action qui aboutira aux meilleurs résultats possibles pour les patients, qui sont au centre de tout ce que nous faisons. » – Richard Mole, PDG de Boehringer Ingelheim Canada Ltd.

Les résultats du projet Aidons le million manquant incluent un palmarès national et provincial dans le but d’améliorer le traitement des personnes vivant avec la MPOC.

Qu'est-ce que le MPOC?

Le terme « maladie pulmonaire obstructive chronique » sert à désigner deux maladies respiratoires habituellement causées par le tabagisme et souvent associées, la bronchite chronique et l’emphysème.

La bronchite chronique fait gonfler les voies aériennes et les remplit de mucus, ce qui empêche l’expulsion de l’air des poumons.

L’emphysème endommage les sacs d’air (alvéoles) des poumons, ce qui empêche l’alimentation du corps en oxygène.

Au Canada, plus d’un million de personnes ont un diagnostic de MPOC. Ce chiffre peut être revu à la hausse, étant donné que beaucoup de malades ignorent leur condition et ne sont pas diagnostiqués.

La MPOC est la troisième cause de décès et la première cause d’hospitalisation au Canada.

64 millions de personnes souffrent de MPOC dans le monde.

Il est estimé que d’ici 2030, la MPOC deviendra la troisième cause mondiale de décès.

90 % des MPOC sont causées par le tabagisme.

La pollution atmosphérique et des prédispositions génétiques sont aussi associées.

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Publié dans : Santé, Société

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Un commentaire pour «Faites-vous partie du million de Canadiens vivant avec la maladie pulmonaire obstructive sans le savoir?»
  1. Tarra Sigouin dit :

    Ce n’est pas seulement le tabagismes (camouflage) mais la pollution de l’aIr …et plus il y a de construction 🚧 etc 🤬😱