En 2016, on dénombrait environ 65 000 Inuits au Canada. Près des trois quarts (72,8 %) vivent dans quatre régions inuites au Canada, collectivement appelées l’Inuit Nunangat.  Photo Credit: GABRIEL BOUYS/Getty Images

Le nouvel objectif de santé publique canadien : éliminer la tuberculose chez les Inuits d’ici 2030

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L’organisation nationale inuite et le gouvernement fédéral annoncent un plan visant à éliminer complètement des communautés inuites de l’Arctique d’ici 2030 la tuberculose, une maladie 300 fois plus fréquente dans cette région du Canada que dans le Sud.

Natan Obed, président de l’organisme Inuit Tapiriit Kanatami, révèle que la nouvelle approche met l’accent sur la prévention, notamment grâce au dépistage à grande échelle.

Le plan canadien prévoit aussi s’attaquer à certaines des causes sociales de la propagation de la maladie, telles que la pauvreté ou les logements surpeuplés.

Selon Statistique Canada, l’espérance de vie des Inuits est de 10,5 ans inférieure à la moyenne canadienne, et 52 % des Inuits vivent dans des maisons surpeuplées. De plus, l’insécurité alimentaire est répandue et 52,5 % des Inuits sont sans emploi.

Pour éliminer la tuberculose, le gouvernement fédéral avait mis sur pied à la fin de 2017 un groupe de travail, composé de représentants des quatre régions inuites ainsi que des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

En mars dernier, le gouvernement avait réservé dans le budget environ 28 millions sur cinq ans pour combattre la tuberculose au sein des Inuits.

La ministre des Services aux Autochtones, Jane Philpott (à gauche), et le président de l’Inuit Tapiriit Kanatami, Natan Obed (à droite), ont rendu public leur cadre stratégique en matière de tuberculose. (Sean Kilpatrick/La Presse canadienne)

Les Inuits du Canada sont très vulnérables

La majorité des cas de tuberculose active rapportés au Canada surviennent chez les personnes nées à l’extérieur du Canada (57,9 %) et dans les communautés inuites.

Grâce aux traitements et au suivi des personnes atteintes, le nombre de nouveaux cas est peu élevé. On rapporte environ 1500 cas chaque année. Au Québec, le nombre varie de 200 à 280 par année. Les taux de tuberculose au Québec sont parmi les plus bas au Canada.

Dans les années 1950 et 1960, des milliers d’Inuits atteints de tuberculose avaient été déportés de leur communauté vers des hôpitaux du sud du Canada dans le but d’y recevoir des traitements.

Ces déportations étaient prévues dans le cadre des mesures gouvernementales pour combattre la maladie qui faisait des ravages dans cette communauté. De nombreux déportés ne sont jamais retournés chez eux et leur sort demeure un mystère jusqu’à ce jour. Lisez la suite…

Le saviez-vous?
Percée canadienne aux répercussions mondiales dans le traitement contre la tuberculose
Les conclusions d’une toute nouvelle étude internationale, menée par le Dr Dick Menzies de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill à Montréal, devraient entraîner une révision en profondeur des lignes directrices mondiales en matière de traitement de la tuberculose multirésistante. L’étude conclut en effet que les nouveaux médicaments pour combattre la tuberculose multirésistante s’avèrent plus efficaces que les médicaments utilisés traditionnellement.

Selon les travaux de l’équipe du Dr Menzies, ces médicaments nouveaux entraînent de meilleurs taux de guérison et aussi des taux de mortalité plus faibles, comparativement aux traitements actuellement utilisés.

En outre, l’étude montre qu’il n’est pas absolument nécessaire de faire des injections quotidiennes, comme le prévoient les traitements médicamenteux traditionnels.

Les poumons d’une personne atteinte de tuberculose Photo : getty images/istockphoto / stockdevil

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Radio-Canada

En complément

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Après 60 ans de lutte, la tuberculose est toujours 50 fois plus présente chez nos Inuits – RCI 

Que sont devenus les déportés de la tuberculose des communautés inuites du Canada? – RCI 

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Publié dans : Environnement, Politique, Santé

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