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Deux policiers français condamnés à 7 ans de prison pour le viol d’une touriste canadienne

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 Antoine Quirin, 40 ans, et Nicolas Redouane, 49 ans, deux anciens policiers de la prestigieuse Brigade de recherche et d’intervention (BRI) ont été reconnus coupables du viol de la Canadienne Emily Spanton par la Cour d’assises de Paris.

À la suite du verdict, jeudi, les deux policiers ont été arrêtés et ont passé leur première nuit en prison.

Mme Spanton, très émue et soulagée du verdict, n’a pas souhaité le commenter.

Les avocats des deux policiers ont fait part de leur déception et ont annoncé leur intention de faire appel le plus tôt possible de ce verdict qu’ils ont considéré comme une « erreur judiciaire ».

« On redébattra de ce dossier dans un climat beaucoup plus serein, et je l’espère, beaucoup plus honnête […] Je ne suis pas fière de ce qu’a fait l’institution judiciaire », a affirmé Anne-Laure Compoint, l’avocate de Quirin.

Sébastien Schapira, qui défendait Redouane, a manifesté son « sentiment d’injustice » en clamant l’innocence des deux policiers. « On se battra et on gagnera parce qu’en France il y a une justice », a dit Me Schiapira.

Les faits allégués se seraient déroulés au 36, quai des Orfèvres, le siège historique de la police.

Les faits allégués se seraient déroulés au 36, quai des Orfèvres, le siège historique de la police. Photo : Reuters/Christian Hartmann

La nuit où tout aurait basculé

Les faits se seraient produits la nuit du 22 avril 2014. Les deux policiers avaient alors rencontré la Canadienne dans un bistrot irlandais à Paris. Après des moments bien arrosés s’en sont suivis des échanges ponctués de flirts et de baisers. Les hommes en uniforme auraient ensuite invité la jeune femme à traverser la rue pour se rendre dans leur bureau au 36 quai des Orfèvres.

C’est en dandinant, sous l’effet de l’alcool, que la Canadienne se serait rendu au bureau des policiers vers 0 h 40, d’où elle en ressortira vers 2 h, apparemment traumatisée, pour crier son émoi à la suite du viol collectif qu’elle a dit avoir subi.

Le verdict prononcé cinq ans plus tard viendra-t-il clore un chapitre douloureux de la vie de cette Canadienne de 39 ans? Difficile à dire. Mais ce verdict ouvre peut-être un nouvel épisode au pénitencier pour les deux policiers qui ont toujours nié les faits.

Les deux hommes sont à présent inscrits au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infraction sexuelle (FIJAIS).

En plus de la peine de sept ans de prison, ils devront payer à leur victime 20 000 euros.

RCI avec l'Agence France-Presse

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Publié dans : International, Société

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