Michèle Audette en avril 2018 alors qu'elle était commissaire de l'Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées. Crédit photo: La Presse canadienne/Darryl Dyck.

Armes à feu : Michèle Audette plaide en faveur d’un meilleur contrôle

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Le comité sénatorial qui se penche sur le projet de loi C 71 pour que les armes à feu soient mieux répertoriées a entendu le touchant témoignage de Michèle Audette, mardi, à Ottawa.

Celle qui milite depuis longtemps pour les droits des femmes autochtones a expliqué que la disponibilité des armes à feu contribue de façon importante aux suicides dans les communautés des Premières Nations.

Mme Audette a failli s’enlever la vie en 2013 avec un fusil. C’est un cocktail de substances qui l’a empêchée de passer à l’acte, car elle est tombée dans un coma.

Elle a mis en lumière le fait que beaucoup d’armes circulent dans les communautés autochtones, ce qui engendre des actes d’une violence inouïe, particulièrement dans les cas de violence conjugale et familiale.

Selon Michèle Audette, le projet de loi doit aller de l’avant tout en tenant compte de la réalité des droits ancestraux de chasse.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APQNL), Ghislain Picard, abonde dans le même sens et réclame des allègements au projet de loi C-71 pour protéger les droits ancestraux issus de traités négociés avec les gouvernements.

Malheureusement, les recommandations de ce projet de loi ont été proposées sans la présence d’un membre autochtone au sein du Comité consultatif canadien sur les armes à feu.

Si C-71 devient une loi en bonne et due forme, les marchands d’armes devront conserver durant 20 ans les informations sur les propriétaires d’armes à feu sans restriction. Ils devront aussi resserrer les vérifications de sécurité auprès des acheteurs potentiels.

Le Parti conservateur du Canada s’y oppose et croit que les libéraux veulent réimposer une nouvelle forme d’enregistrement des armes.

Le contrôle des armes à feu au Canada est un sujet qui suscite de vifs débats. On se souviendra qu’en 2012, les conservateurs de Stephen Harper avaient mis fin à l’enregistrement obligatoire des armes à feu. Une mesure mise en place dans les années 90 par le premier ministre libéral Jean Chrétien.

Depuis le 29 janvier dernier, les propriétaires d’armes d’épaule du Québec sont tenus de les immatriculer auprès du SIAF, le Service d’immatriculation des armes à feu.

Avec les informations de La Presse canadienne et RCI

En complément

Projet de loi C 71 (Loi modifiant certaines lois et un règlement relatifs aux armes à feu) Parlement du Canada

Contrôle des armes à feu au Canada : lorsque chaque camp croit avoir raison (RCI)

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Publié dans : Autochtones, Politique, Société

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