Valérie Théorêt habitait le Yukon depuis 2005. Photo : Émilie Dory

L’attaque mortelle de cette mère et de son bébé par un ours, au Yukon, n’aurait pas pu être évitée

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Le coroner vient de présenter son rapport sur les décès tragiques d’Adèle Roesholt en novembre dernier et affirme que rien n’aurait pu prévenir la mort de la jeune mère et de son bambin de 10 mois.

Valérie Théorêt et son enfant Photo : Josianne Gauthier

Rappelons que la jeune mère, originaire du Québec et vivant au Yukon depuis 2005, était en congé de maternité et enseignait le français dans des classes d’immersion en 6e année à l’école primaire de Whitehorse, la capitale du Yukon. Son corps et celle de son bambin ont été retrouvés mutilés à l’extérieur de leur cabane isolée dans la forêt par le père de famille vers 15 h.

Selon le coroner Heather Jones, il semble que les deux victimes sont sorties se promener, entre 10 et 15 h, lorsque l’attaque s’est produite. Le père, Gjermund Roesholt, était à ce moment-là loin de la cabane sur son terrain de piégeage.

Lorsqu’il est revenu sur les lieux, un peu avant 15 h, il a été immédiatement attaqué par un grizzli qui se trouvait à environ 100 mètres de la cabane. Il est parvenu à tuer l’ours avec son arme.

Puis, c’est en se dirigeant vers la cabane qu’il a trouvé à l’extérieur les corps de la jeune Québécoise et de son enfant.

Valérie Théorêt avait acheté avec son partenaire une petite cabane dans les bois afin d’y effectuer du piégeage. Le couple et leur enfant s’y trouvaient depuis les trois derniers mois.

Aide-mémoire
Le grizzli, qui habite dans les massifs montagneux de l’ouest du Canada, peut courir à plus de 60 km/h.
Bien qu’il soit réputé pour sa férocité, le grizzli est, a priori, moins agressif que son voisin du Grand Nord, l’ours polaire.
D’ailleurs, il préfère généralement éviter la proximité des êtres humains.

Un grizzli le long d’une route au Canada – Photo : Radio-Canada

Une enquête très pénible pour la coroner Heather Jones

Heather Jones, lors d’une conférence de presse à Whitehorse mercredi pour présenter son rapport sur l’attaque d’ours de l’automne dernier qui a tué une mère et sa petite fille au Yukon. (Philippe Morin/CBC)

« Il s’agissait d’un cas très difficile, je pense, pour nous tous », a déclaré la coroner en chef du Yukon, Heather Jones, lors d’une conférence de presse à Whitehorse, mercredi, pour présenter son rapport sur la tragédie.

Selon CBC News, l’enquête révèle que Valérie Théorêt n’aurait rien pu faire pour sauver sa vie ou celle de sa petite fille. Les autorités qualifient cette attaque de prédatrice de la part d’un grizzli mâle émacié qui cherchait désespérément de la nourriture avant d’hiberner.

De dire Heather Jones, « J’ai passé beaucoup de temps avec la famille tout au long de ce processus, et plus récemment alors que nous nous préparions pour aujourd’hui. C’est un moment très difficile pour la famille… Je les remercie de m’avoir permis de participer à leur processus, de faire le travail que nous devions faire. »

Gordon Hitchcock, agent principal de la conservation du Yukon. (Philippe Morin/CBC)

Gordon Hitchcock, agent en chef de la conservation du Yukon, décrit lui aussi l’affaire comme une étant attaque prédatrice rare, un  » événement tragique et fortuit  » que ValérieThéorêt n’aurait pu empêcher.

« Dire que les victimes se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment semble banal, mais notre enquête montre surtout que c’était une tragédie malheureuse et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire pour l’éviter « , a-t-il dit.

Gordon Hitchcock indique que l’ours était désespéré de trouver de la nourriture à cette époque de l’année.

L’animal de 137 kilos n’aurait pas eu assez de graisse corporelle pour hiberner, dit-il.

Le rapport du coroner décrit comment l’ours a suivi la piste de motoneige fraîche de l’époux, Gjermund’s Roesholt, en direction de la cabane, où Valérie Théorêt se promenait en portant son bébé sur son dos.

L’autopsie a révélé la femme est morte presque immédiatement avec sa fille. Le coroner n’a pas détaillé la nature des blessures des victimes.

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L’hotel Arctic, propriété du grand-père de Donald Trump Photo Credit: Archives provinciales de l’Alberta, P 7125 / The Canadian Press

RCI avec les informations de Paul Tukker de CBC News

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Publié dans : Autochtones, Environnement, Santé

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