L’UNICEF déplore le fait que les taux d’intimidation, de suicide, d’homicide, de sécurité alimentaire et de poids malsain chez l’enfant canadien continuent d’accuser du retard, en comparaison aux autres pays riches. Crédit : Istock

Bien-être global des enfants : le Canada au 25e rang parmi les 41 pays les plus riches

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À l’occasion du 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, UNICEF Canada dresse un portrait très peu reluisant de la condition de l’enfant au pays, et salue le dépôt du projet de loi 441, à Ottawa, pour améliorer la condition de l’enfant partout au Canada.

Pour une meilleure prise en compte de l’intérêt de l’enfant

L’UNICEF tire la sonnette d’alarme sur la pauvreté qui continue de frapper plusieurs enfants au pays, et davantage dans les communautés immigrantes et autochtones.

S’il y a eu des mesures gouvernementales ayant permis d’observer quelques progrès en ce sens, d’autres problèmes continuent de miner la santé et le bien-être des enfants au Canada, par rapport aux autres pays classés comme étant riches.

Ce sont entre autres : la violence, l’intimidation, l’insécurité alimentaire, la maladie et le suicide.

L’UNICEF souhaite voir les préoccupations de l’enfant figurer dans les priorités lorsqu’il est question d’influer sur la vie de la population.

C’est au commissaire à l’enfance et à la jeunesse qu’incombe la tâche de placer les intérêts de l’enfant au centre des décisions politiques, a souligné le président et chef de la direction d’UNICEF Canada, David Morley, dans le communiqué de presse publié en prélude au 30e anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant.

« À l’approche du 30e anniversaire, le Canada se classe 25e parmi les 41 pays les plus riches en matière de bien-être global des enfants et des jeunes. Le Canada est l’un des rares pays riches à ne pas avoir de responsable gouvernemental indépendant chargé de la défense des enfants à l’échelle nationale. Pour environ 1 $ par enfant, soit à peu près le montant du budget fédéral dépensé toutes les 10 minutes, la création d’un poste de commissaire pour agir au nom des enfants représente un petit investissement de la part du gouvernement pour lui permettre de s’acquitter de ses obligations envers eux  », a souligné M. Morley.

Les politiques du gouvernement libéral, depuis 2015, ont permis de réduire considérablement la pauvreté infantile au Canada, mais l’UNICEF estime que d’autres efforts doivent être déployés, en ce qui a trait notamment à la santé et au bien-être global des enfants de communautés autochtones principalement. Crédit : Istock.

 Un espoir avec le projet de loi C-441?

Ce projet de loi a été déposé, il y a trois jours, à la Chambre des communes. Il vise à favoriser une plus grande présence des enjeux relatifs à l’enfant dans les débats politiques au pays.

Cela passe par le Bureau du commissaire à la jeunesse du Canada, mais aussi par une approche plus inclusive pour mettre à contribution les communautés les plus durement frappées par la pauvreté de l’enfant dans la recherche des solutions.

Ainsi, les Premières Nations, les Métis et les Inuits devraient participer aux débats pour mieux définir les priorités pour leurs enfants, les pistes de solutions à leurs problèmes, etc.

C’est une approche participative qui doit impérativement prendre en compte les valeurs, les coutumes et autres règles chères à ces peuples, précise l’UNICEF, qui dit croire en la « vérité et la réconciliation » avec ces personnes qui font partie intégrante de la population canadienne.

RCI avec des informations d'UNICEF Canada
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Publié dans : Autochtones, Société

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