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Équipe RCI

Radio Canada International

sMellali Soleïman Mellali, Éditeur en Chef Web.

Section Française

mjobin Maryse Jobin, présentateur-réalisateur.

amyvon Anne-Marie Yvon, présentateur-réalisateur.

sparent2 Stéphane Parent, présentateur-réalisateur.

pmartinez Paloma Martinez, présentateur-réalisateur.

rdesmarteau Raymond Desmarteau, présentateur-réalisateur.

Didier-100x100Didier Oti, présentateur-réalisateur.

Multimedia

kBeye Khady Beye

eQuinn Eilis Quinn

Édimestres

lgimeno Leonardo Gimeno

zJazi Zoubeir Jazi

erShen Er Shen

Histoire

La voix du Canada dans le monde

C’est en 1942 que fut adopté un décret qui allait mener à la création d’un service de radiodiffusion sur ondes courtes à l’intention des membres des Forces armées canadiennes déployés à l’étranger pendant la Seconde Guerre mondiale. L’objectif était alors de leur donner des nouvelles et des émissions de divertissements en provenance du pays.

Mais ce n’est que le 25 février 1945 que le service prit son envol. Les nations étaient en guerre, mais une promesse de paix pointait à l’horizon lorsque la voix du premier ministre W. L. Mackenzie King souhaita officiellement la bienvenue au nouveau Service international canadien de radiodiffusion sur ondes courtes destiné à faire connaître le Canada à l’étranger mais aussi son point de vue sur ce qui se passait dans le monde.

Émetteurs à Sackville (Nouveau-Brunswick) 1945

Les studios furent installés dans l’immeuble de Radio-Canada situé à Montréal au Québec tandis que les émetteurs étaient implantés à Sackville au Nouveau-Brunswick. Montréal était l’endroit idéal pour installer les studios. Radio-Canada y avait déjà un centre de production très actif et de nombreux annonceurs anglophones et francophones. Le site de Sackville fut choisi après de méticuleuses études portant sur les liaisons radio entre le Canada et l’Europe. Des rapports d’écoute de l’époque indiquent que le Service international possédait le signal sur ondes courtes le plus clair de toute l’Amérique du Nord.

En 1945 les programmes étaient produits en anglais, en allemand et en français. Ils étaient dirigés vers la Grande-Bretagne et le reste de l’Europe de l’Ouest. Le service diffusait un total de six heures de programmation chaque jour. On y offrait des pièces de théâtre, des magazines d’actualité, des commentaires et des programmes musicaux.
Le Service international prit de l’expansion rapidement. En 1946 il diffusait régulièrement en tchèque et en hollandais. Des programmes hebdomadaires étaient diffusés vers les pays scandinaves, en suédois, en danois puis en norvégien. On commença également à diffuser quotidiennement en anglais vers les Antilles. S’ajoutèrent en 1947 les diffusions vers l’Amérique latine en espagnol et vers le Brésil en portugais ainsi qu’en anglais vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande. En janvier 1949, le service italien commença ses activités et une émission hebdomadaire en finnois vit le jour en décembre 1950.

Au cours des années qui ont suivi sa création, le Service international avait concentré sa diffusion vers l’Europe de l’Ouest qui vivait les séquelles de la Seconde Guerre mondiale. Au début des années 50, la guerre froide s’était abattue sur l’Europe de l’Est. Soudain, des millions de personnes perdirent toute possibilité d’entendre des comptes rendus objectifs sur la situation mondiale. De nombreux radiodiffuseurs internationaux incluant le Service international de Radio-Canada, commencèrent à diriger des émissions vers les pays au-delà du Rideau de fer, afin d’informer les populations sur ce qui se passait dans le monde «libre».

Le bâtiment de Radio-Canada à Montréal

Le Service international diffusait déjà en tchèque et en slovaque quand une section russe fut créée en janvier 1951. Ce service fut suivi d’une section ukrainienne en septembre 1952 puis d’un service polonais un an plus tard. Les Canadiens qui parlaient ces langues et, à l’occasion des citoyens de pays est-européens, transmettaient régulièrement des nouvelles non censurées, des commentaires et des reportages sur le Canada et sur l’Europe de l’Est.

C’est au cours de ces années que le Service international de Radio-Canada noua des liens avec la toute récente Organisation des Nations Unies. Le Service fut requis pour fournir des moyens de diffusion aux Nations Unies pour leur émission quotidienne. L’émission était produite dans les studios de la radio des Nations Unies à Lake Success, dans l’état de New York aux États-Unis et alimentée par ligne téléphonique aux émetteurs de Sackville. Ces diffusions s’avérèrent cruciales pour l’ONU quant vint le moment de faire connaître son point de vue de par le monde après la Seconde Guerre mondiale et pendant la guerre de Corée. Les diffusions des Nations Unies, par le biais du Service international de Radio-Canada, se poursuivirent jusqu’au 29 novembre 1952 où elles furent transférées vers les installations de Voice of America.

Il est intéressant de noter que c’est également en 1952 que le journaliste René Levesque devint correspondant de guerre en Corée pour le Service international où il travaillait déjà depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1976, après une carrière fructueuse de journaliste, d’animateur et de politicien, René Lévesque devint premier ministre de la province de Québec.

Le service international en transition

En 1954, en pleine guerre froide, le Service international de Radio-Canada subit la première des nombreuses coupures et réorganisations qui vont se succéder au fil des ans. Il décida de concentrer ses ressources réduites sur ses programmes destinés à l’auditoire d’Europe de l’Est. Cela signifiait que certaines langues allaient disparaître tandis que d’autres allaient prendre de l’importance.

L’une des conséquences fut la fermeture du service finnois le 29 janvier 1955. C’était la première fois qu’un service de langue était fermé, malheureusement ce ne serait pas la dernière. Les services anglais et français furent sévèrement réduits. Auparavant, il y avait trois émissions en anglais vers l’Europe, une vers les États-Unis et une vers l’Australasie. Avec la nouvelle grille, il n’y avait désormais qu’une seule émission vers chacune de ces régions cible. Une note positive cependant: le service bihebdomadaire vers l’Australasie devenait quotidien.

Le service français pour sa part subit des compressions encore plus sévères que le service anglais. Alors qu’il y avait trois diffusions vers l’Europe et une diffusion vers les Caraïbes, il ne subsista qu’une seule émission vers l’Europe. Les compressions emportèrent avec elles les services hollandais, danois, norvégien, portugais, espagnol et suédois. Cependant les émissions en allemand passèrent de 45 minutes à une heure. Le service tchécoslovaque et le service polonais obtinrent une diffusion. Le nombre d’émissions en russe s’accrut de 50%.

Sa programmation aussi changea. Au milieu des années 50, il y avait un grand besoin de programmes d’affaires publiques traitant de l’état du monde et des positions du Canada. On mit moins l’accent sur la musique et les programmes dramatiques qui avaient fait les beaux jours du Service international depuis sa création.

Nouvelle structure, nouveau nom.

Bien que le Service international ait été géré par la Société Radio-Canada depuis ses tout débuts, c’est en 1968 qu’il fut complètement intégré dans la structure de Radio-Canada. Jusqu’alors le Service était défini comme une entité distincte, contrôlée par le parlement du Canada par le biais du ministère des Affaires étrangères. En juillet 1970, le service fut renommé Radio Canada International. Ce changement de nom fut motivé par le besoin d’avoir une identité différente de celle du réseau domestique de Radio-Canada.

Depuis sa création RCI avait orienté sa diffusion vers les pays situés au sud et à l’est du Canada. En 1984, elle prit la décision de se tourner vers un nouvel auditoire: le Japon. Cinq ans plus tard, lorsqu’il fut techniquement possible de rejoindre la Chine par le biais des ondes courtes, débutait un service en mandarin. Quelques mois passèrent et RCI entreprit de diffuser en arabe vers le Moyen-Orient.

À la fin de l’année 1990, coup de théâtre. L’existence de Radio Canada International est remise en question alors que la Société Radio-Canada, comme toutes les institutions fédérales, fait face à d’importantes réductions budgétaires imposées par le gouvernement. Des centaines de lettres parvinrent au bureau du premier ministre, du ministre des Affaires étrangères et du ministre des Communications du Canada. En 1991, le gouvernement annonçait que Radio Canada International serait maintenue et qu’elle serait financée à même un budget spécifique géré par la Société Radio-Canada et ce, pour une période de cinq ans. Son financement était cependant grandement réduit. RCI dû abandonner 6 des 13 langues de diffusion, le tchèque, l’allemand, le hongrois, le japonais, le polonais et le portugais. Les services français et anglais survécurent, mais toutes les productions maison disparurent et furent remplacées par des programmes des réseaux anglais et français de Radio-Canada. Cependant quelques années plus tard, ces deux services reprendront la production d’émissions originales.

Mentionnons qu’en 1992, en plus de ses émissions régulières, RCI assuma la responsabilité de produire des émissions pour le Réseau des Forces canadiennes après la fermeture des studios de la radio du Réseau des Forces canadiennes à Lahr en Allemagne. Elle continua également à conclure des accords d’échange de temps d’émetteurs avec d’autres radiodiffuseurs internationaux tels que La Radio Autriche Internationale, La Voix de l’Allemagne, Radio Beijing, Radio Corée et Radio Monte-Carlo. C’est à cette période que RCI a entrepris d’offrir sa programmation sur satellite en négociant des ententes avec WRN pour la diffusion de ses émissions en Europe, en Afrique et en Asie. En 1993, RCI ajouta à ses émissions diffusées sur ondes courtes vers l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, un Magazine des Casques bleus de RFC en français et en anglais. En 1994, ce programme fut aussi diffusé vers les Caraïbes et l’Amérique latine.

En 1995, de nouvelles compressions budgétaires viennent assombrir le paysage. In extremis, la décision de fermer RCI est encore une fois renversée. Elle doit cependant revoir son offre et évaluer de nouvelles perspectives d’avenir.

La fin des années 90 et le début des années 2000 seront marqués par des développements technologiques importants dans le monde des communications. RCI décide alors d’élargir ses moyens de diffusion et d’explorer les avenues qu’offre Internet.

En 2006, elle fait ses premiers pas dans la production multimédia. Naissent alors des séries comme Racine et Métissés serrés qui traduisent bien la nouvelle orientation qu’elle entend prendre. C’est en effet à cette période qu’elle décide de développer des contenus qui s’adressent uniquement aux immigrants canadiens ou à ceux qui veulent le devenir. De nouvelles émissions sont produites pour le marché nord-américain et diffusées RCI PLUS, une chaîne offerte par Radio-Canada sur le satellite Sirius jusqu’au printemps 2010. Un retour au marché international s’amorcera par la suite sans pour autant délaisser le marché canadien qui compte un nombre important de canadiens d’origines diverses désireux de comprendre la réalité et les valeurs canadiennes.

En 2012 Radio Canada International effectue un virage imposant. Son budget est réduit considérablement. Elle cesse d’émettre en ondes courtes et concentre toutes ses activités sur le web. Le nombre de langues passe à 5: Français, Anglais, Espagnol, Arabe et Chinois.

Son site RCInet.ca s’ajuste à la nouvelle offre. On y retrouve des productions et des dossiers inédits qui s’adressent aux personnes qui connaissent peu ou pas le Canada, peu importe où elles se trouvent dans le monde. On y propose des entrevues, des reportages, des chroniques, des nouvelles, un blogue actualité et une section consacrée à la production de multimédia.

Les valeurs citoyennes d’ouverture et de tolérance qui caractérisent la démocratie canadienne sont au cœur de ses préoccupations comme en font foi les productions multimédia Démocratie et religions, Moi le musulman d’à côté, Mopaya, Le Mois de l’histoire des Noirs ou encore le site RCIVision qui présentent des centaines de courts métrages développés autour du thème de cultures croisées. Ajoutons également le site Eye on the Arctic/Regards sur l’Arctique élaboré avec des partenaires des pays du circumpolaire qui ont pris le parti de sensibiliser les citoyens du monde à l’interdépendance des écosystèmes et aux effets du réchauffement climatique sur l’environnement et les humains qui y habitent.

Radio Canada International a su s’adapter au fil des ans mais demeure encore et toujours tournée vers le monde!

Mandat

Radio Canada International

RCI c'est le service multilingue de CBC/Radio-Canada qui permet de découvrir et surtout de comprendre et de mettre en perspective la réalité de la société canadienne, ses valeurs démocratiques et culturelles.

RCI c'est l'interface web du diffuseur public canadien qui permet de créer des liens entre les Canadiens et les citoyens du monde.

RCI s'adresse à des auditoires qui connaissent peu ou pas le Canada, qu'ils vivent au Canada ou ailleurs dans le monde.

RCI c'est un média interactif qui offre aux citoyens du monde une grande place publique où se déroule chaque jour des événements qui les interpellent et leur permet d'interagir et d'échanger.

RCI propose des contenus en français, anglais, espagnol, arabe, chinois.

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