À L'AFFICHE

26 février 2013

Quoi, il faut déjà le jeter? Je viens à peine de finir de le payer!

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Si le concept de l’obsolescence planifiée existe essentiellement depuis la Crise des années 20-30, elle commence à peine à se retrouver sous les feux de la rampe notamment des associations de consommateurs et des groupes environnementaux.

L’obsolescence programmée, planifiée, organisée, repose sur un principe de développement économique d’une rigueur implacable.

De fait, si les biens que nous utilisons ont une durée de vie infinie, l’absence de rotation freinerait fortement le développement industriel.

De plus, manufacturiers et détaillants n’ont pas intérêt à voir les choses changer.

On mise sur la crainte que le produit soit à un moment donné en rupture de stock, qu’il fasse défaut pour nous vendre, à nous consommateurs, une garantie prolongée.

Simple équation sans vraiment d’inconnue : on attirer le client avec des produits à bas prix et on lui fait payer le service après-vente en extra.


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Fabien Durif est professeur de marketing à l’Université du Québec à Montréal et directeur de l’Observatoire de la Consommation Responsable et directeur du Groupe de recherche sur la consommation responsable à l’UQÀM (ESG-UQÀM).

Selon le professeur Durif, il existe trois types d’obsolescence programmée : la conception à durée de vie limitée, la conception technique qui accélère la défaillance et, la conception d’objets résolument allergiques à toutes formes de réparation.

Un exemple : cette magnifique cuisinière avec surface en vitrocéramique.

Remplacer un élément
Réparateur certifié, 360$ + Pièce 250$ = 610$ + taxes
Soit près de la moitié du prix d’achat!

Les appareils électroniques et autres gadgets de communication


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Nouveau téléphone intelligent, nouvelle tablette, nouvelle connectivité des appareils ... et c’est parti pour un renouveau complet de votre attirail. Apple est passé maître dans cet  art du renouveau.

Soit, mais nous, consommateurs?

La lutte contre l’obsolescence programmée doit éviter amalgames et diabolisation du phénomène. Celui-ci est inhérent au développement économique.

Mais, nous nous devons d’être bien conscients des effets puissants de la publicité, qui ne nous vent pas un appareil mais plutôt l’impression que nous en avons besoin, qu’il nous le faut à tout prix.


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Est-ce qu’on pourrait exiger des détaillants et des fabricants qu’ils inscrivent la durée de vie normale (ou espérée) de leur produit sur l’emballage?

Utopique peut-être mais, on se doit d’y penser non?

Fabien Durif, professeur de marketing à l’Université du Québec à Montréal et directeur de l’Observatoire de la Consommation Responsable est l’invité au micro de Raymond Desmarteau.
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